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Mon exutoire

 

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Mon exutoire

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Advienne que pourra
Profil : Quidam
oaril
  1. answer
  2. Posté le 22/11/2017 à 18:56:09  
  1. Prévenir les modérateurs en cas d'abus
 
Bonjour,

Cela sera sans doute long et je risque de dire des choses paradoxales et d'autres qui resteront obscures et confuses. J'écrirai des conneries et des choses sans aucune utilité. Mais peu importe, ceci sera mon exutoire.

Je n'ai jamais eu besoin de personne. J'ai toujours réglé mes problèmes seule. Régler n'est peut-être pas le bon mot, affronter serait sûrement plus juste. Je n'ai jamais partagé ce que je ressentais. Pourquoi ? Parce qu'on a tous quelque chose à cacher. On a tous quelque chose de personnel qu'on ne veut pas partager avec les autres. Parce que c'est trop intime, parce que c'est une partie de nous-même qu'on ne veut pas dévoiler, parce qu'on en a honte. Parce qu'on n'a pas envie d'être aidé ou qu'on compatisse, parce que l'on a peur que les autres ne nous comprennent pas, parce qu'ils ne peuvent pas nous aider. En fait, il y a tellement de raisons de ne pas exprimer ce qu'on ressent et de le garder pour soi. Alors, si on a tous quelque chose à cacher, est-ce que les autres nous connaissent vraiment ? Toutes ces personnes qui font parties de notre vie, savent-elles qui nous sommes vraiment ? Et nous, connaissons-nous bien notre famille et nos amis ou est-ce juste une impression ?
Je n'ai jamais confié ce que je ressentais car je n'ai pas envie que les autres voient cet autre moi, je ne veux pas qu'ils me voient d'une manière différente, je veux seulement qu'ils voient la partie extérieure de ce que je suis. Je dissimule et je ne regrette pas.

Je ne veux pas donner l'impression que je vais mal. En fait, je vais bien, c'est seulement lorsque je vais mal que j'ai l'impression que rien ne va, que mon bonheur n'est qu'une illusion. Des fois, j'ai l'impression de n'aller ni bien, ni mal, d'être dans un état indéfinissable entre "tout va bien" et "rien ne va", un état que j'appelle "normal". Vous savez cette question qu'on pose machinalement, ce "Ça va ?" ? Et bien instinctivement je réponds "oui", mais sincèrement je ne sais pas si je vais bien ou non. Peut-être que j'ai enfoui plein de choses qui me feraient souffrir au fond de moi pour être heureuse. Ou peut-être pas.

Pourtant, il m'arrive de plonger dans la complexité de ce que je suis et de ce que le monde est. C'est souvent un événement extérieur qui déclenche cette introspection. Ça peut être violent, et parfois c'est comme si je me retenais, parce que je me sens mal quand je fais ça, je le sais pertinemment. Alors je reste au bord du gouffre et regarde en bas en me demandant si je saute ou non.

Je n'aime pas qui je suis. Il y a des moments où je n'en peux plus de moi, où je me déteste violemment. Mais en réalité, je ne suis pas sûre de savoir qui je suis. Est-ce que j'ai choisi qui je suis ? Pourquoi je suis comme ça ? Est-ce que j'ai choisi inconsciemment d'être comme ça ou suis-je destinée à l'être ? Mes choix font de moi qui je suis ou c'est parce que je suis comme ça que je fais ces choix ? Il y a des paramètres qui influent sur qui on est mais il y a une part de ce que nous sommes qui est déjà innée. Alors la question n'est pas "est-ce que je peux changer ?" mais plutôt "qu'est-ce que je ne peux pas changer ?". Je n'ai pas envie d'entendre les "accepte-toi comme tu es" et les autres phrases niaises dans le genre, alors je vous demande : Pourquoi doit-on s'accepter ? Pourquoi devrais-je m'aimer telle que je suis si j'ai la possibilité de changer ? Et si j'ai envie de faire ce que je veux ? Il y a aussi le classique "Sois toi-même", mais comment puis-je être moi-même si je ne sais pas qui je suis ? Et ça veut dire quoi "être soi-même" ? Et si je n'ai pas envie d'être moi-même ? Peu importe ce que je serai, peu importe ce que je ferai, je ferai et je serai moi-même puisque ce seront mes actions et mes choix, non ?

Parfois, c'est difficile de définir ce que j'aime ou ce que je veux. Quand j'écoute une musique, quand je mange un aliment, ou lorsqu'on me présente un vêtement, parfois je ne sais pas si j'aime ou non. Lorsqu'on me demande mon avis, parfois je n'en ai pas. Je ne désire pas grand chose, je veux juste savoir. Est-ce que je saurai un jour ? Et quand ? Pourquoi je ne sais pas ? Tellement de questions et si peu de réponses.

Je n'ai ni passion, ni talent. La plupart des personnes en ont. Cela peut être quelque chose qu'elles savent particulièrement bien faire, quelque chose qu'elles adorent faire. Cela peut être le dessin, l'écriture, la photographie, un sport, jouer d'un instrument... Je n'en ai pas. Il y a bien des choses que j'aime faire, mais pas assez pour que ça soit une passion. Il y a bien des choses que je sais bien faire, mais pas assez pour avoir du talent. J'aurais pourtant aimé être passionnée par quelque chose, y consacrer du temps, m'améliorer, puis finalement contempler fièrement ce que j'aurais accompli.

J'ai l'impression de ne pas avoir de vraie personnalité, de l'adapter en fonction de la personne avec laquelle je suis, d'être neutre. Par exemple, quand une personne m'envoie des smileys par message, je lui en enverrai. S'il s'agit d'une personne qui n'en envoie jamais, je n'en mettrai pas. Suis-je une personne qui met des smileys dans ses messages ou pas ? Ou peut-être que j'appartiens à une catégorie de personnes qui met des smileys quand la personne d'en face en envoie et qui n'en met pas quand le personne n'en utilise pas ? Ce n'est qu'un exemple parmi tant d'autres. Ma personnalité s'adapte aux autres. Alors quelle est ma véritable personnalité ?

Je ne suis pas spontanée, je réfléchis trop. Par exemple, quand on m'envoie un message, je fais parfois exprès d'attendre quelques temps avant de répondre alors que je l'ai déjà lu. Parce que je suis quelqu'un qui n'est pas toujours sur son portable, ce qui est vrai mais c'est comme si je devais le prouver aux autres. Je fais semblant de ne pas comprendre des blagues de cul parce que je suis censée être innocente et naïve. Je calcule mes actes pour devenir ce que je suis ou ce que je suis censée être.

Je copie certains comportements. Je me cherche ? Je veux plaire aux autres ? Certaines phrases, certains gestes, certaines attitudes, je me les approprie. Ça voudrait dire que je deviens ce que les autres sont ?
Quand je suis en cours et que la classe rit, je ris aussi. Un jour, au collège, un garçon m'a touché les fesses j'ai dû dire quelque chose comme "Non mais ça va pas !" et faire comme si j'étais indignée. Sauf que je ne l'étais pas, je m'en fichais en fait, pourtant je savais que c'était cette réaction là qu'il fallait adopter. Parfois, je ne sais pas quelle réaction adopter dans quelle circonstance. Je ne sais pas toujours ce qu'est une réaction normale, alors quand je me trouve dans une situation nouvelle, des fois je ne sais pas comment réagir. Mais la plupart du temps, je réagis "bien", soit parce que j'ai le réflexe, soit parce que je sais que je suis censée réagir ainsi.

