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Prévenir les modérateurs en cas d'abus 
la vie est pleine d'émo-tions
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was-es-bedeutet
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  3. Posté le 16/08/2007 à 12:12:25  
  1. Prévenir les modérateurs en cas d'abus
 
Beaucoup de gens ont des passages dans leur vie, ils ne savent pas quoi faire à ce moment!

Que faites vous pour lutter, musique, dessin?

Moi personnellement j'écris, des pitites histoires, pas très marantes, étant donné que généralement si j'écris c'est que je n'ai pas le moral ^^.

J'aimerais donc les faire partager, et savoir si ça vous plait à vous?



LUI

Je voulais raconter l'histoire d'une petite fille voulant devenir grande. En faisant parvenir ce message, je vous dévoile une partie de ma vie.
Nous sommes en 2006, je suis agée de 13 anset je crois être amoureuse. Je dis "je crois" car, à l'époque, je n'avais pas totalement compris dans quelle histoire cela me mènerai.
Aujourd'hui je vais au collège. En entrant je croise celui que mon coeur a élu il y a déjà deux ans. Je l'ai rencontré à mon arrivée en sixième, depuis je ne l'ai plus jamais oublié. Il n'était pas extraordinairement beau mais lorsqu'il me parlait je me sentais vasciller sur mes petites jambes et mon coeur battait si fort que j'avais l'impression qu'il allait sortir de ma poitrine. Il y avait une étincelle dans son regard qui laissait apparaitre une lueure bleutée dans ses yeux d'origine marrons. C'était le garçon parfait, mais un obstacle dominait, il avait trois longues années de plus que moi. Au fil des mois j'essayais en vain de me rapprocher de plus en plus de lui. Les filles à qui il adresait ce regard magnifique restaient des filles de son age et donc pas moi. Elles étaits grandes, filiformes, belles et , pour lui, celà suffisait pour lui plaire. Si seulement j'avais pu leur ressembler... Les seules fois qu'il m'approchait et me parlait c'était pour me demander si ma soeur était libre le soir. Bref, vous l'avez certainement compris, je commençais ma quête pour une amour impossible.

Un an aprés, j'appris que mon amour impossible avait un petit frère nommé Loic. Ce "Loic" en question se trouvait être un des garçon de ma classe et je ne m'en étais pas rendue compte et parait-il qu'il voudrait apprendre à me connaitre. Mon amie m'avait dit qu'il ressentait quelque chose pour moi. Quand j'y pense, vous allez trouver cela horrible de ma part mais si je m'approchais de Loic, je me rapprocherai de son frère. Aussitôt je décidais d'aller lui parler t je lui avais demandé directement aprés de sortir avec moi. Il était gèné, ce qui est tout à fait normal, puis répondu par un "oui" extrêmement timide. Je croyais que j'étais la fille la plus heureus du monde mai cette situation à trés vite tourné à l'horreur. Au cour des semaines je devais me soumettre à toutes ses volontés. C'était le pire des petits amis qu'on puisse avoir.

Je reviens dans le présent. Donc, je vous disais que je l'apperçois à la grille de l'entrée. A ce moment précis je ne me doutais pas une seconde de s qu'il allait se tramer.
On entendit une voiture débouler à toute allure au bout de la rue et à la suite de ce qui se produisit, je fus tellement horrifiée qu'encore aujourd'hui j'ai du mal à comprendre pourquoi?

Depuis ce jour, je ne cherche plus l'amour et je ne parle plus non plus. C'est pour cela que j'écris mes souvenirs plutôt que d'en parler. La voiture à foncé droit sur Lui, il a était projeté sur une distance de plus de dix mètreset... il est mort sur le coup.
Maintenant vous comprenez pourquoi on ne lit plus de sourires sur mes lèvres et pourquoi je suis muette.
La dernière chose qu'a pu faire ma bouche a été de hurler plus fort que personne au monde...




