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Ma critique de The Evil Within

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  3. Posté le 16/02/2017 à 18:22:34  
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THE EVIL WITHIN : UN GRAND BOL DE SANG FRAIS ! par fallenRaziel


Dernier né du père du survival horror, Shinji Mikami, The Evil Within a récemment tourné sur ma XBox 360. Après avoir vaincu ce jeu démoniaque, je me devais d'en faire une critique détaillée, car disons-le tout de go : The Evil Within est une tuerie... dans tous les sens du terme !

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UN RETOUR AUX SOURCES

Après la direction plus que discutable amorcée par la saga Resident Evil, série phare de Shinji Mikami, il était temps pour le grand homme de revenir à ses racines. Exit les zombies en pagaille qu'on arrose à tout va et l'action FPS totalement hors sujet, on retourne dans le bon gros univers glauque et stressant des débuts du survival. Munitions au compte-goutte, des ennemis effrayants qui font vachement mal, des environnements complètement barrés, The Evil Within reprend la formule sans trop innover. Et vous savez quoi ? C'est pas plus mal car c'est trop bon ! Quelle jouissance de se replonger dans ce genre d'ambiance ! Quelle plaisir de se dire "enfin, je vais de nouveau avoir peur !"

Car le soft ne se contente pas de reprendre quelques clichés de Resident Evil. D'autres idées tout aussi évocatrices vous rappellerons d'autres jeux auxquels vous avez sûrement déjà joué : Alan Wake, pour le côté sombre immersif, Silent Hill, pour l'aspect parfois totalement illogique des environnements et le scénario très alambiqué, la série des Siren quant à la dimension infiltration, etc... Tout est là pour donner l'impression d'un grand hommage global au survival dans son ensemble. Il y a même fort à parier que The Evil Within se révèlera le dernier jeu de survival digne de ce nom sur cette génération de consoles.

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UN MONDE CAUCHEMARDESQUE

On incarne Sebastian Castellanos, appelé au Beacon Mental Hospital de la ville de Krimson City, avec ses deux acolytes, Joseph Oda et Juli Kidman. Visiblement, une série de meurtres étranges a été perpétrée à l'asile et l'équipe doit enquêter. Après avoir aperçu une scène plus qu'inquiétante sur les caméras de surveillance, Sebastian et sa clique se font assommer et sédater par un mystérieux personnage nommé Ruvik, qui semble doué de pouvoirs particuliers. A son réveil, Sebastian est catapulté dans un univers glauque, épouvantable, à la logique très... spéciale. Peuplé de créatures qui semblent possédées par une force inconnue, il doit survivre avec ses coéquipiers et déterminer la raison de tout ce cirque. D'autres personnages, comme le docteur Marcelo Jimenez et Leslie Whiters, un attardé mental qui semble être la clef de l'énigme, vous accompagnerons dans votre voyage dans ce monde torturé. Autant vous dire qu'il va être musclé !

Sebastian devra compter sur tout ce qui peut lui être utile dans son environnement : bouteilles, cachettes, munitions, pièges, coups de poings, tout sera bon ! Il faut gérer son inventaire au poil de fion au risque de se retrouver nu assez vite. Hormis les traditionnels pistolet et shotgun, vous récupérez aussi l'arbalète Agonie, une arme dont vous pouvez fabriquer les carreaux dévastateurs en récupérant des pièces disséminées un peu partout. Leur fabrication pourra s'avérer stratégiquement décisive. On a aussi la possibilité d'éliminer certains ennemis en mode furtif, en leur poignardant le crâne par derrière, ce qui peut être un bon moyen d'économiser de précieuses munitions. Mais il va sans dire que cette technique ne fonctionne pas sur les boss. Tiens, les boss parlons-en !

Ils sont plutôt variés, certains bien plus impressionnants que d'autres, et ont la peau très dure ! Entre l'homme à la tronçonneuse qui vous course comme un dératé et la monstruosité géante bardée de têtes et d'yeux, en passant par le boss carrément invincible qu'il faut fuir, tous ont leurs particularités (ah ! comme le Gardien m'a fait penser à Pyramid Head !). Il vous faudra parfois recommencer plusieurs fois avant de comprendre la technique pour les abattre. A vous de trouver la meilleure arme, la meilleure position et le bon timing !

Tous les types d'ennemis ont une origine et un sens précis dans cet univers déjanté, et vous apprendrez à les connaître... pour mieux les éliminer ! Il peut s'avérer judicieux d'en finir certains à la main plutôt que de tirer ou bien carrément de fuir un affrontement trop périlleux.

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UN HAVRE DE "PAIX"

Sebastian a la particularité de pouvoir upgrader toutes sortes de capacités dans une zone dédiée à cet effet. En passant à travers des miroirs disséminés dans le jeu (suivez le Clair de Lune de Debussy !), vous atterrissez dans une aile sécurisée de l'hôpital Beacon, où Tatiana Gutierrez, l'infirmière de service (je déteste les infirmières !) vous proposera pas mal de choses. Sauvegarder, ce qui peut être appréciable, mais surtout booster Sebastian lors de séances d'électrochocs ! Pendant le jeu vous ramassez des fioles de gel vert qui sont autant de points d'expérience à dépenser dans différentes rubriques : aptitudes, stock, armes ou arbalète. Il vous faudra jouer stratégique pour améliorer en premier ce qui vous semble essentiel.

Vous pourrez aussi récupérer des bonus enfermés dans des casiers qui ne s'ouvrent qu'avec des clefs disséminées dans le jeu. Certaines phases de scénario se passent aussi directement dans cette zone, vous y serez donc souvent catapulté automatiquement. Personnellement, cette zone m'a beaucoup fait penser à l'appartement 302 de Silent Hill 4 : The Room. Si vous y avez joué, vous savez ce qui finit par s'y passer, donc... vous êtes prévenus !