J'ai l'impression d'avoir plusieurs personnalités. Une quand je suis chez moi, une au lycée et une virtuelle sûrement. Je suis différente en fonction de l'endroit où je suis. Chez moi, je suis libérée, je fais des blagues à la con et je suis chiante. Au lycée, je suis discrète et silencieuse. Et virtuellement, ça dépend, je ne sais pas trop comment me qualifier.

Je suis timide et discrète, personne ne me remarque. En prenant du recul, je pense que je fais tout pour qu'on ne fasse pas attention à moi, pour me fondre parmi les autres. J'appartiens à un tout, sans chercher à me distinguer des autres. Les personnalités des autres noient la mienne, je m'efface jusqu'à ne devenir pas grand chose en fait. Un grain de sable dans un désert, une goutte d'eau dans l'océan. Quelque chose qui appartient à un tout sans qu'on le remarque. Quand je suis en cours, je ne dis rien. Je suis là et en même temps je ne fais rien qui le montre. Même avec mes amies j'ai tendance à m'effacer. J'écoute leurs conversations je suis avec elles, mais j'ai une place moins importante. Je suis et je ne suis pas suivie. Je ne prends pas de décisions, j'accepte celles des autres.

J'ai l'impression d'avoir un rôle, d'être prisonnière de ma personnalité et de mon physique. Comme je l'ai déjà dit, je suis discrète et timide mais parfois j'aimerais me libérer. J'aimerais me libérer de ce rôle, de cette personnalité, de cette fille inintéressante qui ne dit rien. Je voudrais faire des blagues, des jeux de mots débiles, ne pas être sage, parler fort, faire de grands gestes, être extravertie et désinvolte, en faire des tonnes... Je voudrais être quelqu'un d'autre. Ou peut-être que je veux être véritablement moi. Mais ce n'est pas mon rôle. Je ne sais pas si je m'oblige à être comme ça ou si je le suis vraiment. Ou peut-être que ce sont les autres qui m'obligent implicitement à être comme ça. Parfois quand je dis ou fais un truc qui n'est pas en accord avec ma personnalité ou du moins cette personnalité là, ce qui est très rare, on me regarde de façon étrange ou en on m'en fait la remarque. C'est comme si on me rappelait implicitement que ce n'est pas mon rôle, que ce n'est pas ma personnalité. Je me sens prisonnière de ce que je suis sans savoir si c'est vraiment moi. Cette personnalité parfois m'étouffe. Elle s'accroche à moi depuis tellement longtemps que maintenant j'en suis imprégnée et ça doit être pour ça que je n'arrive pas à déterminer si elle m'appartient vraiment. Je suis cette personne mais est-ce que c'est vraiment moi ?

Je ne sais pas si je préfère rester dans l'ombre ou être à la lumière. Des fois, j'ai juste envie qu'on me regarde, d'agiter les bras et de crier "j'existe !". J'ai envie qu'on fasse attention à moi mais paradoxalement je ne veux pas qu'on le fasse, j'aimerais devenir invisible. J'aime être le centre de l'attention et je déteste ça. Par exemple en seconde, le prof de physique-chimie rendait les contrôles et a annoncé ma note à voix haute : "20/20 !". La classe m'a applaudie, je me sentais bien.
Je voudrais mener une vie normale, avec un travail, une famille, et n'être qu'une simple actrice de la société. Mais j'aimerais aussi accomplir de grandes choses et être quelqu'un d'important. J'ai même parfois le rêve fou de laisser une trace dans ce monde. Ouais, c'est prétentieux. Il s'agit d'une contradiction parmi tant d'autres. C'est dans cette situation par exemple que je retrouve le paradoxe être invisible/être à la lumière.
Je ne sais pas si ça vous est déjà arrivé de vouloir faire un truc stupide pour vous faire remarquer ou pour bouleverser la routine. Je me fais des scènes dans ma tête où par exemple je me lèverais en cours et quitterais la salle, où je crierais quelque chose dans la rue, où je sauterais d'un point en hauteur. Ce serait juste pour me faire remarquer et c'est juste profondément con. Mais j'aime bien projeter dans ma tête des scènes futures qui ne se réaliseront jamais, quelles soient stupides ou non.

Je me dis parfois que j'étais censée être quelqu'un d'autre. Quand je lis la signification de mon prénom, je devrais être plaisante, sociable, je devrais aller facilement vers les autres et avoir un sens de la communication exceptionnel. Ça me donne envie de rire et de pleurer. Pareil pour mon signe astrologique, je devrais être courageuse, sincère et dynamique, avoir une grande confiance en moi. Des conneries, évidemment. Mais je me dis que j'aurais pu être cette personne. Je sens au fond de moi que cette possibilité existe et que ce n'est peut-être pas inaccessible.

J'accorde beaucoup d'importance à l'image que je donne. Je veux que les autres m'aiment, qu'ils m'apprécient. Je fais tout pour éviter le conflit. C'est pour ça d'ailleurs que j'ai du mal à dire non aux autres. Évidemment, tout le monde ne peut pas m'apprécier mais j'ai l'impression que personne ne me déteste. Je suis neutre, comme si je n'avais pas de personnalité, je ne sais pas vraiment comment décrire ça.
Quand on me demande ce que j'aime comme musique, je dis que j'écoute de tout. Quand on me demande quelles séries je regarde, je dis que je ne regarde pas de séries. Quand on me demande mon poids, je me rajoute deux ou trois kilos. Je fais peut-être ça pour plaire, pour ne pas qu'on me juge, parce que je n'assume pas, parce que je veux qu'on m'apprécie. Sur ce forum, j'avais même un autre compte. Mais je l'ai supprimé, je n'aimais pas l'image que je donnais de moi.
Les autres attendent quelque chose de moi, le problème c'est que je ne peux pas satisfaire tout le monde. Je m'adapte, je mens, j'essaye de trouver des solutions. Mais parfois, je me sens tirée de tous côtés. Mes parents, mes amies, mes profs attendent des choses différentes de moi, et parfois ces choses sont en conflit, je dois choisir l'un ou l'autre. Dans cette situation, je décevrai forcément quelqu'un. Et certaines personnes ne comprennent pas ça.

Je suis hypocrite. Les gens détestent ça, tout le monde hait l'hypocrisie. Pourtant je ne trouve pas ça mal. Pourquoi être hypocrite serait détestable ? Les gens ne sont pas qui ils sont vraiment, mais en quoi ça vous importe ? Personnellement, j'ai toujours préféré un doux mensonge plutôt qu'une vérité qui fait mal. Je suis hypocrite parce que j'ai peur du rejet, de la solitude et du regard des autres. Des peurs tout à fait humaines. Je m'adapte à la société. Au fond, tout le monde le fait plus ou moins. On s'adapte à un lieu, à une situation, à un environnement, à un groupe de personnes. L'adaptation a quelque chose d'animal. S'adapter, c'est survivre.

Je ne sais pas si on peut être totalement qui on est vraiment. Je me dis qu'il y aura toujours quelque chose qui nous empêchera d'être nous-même. Sommes-nous qui nous sommes vraiment ? Ne serait-ce pas la société qui a fait de nous ce que l'on est ?
Si j'avais la possibilité de savoir qui je suis vraiment, je ne sais pas si je la saisirai. J'appréhende ce que je pourrais découvrir. Ai-je vraiment envie de savoir qui je suis ?