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SOUVENIR

Vivre ?! C'est quoi ce verbe ? Il me semble avoir connu cette expression il y a déjà plusieurs années. Enfin peu être que toi tu connais... Quoi ? Je te parais lugubre, tu crois que je ne vois que le mauvais côté des choses, et bien en ne me connaissant pas comme moi je me connais, on pourrait y croire je te l'accorde.
Mais à mon tour de parler, oui, je reste trop souvent spectateur de ce qui se trame autour : la connerie humaine, le monde qui nous entoure, ceux qui rient sans se sentir coupables, ceux qui pleurent sans savoir pourquoi, les indifférents, les oubliés, les tarrés, ceux qu'on croit fous, etc... Un vrai monde de cinglés non ? Tu vas pas me dire le contraire !
Et oui je n'ai plus envie de rire, ni de pleurer, ni de me voir non plus. Rien que d'apercevoir une mèche de mes cheveux m'écœure. Je sais, c'est pas banal, mais j'ai juste une envie de rien, de t'écrire ce que je sais, ce dont j'ai été témoin sans Lui venir en aide, sans l'empêcher de sauter, pourtant ce qu'elle me demandait c'était pas la mer à boire et, d'ailleurs, maintenant que ça c'est passé je la boirais volontiers pour juste la regarder une dernière fois.
Ne t'inquiète pas j'ai compris que t'es perdu et que tu pige rien à ce que je baragouine. Je vais t'expliquer n'ai crainte, mais avant laisse moi nous mettre dans l'ambiance, il fallait bien un prologue de toute façon, pas d'accord ?
Je ne suis pas là pour te raconter ma vie mais plutôt celle que j'ai brûlé petit à petit, celle de mon amie, elle qui partageait tout avec moi, ma sœur d'âme...