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UNE HISTOIRE SORDIDE ET... COMPLIQUEE

Le scénario se dévoile au cours du jeu avec beaucoup de timidité, et même arrivé à la conclusion, vous n'aurez pas le fin mot de l'histoire. Lire les documents, bien écouter les personnages, ausculter à la loupe les cinématiques vous permettra d'échafauder certaines théories, mais rien ne peut paraître sûr. En tout cas, le scénario mêle habilement des éléments typiques de Resident Evil (une organisation secrète, une machine aux capacités surprenantes, une conspiration, etc) avec des éléments plus silent hilliens (un passé glauque, des évènements tragiques, une psyché perturbée, etc), ce qui donne finalement un mélange assez unique et très plaisant, même si on ne comprend pas tout !

En tout cas le scénario paraît très profond, trop peut-être pour être appréhendé en une seule partie. Plusieurs tours du monde de Ruvik seront sans doute nécessaires pour avoir toutes les pièces du puzzle, en tout cas je m'y suis attelée ! The Evil Within mérite d'être épluché jusqu'au bout !

Pensez à jeter un oeil à la Galerie de Personnages qui se débloque une fois le jeu fini, des infos intéressantes s'y trouvent disséminées...

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DES POINTS FAIBLES ?

Bon, alors, un chef-d'oeuvre, me direz-vous ? Et bien, on est pas loin en fait ! The Evil Within reste un jeu, et un jeu ne peut être parfait. Déjà, certains problèmes techniques peuvent être liés au support que vous utilisez. Sur la XBox 360, j'ai noté quelques ralentissements dans les phases de combats, et même quelques plantages de ma console ! Mais là je pense qu'il s'agit de la machine et non du jeu.

L'aspect qui sera peut-être le plus rebutant pour certains, mais qui semble tout à fait assumé de la part des développeurs, c'est le côté Die&Retry. En effet, certaines phases ne peuvent être passées les doigts dans le nez sans qu'on s'y soit frotté au moins une fois (voire plusieurs) au préalable. De nombreuses séquences devront être répétées avant que nous n'obteniez le timing parfait, la bonne technique ou que vous en compreniez la logique. Heureusement, il y a pas mal de checkpoints. Cependant sachez que même en mode Détente, le jeu ne vous fera pas de cadeaux.

De même, la visée automatique est parfois assez approximative, et le viseur de votre arme se braquera soit sur les jambes, soit sur le corps de votre ennemi au lieu de sa tête, voire se braquera totalement à l'ouest, vous faisant gâcher de précieuses balles ! Il est donc nécessaire de bien ajuster son tir, même si c'est parfois pas facile du tout, surtout si on a une bande de tarés aux fesses ! Bref, faites moyennement confiance à la visée automatique !

Enfin, les animations de Sebastian sont souvent lentes, mais bon, c'est du survival et on a l'habitude ! Cela dit, quand notre flic surentraîné se tient les côtes au bout de 10 secondes de sprint, y a de quoi pester ! Surtout que si on était à sa place, pauvres petites choses sans expérience, on ferait sans doute bien mieux !

Donc, quelques défauts de gameplay qui pourront rebuter ceux qui sont peu habitués aux survival horror old school, mais les vétérans s'y retrouveront tout de même, en pestant parfois ! Après tout, aurait-on aussi peur si notre avatar avait la dextérité d'une Milla Jovovitch, je vous le demande !

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CONCLUSION : COUREZ L'ACHETER !

The Evil Within est sans conteste un achat justifié pour ceux qui veulent retrouver les bons vieux frissons de leur jeunesse. Shinji Mikami signe là un très bon soft, qui le fait remonter un peu dans mon estime après la descente aux enfers (pas dans le bon sens du terme) de sa saga phare.

Le jeu à une bonne durée de vie (ma première partie s'est faite en 22 heures... et 146 morts !), la bande-son accompagne admirablement toutes les scènes, le bestiaire est très recherché et fourni, les scènes d'action, d'infiltration et de cheminement psychologique alternent efficacement, ce qui fait qu'on ne s'ennuie jamais. La peur vous prend aux tripes à chaque instant, car dans ce monde malade, tout peut arriver. Entre les niveaux réellement gores, ceux en extérieur, les souterrains interminables, la ville qui pète les plombs, c'est assez varié. Tout ce que vous ramassez peut vous sauver la vie, et, avec le système d'upgrade, le jeu propose un aspect stratégique incontournable qu'il faudra apprivoiser si vous voulez vous en sortir.

Vous aimez avoir peur ? Vous adorez le sang, les corps en décomposition, la cervelle qui gicle ? Vous aimez les boss titanesques qui vous en mettent plein la poire ? Vous kiffez les scénarios psychologiques torturés qui semblent ne jamais avoir de fin ? The Evil Within est fait pour vous. En tout cas, un des meilleurs survival que j'ai joué (même si ma saga préférée reste Silent Hill) ! Mikami-sama, une suite serait pas de refus !


fallenRaziel


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"La Bible est un modèle de morale dans le groupe, complet, avec les instructions pour le génocide, l'asservissement des groupes extérieurs et la domination du monde. Mais la Bible n'est pas mauvaise par ses objectifs ou même parce qu'elle glorifie le meurtre, la cruauté et le viol. Beaucoup d'oeuvres anciennes le font - par exemple L'Iliade, les sagas d'Islande, les récits des anciens Syriens et les inscriptions des anciens Mayas. Mais personne ne vend L'Iliade au titre du fondement de la morale. C'est là tout le problème. La Bible se vend et s'achète au titre d'un guide sur la façon de mener son existence. Et c'est ce qui en fait le best-seller mondial de tous les temps"
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