Parfois je suis spectatrice de ma vie. Avant la rentrée par exemple, où j'entrais en terminal, je m'étais dit que cette année serait un nouveau départ et que je me donnerai à fond. J'avais rangé ma chambre en affirmant à moi-même que ça symboliserait ce nouveau départ. Et ça a raté. Je voulais travailler plus, je voulais aller plus vers les autres, je voulais participer en cours, mais rien. Les années précédentes, je faisais aussi ce "nouveau départ" et ça ne marchait jamais. Mais là j'étais convaincue, sauf que comme les années précédentes, ça a merdé. Là, j'essaie plus ou moins de rattraper le coup, mais rien que le fait d'avoir échouer encore une fois, ça me désespère. Je n'arrive pas à atteindre un objectif réalisable. Je laisse la vie faire ce qu'elle veut de moi. Je subis la vie. Je suis passive, je n'ai pas envie d'agir. Je n'ai pas d'ambitions, pas de projets, peu de motivation et de volonté. Pas d'objectifs à court terme, ni d'objectifs à long terme. A vrai dire, si, je dois bien avoir quelques objectifs, mais je ne m'accroche pas à eux. Si je l’atteins tant mieux, sinon tant pis. Je n'ai pas vraiment de but, donc je erre, je dérive et je vois ce qu'il se passe. Je suis la spectatrice de mon errance, et peut-être de ma déchéance. J'ai l'impression d'avancer dans l'eau. Elle freine ma progression, je dois faire des efforts pour avancer, alors je préfère me laisser flotter, c'est plus agréable. Le courant m'entraîne et je ne fais rien pour lutter contre lui. Je me noie dans ma lassitude, dans ma passivité. Alors oui, souvent je suis spectatrice de ma vie, mais en fait, je suis surtout spectatrice de la vie en général.
J'existe et j'ai une vie à mener. Pourtant je préfère contempler celle des autres. Je sais très bien que je dois agir, et je culpabilise sur le fait que je ne fais rien, que je ne fais aucun effort pour avancer. Je ne m'implique pas assez, c'est comme si ma vie était un brouillon, comme si j'avais une deuxième chance.
Des fois je n'en peux plus de cette vie qu'on m'a imposé. Je voudrais juste ne plus exister. Je ne parle pas de mourir, je voudrais juste ne plus avoir de vie, ne plus avoir de corps, ne plus avoir de choix à faire.
J'aime lire des livres, regarder des films. J'aime contempler le paysage défiler quand je prends le bus. J'aime marcher dans la rue et regarder les personnes que je croise. Lorsque je suis avec mes amies j'écoute leurs conversations, mais j'aime bien écouter celles des autres qui sont aux alentours. Dans la rue, dans les couloirs du lycée, je surprends des morceaux de vie. Ce sont des fragments histoires et j'aime les écouter. La vie des autres m'intéresse, ce qu'ils sont m'intéresse. Chacun a une histoire différente, et j'ai envie de savoir qu'elle est cette histoire. Quand je marche dans la rue, je vois des couples qui se tiennent la main, des personnes âgées, des adolescents qui rigolent, des mendiants... J'aimerais parler avec eux, apprendre à les connaître, savoir ce qu'ils sont. Parfois c'est le contraire, je ne veux pas qu'on me parle, je veux juste qu'on me laisse tranquille et j'en ai juste rien à faire des autres.
J'aime cette position de spectateur, et pourtant je suis l'actrice de ma vie. Où est ma place ? Est-ce que j'ai une place d'ailleurs ? Parce que l'actrice que je devrais être ne trouve peut-être pas sa place dans ce monde. Par place, j'entends un emplacement vide que je devrais compléter. Est-ce que j'en ai un ? Ou peut-être que cette histoire de place c'est des conneries, je n'en sais rien.

Je suis inintéressante, introvertie, sans-personnalité, fade, insipide. Tout ce que le gens détestent. Je ne suis pas sociable. J'ai un gros problème de communication. Je suis trop silencieuse et je n'ai pas de sujets de conversations. Je maintiens difficilement une discussion. Je ne parle presque jamais de moi et je raconte rarement ma vie. Je suis inintéressante et ma vie l'est tout autant. Des fois, je stocke des trucs à dire dans ma tête pour pouvoir les ressortir après. Mais même avec ça je ne parle quasiment jamais. Puis parfois je me dis que les autres en ont rien à foutre de ce que j'aurai envie de raconter, alors je me tais. J'hésite parfois à dire quelque chose par rapport à une discussion car j'ai peur que ça soit sans intérêt. Finalement, la discussion dérive et je suis restée silencieuse. Je sais qu'il faut oser, mais je ne le fais pas. Comme je n'ai pas de sujets de conversation et que je suis inintéressante je n'ose pas aller vers les autres, j'ai peur de les déranger. Il y a bien des gens qui viennent vers moi, mais parfois je ne saisis pas la perche qu'ils me tendent. Ils se rendent comptent que je ne suis pas intéressante et finissent par abandonner la conversation.
C'est pour cela que je ne suis pas très sociable. Les liens que j'essaie de construire avec les autres se nouent lentement. En plus, je ne suis pas à l'aise au début d'une relation. J'ai beaucoup de mal à créer des liens avec des gens, et paradoxalement je m'attache très vite à eux. Je m'exclus puis les autres m'excluent et je m'exclus encore plus. Ou les autres m'excluent puis je m'exclus et les autres m'excluent encore plus. C'est une boucle, mais je ne sais pas où elle commence. J'ignore si je fais exprès de me mettre à l'écart, si c'est ce que je veux. Peut-être que finalement je n'ai pas envie d'être intégrée parmi les autres.
Ce n'est pas comme si je ne faisais pas d'efforts. Par rapport aux années précédentes je pense que j'ai progressé, mais c'est toujours insuffisant. Je tente d'aller vers les autres, j'essaie de lancer une conversation mais je ne fais pas assez d'efforts. Je sens que si je m'investissais plus, je pourrais être quelqu'un de normal. J'ai l'impression de n'avoir qu'un pas à faire pour être comme tout le monde. Mais parfois la distance semble infinie. Ça me parait tellement facile et en même temps tellement compliqué. Je pourrais avoir beaucoup d'amis, avoir un copain, aller à des soirées... Mais qu'est-ce que je veux vraiment ? Ma situation actuelle me convient-elle ? Ai-je vraiment envie de faire des efforts pour avoir ce que je n'ai pas ?