Tout à commencé il y a six ans. Je venais de faire mes premiers pas dans le collège et me sentais déjà mis à l'écart de part ma timidité et surement un look particulier et pas assez banal pour les autres. La sonnerie retentit et je me dirigeais vers mon numéro de salle. C'est là que je l'ai vu. Elle, cette fille, je devais obligatoirement avoir beaucoup de choses en rapport avec elle. Elle portait un pantalon large noir laissant apparaitre sur les côtés ses chaussettes rayées rouges et blanches, un t-shirt avec des ailes noires et argentées dans le dos, devant était inscrit en lettres gothiques rouges sang, et oui je m'en souviens : « J'aime le rock mais je te hais ». Elle portait des converses noires avec des têtes de morts imprimées. Mais ce qui m'a le plus attiré chez elle c'est, il me semble, sa coupe de cheveux : rouge avec des mèches blanches et noires, sa frange mal coupée tombant légèrement sur des yeux d'un bleu/gris éclatant cerné de noir. Enfin je ne me sentais plus seul et je décidais de tout de suite lui parler. Comme je l'imaginais, elle était à l'extrême de la gentillesse et de la sociabilité. Depuis ce jour nous étions inséparables. Ah oui, j'ai faillis oublier, elle s'appelle, enfin s'appelait Jenny.
Ensemble nous étions heureux, nous avons passé tout le collège, imperturbables, puis est arrivé le lycée. Hors de question de, ne serait ce que penser nous séparer et nous étions reparti pour passer encore plusieurs années à nous supporter et nous soutenir ! Nous avions même projeté de nous installer ensemble plus tard. Elle était ma meilleure amie et personne ne pouvait me l'enlever, enfin c'est ce que j'espérais...
Je n'avais pas remarqué, au fil des années à quel point elle était devenue belle, une vraie jeune femme. Elle sortait désormais avec un gars d'une banalité étouffante et était de moins en moins avec moi. Elle perdait son temps avec lui d'autant plus qu'il la trompait mais je ne disais rien tellement elle était heureuse. Peu à peu nous nous éloignions et je ne pouvais pas supporter cette solitude quotidienne. Au bout de quelques mois qu'elle était avec lui je décidais de lui parler de notre situation actuelle, or elle rejeta l'idée que je me faisais avec un simple :
_Mais non mon poulet, j'ai juste grandi !!
Peu être avait elle raison mais dans ce cas là c'est moi qui avais donc oublié de grandir.
Après une discussion avec « l'homme de sa vie » je me rendis compte qu'il fallait que moi aussi, en tant que son amie, je trouve quelques occupations. Je me pris donc en main. Je sortais avec des pots, me suis mis à la guitare, les filles qui ne valaient pas un clou à côté de ma Jenn. Je sombrais peu à peu dans la déprime et la solitude. Un soir, seul, comme d'habitude, je me fis accoster par un homme que je distinguais à peine tant j'avais bu. Il me glissa un petit paquet de plastique dans la poche, j'entendis une sirène de police, il partit en courant en me lançant un « planque-toi man si tu veux pas te retrouver au placard ». Sur ce je n'en vis pas plus car mes paupières, aussi lourdes étaient elles, venaient de se fermer sur mes yeux morts de fatigue.
Le lendemain, chez moi, alors que je vidais mes poches, un sachet plein de coc tomba. Sur le coup je me posais des tas de questions sur sa provenance et puis tant pis, dans l'état dans lequel je suis, ça ne peut pas me faire plus de mal...
Au cours des semaines mon état s'était sérieusement aggravé, j'étais presque devenu toxico, devenu dépendant de poudre, de plus, par moment, il me semblait même être schizo...
Un jour ma mère hurla dans l'escalier que j'avais de la visite. Mais cela pouvait bien être ? Pour bien paraitre je voulus m'arranger un peu mais quand je vis ma face dans le miroir j'étais prés à sauter par le balcon, c'était « la nuit des morts- vivants le retour ! ». La porte s'entrouvrit, on sentait un geste d'hésitation, puis elle fut violement ouverte et laissa entrer un Ange en pleur, Jenn !
Ce n'était pas de simples pleurs de petite tristesse. Ces larmes montraient que toute la misère du monde lui était tombée dessus. Elle se jeta dans mes bras , triste comme jamais personne ne l'a été. Le seul mot qu'elle prononça en une heure de pleurs fut :
_Pardon...
Mais pourquoi pardon ? Pardon de m'avoir laissé tombé, de ne pas avoir vu que j'avais besoin d'elle, de n'avoir rien fait alors que je devenais petit à petit dépendant de drogue... ?
En fin elle m'expliqua tout ce que je voulais savoir, tous ses mots étaient coupés par les larmes qu'elle avait dans la gorge :
_ Tu sais, cet enfoiré m'a trompée avec presque toutes les midinettes du quartier, et moi je croyais l'aimer, mes parents vont se séparer, mon frère est parti de la maison, une multitude de choses qui ne vont pas mais le pire c'est que je t'ai abandonné sans même m'en rendre compte.
Après avoir pleuré pendant des heures elle ferma les yeux un court instant et les rouvrit en me fixant et dit :
_Et le pire c'est que je n'ai jamais aimé personne autant que toi...
Cette dernière phrase me laissa perplexe. Lors de mon petit moment de réflexion elle s'était endormie dans mes bras comme une enfant d'à peine cinq ans. Je la regardais, ma princesse , mon ange et je réalisais à quel point elle comptait sur moi. Fatigue oblige, je m'endormis moi aussi.
Quand elle se réveilla j'étais encore endormi. Elle fit le tour de la chambre comme si elle ne l'avait jamais vu et qu'elle la découvrait d'un air éblouie. Un petit sachet attira particulièrement son attention, ce ne pouvait pas être de la ... Non ! C'en était bien . Je me réveillais à mon tour et elle était là, assise ç côté de moi, toujours en larmes. Je lui dis que tout allait s'arranger, c'est alors qu'elle me tendit le sachet devant le visage. Je lui répondis que c'était fini mais, bien entendu, elle ne me crut pas. Mince, que pouvais-je faire en cette situation ?
Elle m'énuméra tout ce qu'il allait ce passer si je continuais, mais je lui répondis que j'en avais déjà conscience et que je ne pouvais pas arrêter. Elle me conseilla de suivre une thérapie de groupe et je refusais obstinément et assez brusquement. Elle eut peur de moi et se dirigea rapidement vers la porte. Je la bloquais, je ne voulais pas qu'elle en parle, mais pas non plus qu'elle me craigne. Je lui expliquais que tout ce dont j'avais besoin c'était elle, qu'il fallait qu'elle m'aide, me soutienne. Elle répondit en pleurant :
_C'est ce que je suis en train de faire justement.
Je me retournais et m'installais sur mon lit dos à Jenn tandis qu'elle faisait demi-tour et s'approchait de moi, à ce moment là je ne sais pas pourquoi, alors qu'elle n'avait pas besoin de mes reproches, je lui dis :
_Tu sais, je dois t'avouer que moi aussi je t'aime et plus fort que tout d'ailleurs. Si j'ai commencé à faire ça c'est parce que tu n'étais pas là. Je n'existais plus pour toi, je n'étais qu'un souvenir...
Elle s'assit à mes côtés et me demanda de la regarder. C'est ce que je fis. Pendant plus d'une heure nous nous étions fixés sans rien dire. En fin je décidais de prendre le devant et je fis quelque chose dont tu dois déjà t'en douter. Et bien oui, je venais d'embrasser la personne qui, pour moi, comptait le plus au monde. C'est banal hein, oui, peu être mais c'est pas fini...
A la suite de ce baiser je lui avais glissé :
_Tu verras tout va s'arranger pour nous...
Elle me sourit mais ma phrase n'était pas finie :
_...Si tu ne dis rien à personne et que tu ferme les yeux sur ce que tu viens de trouver.
Elle s détacha de mon étreinte et partit en courant.
Le lendemain ma mère me porta une enveloppe que Jenn venait juste de lui donner. Je descendis l'escalier plus rapidement que jamais mais la rue était vide, rien à l'horizon, je voulais me faire pardonner, je ne savais pas ce qu'il m'avais pris la veille. Je m'en voulais. Je lui avais fais du mal alors que je devais veiller sur elle.
J'ouvris la lettre, à l'intérieur se trouvait des mots, une liste de mots pour être précis, après les avoir lu je restais figé sur place et parti en courant dehors pour la retrouver. Pendant que je parcourais la ville à sa recherche les mots de la lettre me revenaient et me faisaient du mal. Il était écris : « rencontre, amitié, vie, joie, passion, séparation, tristesse, retrouvailles, amour, peur, débauche, horreur, mensonge, déprime, suicide. ».
Elle comptait donc se donner la mort à cause de moi, je devais la retrouver à temps. Je courus le long du fleuve, traversais le pont et là, elle était là... Mais il était trop tard, un corps, son corps flottait à la surface. Une larme coula sur ma joue, je tombais en arrière, hurlais, je l'avais tuée...