Parfois c'est comme si j'avais le flemme de construire et d'entretenir des relations avec les autres. Entretenir une amitié, c'est plus facile que de la construire. Il faut continuer à échanger avec la personne si on ne veut pas que le lien s'effrite avec le temps, c'est pour ça que la plupart des relations sont éphémères. Il y a des amis que j'ai perdus de vue car je n'entretenais plus ce lien, et peu à peu on est devenu de moins en moins proche, puis on s'est oublié. Je trouve que c'est dommage.
J'ai vraiment du mal à créer ces liens, à me lier d'amitié avec d'autres personnes. Rester amis avec elles est cependant plus facile, même si je dois avouer qu'une certaine difficulté persiste. Je ne sais pas vraiment comment m'y prendre pour me rapprocher de quelqu'un et établir une relation amicale. Je suis maladroite, timide. Je sais qu'il y a des étapes pour construire une relation mais je ne sais pas quand passer à l'étape suivante. Je ne sais pas à partir de quand je peux faire la bise à une personne, à partir de quand je peux l'ajouter sur facebook, à partir de quand je peux lui demander des choses plus personnelles, à partir de quand je peux lui faire confiance, à partir de quand je peux lui demander certains services. Je ne sais pas à partir de quand je peux parler de certaines choses et faire certaines choses avec cette personne. Je ne sais pas comment réagir, j'ai l'impression d'être toujours en retrait par peur de passer à une étape qu'il ne fallait pas franchir parce que ce n'était pas encore le bon moment. Comme je ne sais pas si je dois franchir cette étape ou non, le lien que j'essaie de créer avec la personne ne se construit pas. Je n'arrive pas à faire évoluer cette relation. Ces étapes varient en fonction des personnes, mais j'ai l'impression que le chemin à suivre est à peu près le même. Le fait de ne pas savoir quand passer à l'étape suivante rajoute une difficulté en plus pour nouer des liens avec les autres. Je suis en plus inintéressante et je n'ai pas de sujets de conversation donc oui c'est difficile pour moi de me faire des amis. Ce n'est pas comme si j'étais complètement refermée sur moi-même, j'essaie de m'ouvrir mais ce n'est jamais très concluant.

Je suis unique mais je fais parti d'un tout. Je suis une personne parmi des milliards. Ma vie est tellement insignifiante et pourtant tellement précieuse. Ma disparition serait-elle grave ? Non. Je serai d'abord une personne, puis un souvenir, puis rien. La vie continuera, les gens qui me connaissaient s'éteindront eux aussi et finalement je disparaîtrai totalement. Je serai une anonyme parmi tant d'autres et ce sera comme si je n'avais jamais existé. C'est apaisant et angoissant.

Il y a ce que je suis, ce que je crois être, ce que je devrais être, ce que je crois devoir être, ce que j'aimerais être, ce que j'aurai dû être. Il y a ce que les autres veulent que je sois, ce qu'ils croient que je suis. Il y a ce que je suis en fonction de l'endroit où je suis et avec qui je suis. J'ai l'impression que c'est n'importe quoi. J'ai l'impression de me noyer dans ma propre identité. Quand j'y réfléchis trop, je me sens mal à cause de ça, jusqu'à en pleurer même.

Je ne sais pas qui je suis, je ne sais pas où je vais. Mais je sais que je suis quelqu'un et que je vais quelque part.

Je n'ai jamais eu de copain. Au fond, ça ne me pose pas de problème. Je suis bien comme je suis, je vis très bien le célibat. Parfois, je vois la vie de couple comme quelque chose qui nous empêcherait de vivre, quelque chose qui nous enserrerait de liens, de contraintes, d'obligations. Et parfois je vois ça comme quelque chose de merveilleux. Les gestes doux, les mots tendres, les sourires amoureux, j'aimerais connaître tout ça. Ça semble tellement agréable d'avoir cette présence qui apporterait des choses différentes de ce qu'un ami ou quelqu'un de la famille peut nous apporter. Alors oui, des fois j'envie les couples qui se tiennent la main et de ce qu'ils partagent, de ce qu'ils vivent. Mais je me dis aussi que j'idéalise. J'ai vu tellement de livres, de films où ce sentiment qui liait fortement deux individus était quelque chose d’exceptionnel, de puissant, de merveilleux. Je suppose que la réalité doit être plus décevante. Mais j'ai aussi entrevu la souffrance de personnes ayant subi une déception amoureuse. J'ignore ce qu'est l'amour. Je n'ai jamais été amoureuse. J'ai déjà éprouvé de l'attirance pour certaines personnes, mais rien de plus.

J'ai déjà pensé à me suicider, comme tout le monde je suppose. Mais je ne le ferai pas. Je sais que mes actes ont des conséquences, et cette conséquence là est définitive. La mort me fait peur et m'apaise. Une fatalité fascinante et effrayante à la fois. C'est seulement pendant les moments où je vais mal que j'ai envie d'en finir. Une envie qui me déchire intérieurement. Mais j'aime trop la vie pour y mettre fin, alors je pleure comme une merde et j'attends que ça passe. Je veux vivre. Ou plutôt, je ne veux pas mourir. C'est une certitude, je l'ai toujours su.

Le vide m'attire. Quand je le vois se déployer à mes pieds j'ai envie de sauter. Je ne le ferai pas, ce n'est pas une envie incontrôlable. Mais quand je vois le sol en bas, si loin de là où je suis, je m'imagine en train de sauter. J'imagine ma chute, l'air souffler sur ma peau, le rapprochement inexorable du sol, puis l’atterrissage, fatal. Peut-être que je verrais ma vie défiler. Peut-être que pendant ma chute je me dirais "Putain, mais pourquoi t'as fait ça ?".

Je crois que j'aime ma vie. J'ai la chance d'être quelqu'un qui se contente de peu, il ne faut pas grand chose pour me rendre heureuse. Sortir avec mes amies, manger une glace quand il fait chaud ou regarder un film me suffit. Le bonheur est quelque chose qui se trouve dans les petites choses du quotidien. Je suis facilement heureuse, cependant, je suis aussi facilement blessée. Un mot, un geste, un simple détail peut me faire mal. Je prends les choses trop à cœur, je leur donne trop d'importance alors qu'elles ne sont qu'insignifiantes. Alors j'ai plus ou moins trouvé des moyens pour ne pas craquer. J'essaie de rester forte et d'encaisser, de me dire que ce n'est pas grave.
Je suis trop vulnérable, je le sais. Un rien pourrait me briser. Les défaites m'affaiblissent. Je n'arrive pas à garder la tête haute, je n'arrive pas à me relever quand les épreuves m'écrasent. Je pleure sur mon sort et je ne me bats pas. Je suis faible, et ma faiblesse me dégoûte. J'aimerais tellement être forte et déterminée. J'aimerais vaincre, j'aimerais affronter chaque obstacle sans faiblir, j'aimerais encaisser chaque échec sans m'effondrer.

Il y a certaines émotions que je contrôle mieux que d'autres. Par exemple la colère, c'est très facile pour moi de la réprimer. La tristesse, c'est plus difficile mais ça peut encore passer. Avec le temps, j'ai trouvé des techniques qui marchent plus ou moins pour ne pas craquer en public. Quant à la joie, je n'arrive pas à la contenir. Étrange non ? J'aimerais avoir plus le contrôle sur certaines émotions.
C'est rassurant de se dire qu'on peut contrôler quelque chose. On se dit que quoi qu'il arrive, on pourra faire quelque chose pour que les événements prennent la tournure que l'on désire. Mais il y a beaucoup de choses qu'on ne contrôle pas. Alors on les regarde se dérouler sous nos yeux sans pouvoir rien faire, parce qu'on n'a pas d'emprise sur ce qui se passe. Je n'aime pas ce sentiment d'impuissance.