Depuis ce jour, j'ai suivis une thérapie, pleure tous les soir, mais surtout, je ne sors plus de ma chambre sans qu'il en soit vraiment nécessaire et regardes les seuls souvenirs qu'il me reste d'elle : une mèche de ses cheveux, une chaussette, une bague, son collier fétiche, des photos de nous deux...
Et le pire dans l'histoire c'est que je ne lui avais pas mentis. Je l'aimais et je l'aime toujours. Elle était mon ange, ma raison de vivre. Celle qui m'avait tendu la main quand j'en avais besoin et à cause de moi elle n'est plus là. Je suis mort à l'intérieur, je ne suis plus qu'un corps, pas la peine de mettre fin à mes jours puisque la lumière qui m'animait est déjà éteinte, je ne ressens plus rien. Je suis, il me semble, devenu cinglé depuis.





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Was liebe bedeutet ?



Salut ! Bon, on attaque dans le vif du sujet ou je fais une introduction ?
A qui je parle moi, donc, moi ben, en fait, je ne sais pas vraiment qui je suis ni ce que je deviendrais mais passons ! Je m'appelle June, suis en seconde et me pose beaucoup trop de questions. Aujourd'hui par exemple, j'ai vu un homme se taper une bimbo sur sa bagnole en sortant de boite, et bien au lieu de tracer ma route, j'ai eus quelques secondes de réflexion : je me demandais si cette files aimait vraiment ce gars ou si à l'intérieur d'elle-même elle pleurait se rendant compte de son erreur de jugement.
Enfin bref, revenons à nos moutons. Je suis une adolescente banale mis à part que mes parents soient blindés et qu'ils divorcent pour mettre un peu de piment dans leurs vies peu être, ma meilleure amie s'est suicidée il y a deux mois, mon frère est toxico, ma voisine est la maitresse de mon père et vice versa pour le voisin et ma mère... J'évolue dans un monde où j'ai tout ce que je désire mais cela ne me suffit plus, je veux percer un secret : Que signifie vraiment le mot aimer ? Il est vrai que l'on entend souvent ce mit et pourtant, vous êtes vous vraiment penché sur son sens ?
Et voilà, je recommence, encore des questions. En fait je dois vous avouer qu'une fille comme moi ne coure pas les rues, en effet je suis un spécimen rarissime, je pourrais pousser quelqu'un au suicide avec mon esprit de persuasion. Et puis reconnaissez que lorsque l'on a tout ce que l'on veut et bien on a rien et on s'ennui en définitive... Ah oui ! J'ai oublié, je suis en quelque sorte agoraphobe, c'est assez emmerdant à la longue !

C'est bon l'intro est placé, maintenant on commence !

Aujourd'hui mes parents se sont engueulés, quoi de plus normal... Je sors, ce matin je commence par Anglais, matière inintéressante à mon gout, on appelle ça une langue vivante mais le cour est plus mort que Kennedy lui-même...Ensuite je vais en Allemand, pour vous dire, c'est la seule matière que j'aime vraiment car : d'abord, mes parents ne pigent rien à c'que j'cause, ensuite, les insultes peuvent fuser on ne vous dira rien et enfin, l'Allemagne est un pays extra franchement ! Mon prof n'est pas comme les autres, il sait donner un intérêt à sa matière et ça me plait pour cette raison parmi tant d'autres.

Je ne sais pas ce que je ferai plus tard, à vrai dire, j'ai pas du tout envie de bosser, avec le fric qu'on a je pourrai limite me la jouer Paris Hilton en moins conne peu être. Oui, ok, j'aime pas les décolorées, et alors, il y a une loi contre ça ? Elles sont tellement futiles et superficielles...
Teins ! Un chat écrasé, à quoi il a bien pu penser avant de se faire scratcher comme ça ?
Euh, je m'éloigne du sujet d'enquête là. Alors, si je faisais semblant de craquer sur un de mes pots, peu être que ça m'aiderait, qui sait ? Je vais pas en choisir un moche non plus je pense que Tom fera l'affaire, il est vraiment pas mal.

Alors, ne vous inquiétez pas, j'ai sauté une sacrée étape là, pour vous mettre dans le bain, ça fait un an que je traine avec Tom. C'est génial de jouer la comédie et le mieux c'est que lui aussi, il s'est prit au jeu, on est le couple le plus foireux du lycée. L'enfant gâtée et le beau gosse blindé. Pendant cette période, je n'ai pas pu m'empêcher de remarquer son pot, il était étrange mais en apprenant à mieux le connaitre, en fait, il est super sympa et j'aime bien rester pendant des heures à parler avec lui pendant que l'autre fait son Donjuan.

Comme on se retrouve, euh, il me semble perdre la tête chers lecteurs. Cela fait cinq mois qu'Ewan, l'ami de Tom, et moi sommes amis et il ne se passe pas un seul instant sans qu'il soit là, dans ma tête. Je n'arrive pas vraiment à le regarder en face désormais car je rêve de lui, parle de lui sans arrêt, je me fais peur, je dois être obsédée par lui, c'et pas normal.