Souvent, on regrette des choses que l'on a faites. Moi je regrette ce que je n'ai pas fait. Il y a tellement de chances que je n'ai pas saisies, tellement d'occasions que j'ai ratées. Parce que je n'ai pas osé, parce que je me disais que je le ferai la prochaine fois. Sauf que parfois, il n'y avait pas de prochaine fois. Alors je me retrouve comme une merde à me dire "tu aurais dû le faire". Par extension, je n'ai pas vécu à fond. Je me suis retenue de faire certaines choses, je me suis retenue de vivre. Je ne pourrai jamais retourner en arrière, je ne peux qu'aller de l'avant. Le problème en lui même n'est pas que je fasse des choses que je regrette, tout le monde en fait. Non, le véritable problème c'est que je les refasse. Encore, encore, et encore. Je tire des leçons de mes actes, je sais très bien que si je n'ose pas, je vais le regretter. Mais je continue. C'est ma faute et je le sais.
La plupart du temps je n'agis pas car il y a un risque. J'ai peur d'affronter les conséquences de mes choix et de mes actes, alors je reste passive. Si je ne tente rien, je ne risque rien. J'aurais pu être quelqu'un de réfléchi et prudent. J'aurai pu agir en prenant conscience des risques qu'il y a et ne pas foncer tête baissée. Sauf que ce n'est pas de la prudence, c'est de la lâcheté. Je suis lâche. Ça m’écœure.

J'aimerais raconter quelque chose que les rares personnes qui ont été au courant ont sûrement oublié. Mais moi, je n'oublierai jamais. Les gens oublient facilement. On ne peut pas se souvenir de la totalité de notre passé, il y a toujours des fragments qui disparaissent. Et il y en a d'autres qui restent.

En primaire, j'avais un meilleur ami et une meilleure amie. On jouait dans la cour, parfois on se disputait mais on était unis. Ma vie était parfaite mais je ne m'en rendais pas compte. C'est quand on perd des choses importantes qu'on réalise à quel point elles étaient précieuses.
Un jour ma meilleure amie est partie, c'était à la fin du CE2. Elle a changé d'école parce que certaines personnes l'insultaient parce qu'elle était en surpoids. En CM1, elle n'était plus là, j'étais évidemment triste. Puis mon meilleure ami a commencé à aller jouer avec d'autres amis. Je n'avais plus d'ami. Je suis alors restée seule, j'avais l'impression d'avoir tout perdu. Je ne me souviens plus pourquoi je n'ai pas réussi à me faire d'autres amis. Parfois, dans la cour, je jouais avec les amis de mes frères, mais je me sentais toujours aussi mal. Je pense que seules les personnes qui ont vécu ça peuvent comprendre, même si pour certains la solitude ne les dérange pas. Moi, ça m'a affectée.
J'ai passé deux années sans ami. C'étaient les deux plus longues années de ma vie. C'était juste horrible. La maîtresse avait tenté d'en parler avec moi mais je fondais en larmes dès qu'elle abordait le sujet.
Je suis bien consciente qu'il existe des choses bien plus graves mais ça m'a dévastée. Un vide s'était créé. J'étais devenue triste, je pleurais facilement, je me sentais abandonnée. On dit que les épreuves de la vie rendent plus fort, mais là c'était le contraire : j'étais devenue plus vulnérable. J'étais devenue une petite chose fragile.

Évidemment, je voyais encore ma meilleure amie. On continuait à s'inviter quelques fois, c'était relativement rare. Je crois que c'est jusqu'en cinquième que j'ai continué à la voir. Puis la distance a tué notre amitié. Mais on aurait pu s'accrocher, c'est vrai, on aurait pu combattre cette distance qui nous séparait.

En CM2, on allait faire une sortie à la mer pendant une semaine. Au début, une personne voulait être dans la même chambre que moi. Je ne savais pas pourquoi elle le voulait, mais j'étais contente. Puis elle est revenue sur sa décision et on m'a mise dans une chambre avec quatre autres filles. La nuit, alors qu'on étaient censées dormir, elles se réunissaient sur un même lit. Elles avaient mis de la musique, c'était Colonel Reyel. Elles discutaient, elles chantaient, elles riaient et moi j'étais dans mon lit, seule, et je faisais semblant de dormir. Je ne me souviens plus de ce que je ressentais à ce moment là. Je pense que j'aurai aimé les rejoindre et m'amuser avec elles, mais je ne l'ai pas fait.
Puis il y a eu un moment où un accompagnateur a remarqué que j'étais toujours seule. Il est venu me voir et m'a dit quelque chose du genre pourquoi je n'étais pas avec les autres ou que je devais les rejoindre. J'ai pleuré et j'ai regagné ma chambre, je voulais qu'on me laisse tranquille.

Pendant cette période où je n'avais pas d'ami, je me suis réfugiée dans les livres. Ça me faisait rêver et je pouvais m'évader pendant quelques instants, fuir la réalité. Je voulais devenir comme les héros des livres que je lisais. Je voulais accomplir de grandes choses, avoir des pouvoirs, être admirée. Mais je voyais que les héros avaient toujours des amis qui les soutenaient. Alors je me disais que, comme je n'en avais pas, je ne pourrai jamais devenir un héros. Je pensais que j'étais condamnée à être cette personne anonyme qui n'accomplirait rien. Ce qui est vrai, au fond.

C'est du passé. C'est mon passé. C'est quelque chose de lointain mais j'ai l'impression que ça a des répercussions sur ma vie et sur ce que je suis maintenant. Parfois, je me dis que si je n'avais pas vécu ça, je ne serais pas ce que je suis actuellement. Je serais peut-être quelqu'un d'autre.

Le collège a été un nouveau départ. Le jour de la rentrée, je me suis installée à côté d'une fille blonde qui avait l'air sympa. On est devenues amies. Puis on a fini par se perdre de vue. Mais les quatre années que j'ai passées au collège, j'avais des amis, et c'était tout ce qui comptait.
J'avais néanmoins des périodes de mal être. Je voulais devenir un garçon, j'avais l'impression de ne pas avoir de vraies amies, je ne voulais pas grandir, l'avenir me faisait peur, je trouvais l'Homme mauvais... C'était passager, après tout. C'était des idées qui me rendaient mal puis qui finissaient par disparaître. Après, je passais à autre chose.

L'année dernière j'étais en première. Quelques jours avant la rentrée, j'ai vu qu'on pouvait voir à l'avance dans quelle classe on était sur l'ENT. J'ai envoyé un message à chacune de mes amies pour voir si on était ensemble. J'ai eu leurs réponses : personne n'était avec moi. Le passé a refait surface faisant ressurgir la peur de la solitude. Je me suis sentie mal, j'ai pleuré. Je ne voulais pas revivre ce que j'avais déjà vécu. La solitude m'angoisse tellement, je ne voulais pas être de nouveau seule.
Le jour de la rentrée, je pensais que j'allais réussir à me faire de nouveaux amis, que je n'aurais juste qu'à m'asseoir à côté de quelqu'un comme en sixième et que ça se ferait tout seul. C'était une erreur. L'année de première, je l'ai passée seule, je n'ai pas réussi à créer de liens avec les autres. Mais je voyais mes amies en dehors de cours, c'était déjà vraiment suffisant. Le temps est passé, j'ai dû craqué deux ou trois fois, mais finalement c'est passé assez vite et je crois que la situation n'était pas si dérangeante que ça.

Pour le psy, j'y ai déjà pensé. J'hésite à aller en voir un.
En première, quand je suis allée voir la conseillère d'orientation, elle m'a posé des questions sur moi, comme un psy en fait, enfin je suppose. Je ne sais plus comment on en est arrivé là mais elle a commencé à me demander si j'avais des amies, si j'étais bien avec elles et d'autres questions dans le genre. Évidemment, j'ai pleuré. Je ne sais pas si ça m'a libérée de lui parler, j'avais l'impression qu'elle avait soulevé d'autres problèmes qui étaient encore inexistants. Quand elle me posait une question, je ne savais pas si ce que je disais je le ressentais vraiment, c'était beaucoup trop confus. J'avais l'impression qu'elle avait remué tout un bordel que j'avais enfoui au fond de moi. Je ne sais pas si c'était plus clair après qu'elle m'ait questionnée ou si ça m'avait embrouillée encore plus.

Je me sens comme une merde. Une petite fille qui n'arrive pas à se faire des amies et qui éclate en sanglots quand elle est seule. C'est ce que je suis. C'est minable, pathétique. Je ne suis qu'une gamine, physiquement et mentalement. Je pensais naïvement au collège que les personnes de 17 ans étaient des "grands", mais je suis toujours une putain de gamine. Je ne veux pas être cette personne.
Pourtant j'ai l'impression que j'aime la solitude. Quand on me propose de sortir, j'invente parfois une excuse pour ne pas y aller. Ça ne me dérange pas de passer les vacances sans voir mes amies, de rester seule chez moi. Parfois j'évite le contact humain.

Je ne sais pas si tout ça est réellement compliqué ou si c'est moi qui complexifie tout et que c'est simple à l'origine. Tout ça est sûrement normal. On a sûrement tous plusieurs personnalités qui n'en forment qu'une, on a tous vécu des situations qui nous ont fait souffrir. Ce que je vis est une vie parmi tant d'autres. Je n'arrive plus à savoir ce qui est normal et ce qui ne l'est pas. Qu'est-ce que la normalité ?
Parfois j'ai l'impression d'être prisonnière de moi-même, d'être prisonnière de ce que je suis. D'être ma propre prison. Je suis prisonnière de moi-même... je trouve vraiment cette phrase triste, profonde et violente. Ça voudrait dire que je suis condamnée à vivre comme ça, que je n'ai pas d'échappatoires, que je ne peux pas m'enfuir.

J'ai l'impression que la complexité est à l'étroit, que je suis face à plein de fils qui s'entremêlent pour ne former qu'une seule masse. Si cette complexité était étalée, si j'avais une vision plus large, peut-être que je comprendrais. J'ai l'impression que la réalité et l'illusion se confondent, que le vrai et le faux s'entremêlent. Impossible de distinguer l'un de l'autre. Tout se tord, se bouscule, bascule, change, se transforme, s'élance, se recroqueville, surgit, disparaît. Je n'arrive pas à mettre des mots sur ce bordel.

Incertitudes et ignorance. Je pense que ces deux mots représentent bien ce que je viens d'écrire. Je ne sais pas grand chose et je n'ai pas de certitudes. J'avance dans une réalité qui change, qui évolue, qui a plusieurs interprétations et des vérités parfois contradictoires, remplie d'espaces obscures et d'incertitudes. Quand un simple doute s'immisce dans une de nos plus profonde certitude, celle-ci est réduite à néant. On pense que nos certitudes sont solides, qu'on peut s'appuyer dessus sans danger, mais le sont-elles vraiment si une chose aussi infime qu'un doute peut les détruire ? Je pense que c'est ce qui m'arrive : je m'appuie sur le peu de mes certitudes, parce que justement je suis sûre de ce quelles sont, et quand elles s'effondrent, je m'effondre avec elles.
J'ai l'impression que tout est instable et que je suis obligée d'avancer sur ce chemin qui se dérobe sous mes pieds. Pourtant, c'est à moi d'apprendre à vivre dans se monde, avec peu de réponses et peu de certitudes. Je dois l'accepter, mais là, je crois que je n'y arrive pas.

"Tout ce que je sais, c'est que je ne sais rien". Finalement, personne ne sait. Les gens se rendent-ils compte de leur propre ignorance ? J'ai tellement l'impression que nous voyons et que nous comprenons qu'une infime partie de ce qui nous entoure, comme si on avait des œillères qui nous empêcherait de voir. Ce serait comme être dans une pièce avec plein de portes derrière lesquelles se cachent des connaissances, des choses que l'on ignore. Il y a certaines portes qu'on peut ouvrir, d'autres non. Il y en a dont on ne soupçonne même pas l'existence mais qui sont bel et bien là. Parfois, quelque chose de mauvais se cache derrière ces portes, parfois on le sait, parfois non. Alors parfois on choisit de ne pas les ouvrir et de rester dans l'ignorance. J'admets que l'ignorance à quelque chose de confortable car avoir la connaissance de certaines choses est douloureux, la vérité peut faire mal. Je suis tiraillée entre l'envie d'ouvrir certaines portes ou de les laisser closes. Je veux savoir et je ne veux pas savoir.

J'ai essayé d'expliquer du mieux que je pouvais en essayant de donner des exemples, des comparaisons et en faisant des analogies pour que ça soit plus clair. C'est difficile de mettre des mots sur quelque chose qu'on ne comprend pas soi-même. J'ai essayé de faire quelque chose d'aéré en regroupant mes idées pour que ça soit moins chiant à lire. J'espère que certaines personnes auront lu jusqu'au bout. J'ai parfaitement conscience que pour certains points je n'aurai peut-être jamais de réponses ou que je les trouverai avec le temps. Tout comme je sais que pour d'autres points, que j'ai sûrement présentés comme des fatalités, que c'est à moi d'agir et que moi seule peux faire changer les choses. J'ai peut-être aussi présenté certaines choses comme des problèmes alors que ce n'en sont pas. Alors oui, j'ai dû écrire de la merde à certains endroits, mais je m'en fiche. Je ne voulais pas écrire quelque chose de juste, je voulais simplement écrire. Je voulais simplement mettre des mots sur ce que je ressentais.

Ça faisait assez longtemps que je voulais écrire ce texte. Je pense que je voulais juste qu'on sache, je voulais juste qu'on me lise. C'est tout ce que je cherchais en postant ici. Mais j'ai l'impression qu'avoir mis des mots sur ce que je ressentais et les avoir organisés rend mes idées un peu plus claires. Je crois que ça m'a fait du bien d'écrire, mais je n'en suis pas sûre.

Merci d'avoir lu. Vraiment.


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  2. Posté le 23/11/2017 à 17:54:31  
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Salut à toi, eh bien sincèrement j'ai lu tout ton texte et ton histoire parce que tu a réussi a me faire tenir en haleine tout le long. Enfin je dirai pourtant que tu as l'aire d'être une belle personne pourtant quand je te lis, tu as l'aire intéressante, peut être n'arrive tu pas à l'exploiter ? Ce que je pourrai comprendre vue dans laquelle société on vit c'est difficile. Tu ne te sens pas a ta place, moi aussi et je pense que c'est d'autant plus normal. Il faut savoir être fort et faire des sacrifices, peut importe ce qu'en pense les autres, vis ta vis avec toute tes personnalités, et peut être qu'au bout de certains moment tu tomberas amoureuse de l'une d'elle et adoptera l’attitude qui te fait t'aimer, ou bien tu aimeras le tout, toute ses personnalités, avec leur qualités et leur défaut, et un jour tu pourras vraiment te dire que tu es unique car tu aura accepter tes paradoxes.


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oaril
  1. answer
  2. Posté le 24/11/2017 à 19:14:35  
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Merci beaucoup d'avoir pris le temps de lire.