Alors, je vous dis, aujourd'hui n'est pas un jour comme les autres, c'est un exploit que je m'apprête à faire. Je m'avance lentement et frappe à la porte de la chambre de ma mère, et oui , ils font chambre à part maintenant. J'entre non sans vigilance. Quel sourire forcé elle tire...Bon passons, je lui expose tout sur Ewan sans lui laisser le temps d'en placer une. Elle me regarde fixement et prend ma tête entre ses mains comme elle l'aurait fait il y a huit ans et lance un regard aussi niai soit-il. Elle va parler mais je ne lui laisse pas le temps et lui coupe la parole soudainement :
_Tu sais Maman, t'es pas obligée de faire semblant de t'intéresser.
Elle me jure être sincère et, en souriant toujours, elle dis que je suis tout simplement amoureuse.
_Ouais, c'est ça, comme toi et papa hein ?
Elle ne sourit plus, bizarre... Je sors, j'ai entendu assez de conneries pour le moment.
Vingt-deux heures, je suis sur mon lit et rêvasse tout en écoutant « nobody knows » de Pink. Toujours autant de questions en tête mais une parmi les autres domine : Et si elle avait raison ? Si j'étais vraiment amoureuse de lui ? Non impossible, pas moi, quoi que malgré quelques infimes détails, je suis comme tout être au monde et par conséquent il ne serait pas anormal que je ressente un peu d'affection envers quelqu'un de génial.
Après une réflexion de trois longues semaines, la petite June que je suis décide d'en parler à la personne en question, Ewan. Il n'allait rien dire, enfin j'espère...
Aujourd'hui on doit se retrouver au café de la place centrale. Ce sera le bon moment je pense.
Je suis assise sur ma chaise, cours de philo, que de passion, je ne peux m'empêcher d'imaginer sa réaction, pour une fois je suis heureuse et je n'ai fais de mal à personne ! Après tout l'amour, c'est cool !
Voilà, dix-huit heures, il devrait arriver, j'ai déjà commandé, pour moi un diabolo menthe et lui un Pepsi, comme d'habitude. Je suis impatiente, mais en même temps j'ai un peu peur. Oh ! Il arrive.
_Salut !
_Salut, t'es bien joyeuse toi, tu cacherais pas quelque chose par hasard ?
_Si tu savais. Tu vas être scotché !
_Ah, développe ...
_Euh, un peu plus tard tu veux bien ?
_Ok !
On boit, parle, je ne peux m'empêcher de fixer ses yeux... Dix-huit heures quarante six.
_Bon voilà, ça va te sembler étrange de ma part mais, je suis amoureuse.
_Et qui est l'heureux élu ?
_Ben, ..., c'est toi Ewan
_Quoi ?!
_T'as très bien compris
Je souris comme je ne l'ai jamais fais, il me regarde fixement pendant une minute avant de dire :
_Je m'en doutais, t'es comme les autres, moi qui tu croyais exceptionnelle... Il a fallut que tu gâche tout, tu peux pas t'en empêcher ma parole !
Il remit sa chaise en place et s'éloigna dans la rue, dos à moi. Mon sourire s'est effacé, je suis devenue livide, je me sentais vide de l'intérieur.

Trois mois se sont écoulés et toujours aucune nouvelle d'Ewan. Il avait raison, j'ai tout gaché à me croire amoureuse. J'ai été bercée d'illusions par ce foutu verbe qu'est aimer !

En fait, je reprends, l'amour c'est horrible. Le genre de sentiment dont tu pourrais facilement te passer. Pour détruire une personne, c'et simple, t'as qu'à appeler le plus grand illusionniste du monde, Cupidon ...