Je ne vois pas vraiment ce qu'il y a à exploiter pour devenir quelqu'un d'intéressant.
Le problème c'est que je suis faible. Ce n'est peut-être pas une fatalité mais je n'arrive pas à changer.
Je dissocie ces personnalités mais peut-être qu'elles forment un tout. Ça part dans plusieurs directions et je me sens perdue. Je suis unique mais je ne sais pas qui je suis.
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  2. Posté le 24/11/2017 à 21:10:05  
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Oaril a écrit :

Merci beaucoup d'avoir pris le temps de lire.

Je ne vois pas vraiment ce qu'il y a à exploiter pour devenir quelqu'un d'intéressant.
Le problème c'est que je suis faible. Ce n'est peut-être pas une fatalité mais je n'arrive pas à changer.
Je dissocie ces personnalités mais peut-être qu'elles forment un tout. Ça part dans plusieurs directions et je me sens perdue. Je suis unique mais je ne sais pas qui je suis.
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De rien c'est normal :).

Disons que si je prend mon cas j'estime moi aussi n'être pas intéressant aux yeux de ceux qui m'entourent, ce qui compte c'est de s'intéresser d'abord sois même. Quand on développe des idées par exemple si tout le monde ne les trouves pas intéressante c'est peut être parce que c'est la majorité qui ne l'est pas et ne peut donc pas aimer ce qui est véritablement intéressant.

Essaie de développer un certains charisme avec toute ces personnalité le potentiel doit être énorme, il n'y a rien de plus satisfaisant que de savoir imposer la personne qu'on ai, car on peut enfin montrer qu'on a peur de personne, qu'on a rien a perdre. Le fait de s'accepter réellement et de s'assumer est une grande force dans le sens ou si un jour on te critique eh bien cela ne t'atteindra pas car tu sais ce que tu vaudra.

Je relève aussi un paradoxe c'est que tu dis ne pas savoir qui tu es, mais réellement je ne pense pas qu'une personne qui pourtant dirait se connaitre aurait réussi aussi bien a se décrire dans un topic. Enfin quand je t'ai lu j'ai vue une personne qui a du potentielle au niveau de sa personnalité.

Moi avant j'étais le mec timide, pas confiance en sois, négligé, mal a l'aise etc... Aujourd'hui je sais ce que je vaut et qui je suis réellement et sa a pris des années pour que je le comprenne car rien ne se fait du jour au lendemain. J'ai une confiance absolue en moi, je vie comme si je n'avais rien perdre, je souhaite marquer les esprits qui veulent apprendre a me connaitre etc...

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frad51
  1. answer
  2. Posté le 25/11/2017 à 19:42:02  
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Tu te poses beaucoup de questions, c'est une bonne chose comme ça peut aussi être un handicap. Tu es capable de raisonner, mais tu raisonnes trop. La plupart de tes interrogations amènent à des réponses abstraites, normal que tu ne saches pas quoi penser sur certains aspects de ta personne.

J'ai bien aimé ton pavé (mais bordel, c'est sans aucun doute le post le plus long que j'ai lu sur un forum, du moins celui-ci), j'aurai pu écrire la même chose sur pas mal de points. Et puis tu as une plume agréable, c'est déjà quelque chose que beaucoup n'ont pas.

La solitude, porter un masque avec les autres, l'introversion, bienvenue au royaume des écorchés. Pourquoi es-tu écorchée ? Pourquoi es-tu triste d'être toi ? Sur certaines choses, il faut savoir écouter la petite nature qui est en nous. Réfléchir ne permet pas de résoudre un problème que l'on refoule.

Et il faut aussi savoir doser entre le concret et le philosophique. C'est la chose qui différencie les personnes lambdas et les âmes errantes : les lambdas pensent peu et obéissent à leurs pensées qui sont simples et claires, les âmes errantes pensent à plein régime à propos de tout et de rien, mais sont incapables d'agir selon la plupart de leurs pensées.

Si ça te fais du bien d'écrire et de parler, je serai ravi qu'on discute en mp. Entre âmes errantes.
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oaril
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  2. Posté le 26/11/2017 à 12:23:27  
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Ma conscience a écrit :


De rien c'est normal :).

Disons que si je prend mon cas j'estime moi aussi n'être pas intéressant aux yeux de ceux qui m'entourent, ce qui compte c'est de s'intéresser d'abord sois même. Quand on développe des idées par exemple si tout le monde ne les trouves pas intéressante c'est peut être parce que c'est la majorité qui ne l'est pas et ne peut donc pas aimer ce qui est véritablement intéressant.

Essaie de développer un certains charisme avec toute ces personnalité le potentiel doit être énorme, il n'y a rien de plus satisfaisant que de savoir imposer la personne qu'on ai, car on peut enfin montrer qu'on a peur de personne, qu'on a rien a perdre. Le fait de s'accepter réellement et de s'assumer est une grande force dans le sens ou si un jour on te critique eh bien cela ne t'atteindra pas car tu sais ce que tu vaudra.

Je relève aussi un paradoxe c'est que tu dis ne pas savoir qui tu es, mais réellement je ne pense pas qu'une personne qui pourtant dirait se connaitre aurait réussi aussi bien a se décrire dans un topic. Enfin quand je t'ai lu j'ai vue une personne qui a du potentielle au niveau de sa personnalité.

Moi avant j'étais le mec timide, pas confiance en sois, négligé, mal a l'aise etc... Aujourd'hui je sais ce que je vaut et qui je suis réellement et sa a pris des années pour que je le comprenne car rien ne se fait du jour au lendemain. J'ai une confiance absolue en moi, je vie comme si je n'avais rien perdre, je souhaite marquer les esprits qui veulent apprendre a me connaitre etc...
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J'ai l'impression qu'intéresser les autres est plus important que s'intéresser soi-même. J'aimerais être intéressante pour que les autres s'intéressent à moi. Je n'arrive pas à évaluer l'intérêt que je porte à moi-même. Mais je pense que les deux sont sûrement liés : je m'intéresserai moi-même quand les autres s'intéresseront à moi.
Il y a plein d'idées, de pensée et d'émotions que je refoule et que j'intériorise, mais peut-être que je ne devrais pas.

Je ne sais pas comment faire pour développer ce charisme, s'il existe. Je considère ses personnalités comme une faiblesse et non comme une force. Je ne vois pas comment les utiliser.

Je ne pense pas qu'on puisse savoir totalement qui on est vraiment. Plus je cherche qui je suis, moins j'ai l'impression de me connaître.
C'était difficile de me décrire, de m'analyser en trouvant les mots justes puis en essayant d'en déduire quelque-chose. Je l'ai fait mais je ne pense pas pour autant me connaître.

Comment tu as fait pour changer ?

Frad. a écrit :

Tu te poses beaucoup de questions, c'est une bonne chose comme ça peut aussi être un handicap. Tu es capable de raisonner, mais tu raisonnes trop. La plupart de tes interrogations amènent à des réponses abstraites, normal que tu ne saches pas quoi penser sur certains aspects de ta personne.

J'ai bien aimé ton pavé (mais bordel, c'est sans aucun doute le post le plus long que j'ai lu sur un forum, du moins celui-ci), j'aurai pu écrire la même chose sur pas mal de points. Et puis tu as une plume agréable, c'est déjà quelque chose que beaucoup n'ont pas.

La solitude, porter un masque avec les autres, l'introversion, bienvenue au royaume des écorchés. Pourquoi es-tu écorchée ? Pourquoi es-tu triste d'être toi ? Sur certaines choses, il faut savoir écouter la petite nature qui est en nous. Réfléchir ne permet pas de résoudre un problème que l'on refoule.

Et il faut aussi savoir doser entre le concret et le philosophique. C'est la chose qui différencie les personnes lambdas et les âmes errantes : les lambdas pensent peu et obéissent à leurs pensées qui sont simples et claires, les âmes errantes pensent à plein régime à propos de tout et de rien, mais sont incapables d'agir selon la plupart de leurs pensées.

Si ça te fais du bien d'écrire et de parler, je serai ravi qu'on discute en mp. Entre âmes errantes.
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Je ne sais pas quoi faire de ces questions. Habituellement, quand on a une question on cherche une réponse. Mais une question a-t-elle toujours une réponse ?

Merci. Je voulais écrire quelque-chose de complet donc c'était difficile de faire plus court.

Je ne sais pas pourquoi je suis triste d'être moi. Peut-être parce que je ne me comprends pas, parce que n'arrive pas à accomplir ce que j'aimerais faire, parce que je rêve d'un autre moi bien plus intéressant que celle que je suis, parce que je n'arrive pas à devenir celle que je veux être, parce que je ne sais pas ce que je veux.

Je me reconnais bien dans ta définition d'âme errante. Ce sera un plaisir de discuter avec toi.

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  2. Posté le 26/11/2017 à 18:19:41  
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Oaril a écrit :

J'ai l'impression qu'intéresser les autres est plus important que s'intéresser soi-même. J'aimerais être intéressante pour que les autres s'intéressent à moi. Je n'arrive pas à évaluer l'intérêt que je porte à moi-même. Mais je pense que les deux sont sûrement liés : je m'intéresserai moi-même quand les autres s'intéresseront à moi.
Il y a plein d'idées, de pensée et d'émotions que je refoule et que j'intériorise, mais peut-être que je ne devrais pas.

Je ne sais pas comment faire pour développer ce charisme, s'il existe. Je considère ses personnalités comme une faiblesse et non comme une force. Je ne vois pas comment les utiliser.

Je ne pense pas qu'on puisse savoir totalement qui on est vraiment. Plus je cherche qui je suis, moins j'ai l'impression de me connaître.
C'était difficile de me décrire, de m'analyser en trouvant les mots justes puis en essayant d'en déduire quelque-chose. Je l'ai fait mais je ne pense pas pour autant me connaître.

Comment tu as fait pour changer ?

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Moi je ne me porte absolument aucun intérêt, mais je m'aime tel que je suis, je ne porte d'autant plus aucun intérêt à ceux qui ne s’intéressent pas à moi, et ne cherche pas leur intérêt, cependant je suis toujours là si quelqu'un a besoin qu'on lui porte de l'intérêt et que cette personne le mérite vraiment.

Pour développer ce charisme la première étape c'est de s'affranchir du regard des autres, quelqu'un qui s'impose sera toujours critiquer par jalousie, d'autre seront séduit et admirerons cette posture de leader de sois même. On a tous des faiblesses c'est sur, moi même j'en ai, mais à force de ce forger en surmontant nos faiblesses nous devenons plus fort. Comment les transformer en force ? Il ne faut prendre que ce qui te rend fort dans les expériences et les événements de ton vécu.

Oui on ne peut pas savoir totalement qui on ai et c'est ce pour quoi on a toute une vie pour le découvrir, par nos choix, nos valeurs, nos principes, nos actes, notre amour etc... On a tous un moment dans notre vie ou on se pose plein de question existentielle parfois il ne faut pas chercher a en avoir les réponses, le mystère de nous même et en fin de compte ce qui nous rend unique sans qu'on puisse nous même nous l'expliquer. Je trouve que c'est un charme de la nature.

Moi pour changer, cela c'est fait dans le plus grand des hasards, je suis tomber amoureux d'une fille et je n'ai rien fait pour qu'il se passe quelque chose avec, résultat, que de regret. Mais c'est une bonne leçon pour moi que je mérite amplement car je n'ai pas su porter mes couilles, je sais très bien que se plaindre est inutile et faible. Alors j'ai compris qu'il fallait que j'impose ma personne et vivre en ayant rien a perdre, mourir demain ? Pas grave, il faut avoir un mentale d'acier et ne pas avoir peur d'être seul contre tous.


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oaril
  1. answer
  2. Posté le 27/11/2017 à 19:28:57  
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Le regard des autres a un réel impact sur moi, je ne peux pas faire comme s'il n'existait pas. J'agis plus en fonction des autres qu'en fonction de moi-même. Je pense qu'il faut trouver un équilibre entre ne pas prendre en compte les autres et subir leurs regards. Je n'ai pas encore trouvé cet équilibre.

Je suis d'accord. Mais je pense que malgré le fait qu'on ait plus de réponses avec le temps, certaines parts de nous resteront inaccessibles.

Il y a eu un élément déclencheur, quelque-chose qui t'a fait changer. Ça m'arrivera peut-être, mais sinon c'est à moi de changer.


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  1. answer
  2. Posté le 03/12/2017 à 12:43:49  
  1. Prévenir les modérateurs en cas d'abus
 
Hey,

J'ai lu l'entièreté de ton texte. D'habitude je ne le fais pas.
Mais là, comme il s'agit de toi....

Je me suis tellement retrouvée dans ce que tu as écris. Sur presque tout les points.
Je comprend mieux certaines de nos discussions maintenant, et je m'aperçois de la futilité affligeante de nombre de mes propos dans celles-ci. J'aimerais te présenter des excuses pour cela. Honnêtement.

J'aimerais dire quelque chose sur chaque faits que tu a soulevé, mais cela entraînerait certainement un débat interminable et brouillon.

Comment rendre mes pensées brèves sans répéter ce qui a déjà été dis...

A mes yeux, avec tout ce que tu as décris là, tu es une perle rare. Je suis sincère.
Tu es une belle et véritable personne, mais tes recherches, tes doutes, tes questions, et tout ce que s'ensuit, te perdent.

Les mots me manquent. Je suis désolée de poster une réponse aussi peu construite et utile...


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*"Keep Calm and Be Yourself"
*La vie est un plat d'espoir, pimenté de souffrances et assaisonné de joies.
*Just MUSEic
* Dar amistad a quién quiere amor, es como dar pan a quién quiere agua.
* "You can either feel like a victim all the time, or you can get off your ass and do what you want to do." Chester Bennington.
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oaril
  1. answer
  2. Posté le 03/12/2017 à 19:05:58  
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Je ne vois pas pourquoi tu me présentes des excuses, je ne vois pas ce que tu te reproches. Tu es très bien comme tu es et je t'apprécie beaucoup, vraiment.

Merci, ça me touche vraiment ce que tu dis. J'espère que je me trouverai, un jour.

Avant de poster, je savais qu'il y avait la possibilité que tu lises ce topic, mais je ne savais pas si je voulais que tu saches. Mais finalement, ça me fait plaisir que tu l'aies lu, tout comme ça me fait plaisir que tu répondes sans chercher à m'aider. Parce qu'au fond je ne cherchais pas de l'aide, je cherchais juste à m'exprimer.


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passagereoccitane
  1. answer
  2. Posté le 09/12/2017 à 15:35:28  
  1. Prévenir les modérateurs en cas d'abus
 
Ça me fait aussi plaisir de te voir dire ça. :)


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