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LES AUTRES, LUI ET MOI

En effet, le monde est composé de beaucoup d'énergumènes et dans le lot on compte des fous, des gens heureux, malheureux, peureux, rêveurs, vantards, pas sûr d'eux, plein de monde en gros.
Et parmi ces personnes, il y a Lui, Florian, mais je préfère Flo. Il est tout, parfait sous tous les angles, le plus fort dans tous les domaines, mais il a fait une erreur dans sa vie, être mon ami... Oui, c'est une faute de sa part, car maintenant je n'ai d'yeux que pour Lui et pour moi il est plus qu'un ami, il prend toute la place disponible dans mon cœur. Et Lui, pense que je suis seulement son amie et que je n'aime pas les garçons si vous voyez ce que je veux dire. Oui, Il est, comme je le disais, le model même de la perfection et par conséquent être hétéro en étant son amie limitait ses gestes envers moi... Lui faire croire cela est, certes, moche mais puisque « je ne m'intéresse pas aux hommes », pas de quoi se retenir, aucune crainte à avoir... Je vous parais étrange et tordue mais réfléchissez, comment se rapprocher de celui qu'on aime, aussi parfait soit il, sans qu'il modère son comportement avec vous ?

Je ne vous ai pas encore parlé de moi, je sais, mais Il devait passer avant. Et bien, je suis une lycéenne banale, dans une famille modeste, assez jolie d'après ce qu'on dit, ce qu'il faut d'intelligence, un cœur gros comme l'Afrique mais n'appartenant qu'à une seule et même personne pour qui je ferais et dirais tout. Je t'aime Flo et tu n'en sais rien, un jour peu être. Pour l'instant j'aime à te faire croire que je flache littéralement sur ma voisine de palier et profiter de tes bras quand tu pense qu'il n'y à aucunes intentions, ni de sentiments de ma part derrière...Nous sommes heureux comme ça et pour rien au monde j'échangerais ma place. Il habite à deux pas de chez moi, nous allons ensemble chaque matin au Lycée.

Vous voulez une description dans le détail ? Bon si vous le désirez.
Alors, Flo est grand, il me dépasse de vingt bons centimètres du haut de ses un mètre quatre-vingt-deux. Il est brun et se colore les cheveux en noir avec une simple mèche blanche sur sa frange qui part en biais sur la droite, un piercing à l'arcade fait ressortir légèrement ses yeux bleus avec une pointe de gris. Une bouche on ne peut plus parfaite, il tire plus du côté mince des mannequins mais en moins écervelé. Il aime porter des vêtements près du corps noirs avec des motifs plutôt rock sur ses t-shirts small. Je l'aime pour ce qu'il est et il a toujours été comme cela, c'est pour cela que je peux affirmer que je l'aime depuis toujours. Je l'admire, ce n'est pas un sentiment banal et comme les autres, lui dire un simple « Je t'aime » serait un énorme manque de respect pour sa personne. Non aujourd'hui l'amour serait une définition trop brève et simplifiée, Lui je le respecte plus que personne, il est devenu ma passion. C'est à cause de Lui que mon cœur ne cesse de battre trop fort au point que j'en ai mal.
Ensuite moi, Alex, je suis ou plutôt ne suis pas comme les Autres. J'aime me détacher du lot. J'ai les cheveux couleur sang avec des mèches tombantes plus longues teintes en noir comme la nuit sans étoiles. Mes yeux tirent entre le marron, l'or et le vert, ma bouche est assez petite mais mes lèvres sont épaisses. Un corps de fille normale à seize ans, ni de surpoids, ni le contraire. Je porte des pantalons trop larges pour moi et des t-shirts serrés avec différents motifs dessus. Je ne connais pas vraiment ma personnalité mais une chose dont je suis sûre, c'est que le monde m'effraie énormément.
Beaucoup de gens rêvent de la vie parfaite mais ils n'ont pas encore conscience que premièrement : au moins eux ils vivent, ensuite, ils peuvent améliorer leurs vies s'ils le désirent vraiment.
Depuis toute petite j'évolue dans une maison où vivre est un défi, rire est surhumain, penser est incroyable et aimer est considéré comme un péché. Ma famille est étrange, oui, et les promesses sont souvent devancées par des mensonges mais je vis comme ça et me dis que ça pourrait être pire...

Cinq, Quatre, Trois, Deux, Un, Driiiiiiiing ! Oh déjà terminé, bordel, j'ai passé l'heure à regarder ma montre, c'est fou comme les cours de maths sont passionnants. Ah, petit clin d'œil du fon de la classe, Flo aussi se serait-il autant amusé ?
_Vous me ferez tous les exercices des pages 201 à 204, avec un petit supplément pour Alexandra Lombard et Florian Jost, pages 205 et 206 pour demain aussi !
_Mais madame, dis-je.
_Ne te moque pas de moi Alexandra, je ne sais pas et ne veux pas savoir d'ailleurs si vous vous êtes passé le mot avec Florian mais faire un minimum semblant d'écouter mon cour serait-il trop vous demander ?
_C'est bon je vais les faire vos exos...
_Pris sur ce ton cela mérite bien la leçon copiée en double mademoiselle.
Je sors, sinon je lui fou mon poing dans sa gueule de moufette fière d'elle et souriante.

_Ouah tu te rebelles ?
_La ferme s'il te plait, tu seras gentil !
On passe le portail pour rentrer à la maison, mais pourquoi je lui ai dis de la fermer moi. Bon ça va j'ai été polie, j'ai dis « s'il te plait »...
Oh mais qu'est-ce ? Pourquoi il me prend les mains ? IL est peu être maso et a apprécié ce qui expliquerait tout, élémentaire ma chère !
_Pourquoi tu fais ça ? T'as avalé une mouche qui a envahi tes neurones ou quoi ?
_Ah, t'en as des bonnes toi, non regarde la fille là-bas.
_La décolorée en rose à talons aiguilles qui a perdu Ken ?
_Euh ouais, c'est ça !
_Qu'est-ce qu'elle a mis à part son manque éventuel de cerveau ?
_Elles veut sortir avec moi et je veux pas moi, je suis pas Ken comme tu dis.
_Ah, ah, ah, ah...
Je pars dans un fou-rire de malade, elle s'approche, je ris plus fort. Je vais me défoncer la mâchoire si je continu comme ça.
Oh éclat de rire coupé ? Non mais je rêve là, il est en train de me rouler une pelle. Je pige rien là, je suis où ? Je savais que ma prof de maths m'avait poignardé quand j'avais le dos tourné en sortant, je suis au paradis et un ange m'embrasse. C'est-il pas génial ?
_Désolé mais il fallait qu'elle me lâche, et de toute façon ça te gène pas toi t'es homo !
_Oui...
Ah ben non pas de paradis pour aujourd'hui mais je vais pas me plaindre non plus.
_Allez tu monte sur mon dos je te ramène ?
_Okay !
Une légère brise se lève mais l'air qui caresse ma figure est chaud, je ferme les yeux. J'ai l'impression de voler et il me tient pour ne pas que je tombe. On arrive, je ne veux pas le laisser, mais je n'ai pas le choix. Un petit bisou sur le front talonné d'un « A demain petite » me suffit avant qu'il ne se retourne et parte en me souriant une dernière fois avant demain.

Je pousse la porte d'entrée heureuse de ma journée et là, sous mon petit nuage, j'entends des pleurs. Maman ? Je vois mon père avachi sur la table, la tête entre les mains et ma mère en larmes sur le canapé avec de la paperasse à côté.
_Qu'est-ce qu'il ce passe ?
_Ton père vient de perdre son emploi, ta sœur est partie avec David loin d'ici et ça, ça c'est des factures pas encore payées. On est arrivés au bout Alex, j'en peux plus...

Non, Non, Pourquoi il a fallut que ça tourne au cauchemar ? J'hallucine là, c'est pas possible !
Je vais dans ma chambre et pense, je ne dois pas pleurer mais faire quelque chose pour arranger cette situation. Au moins trouver un moyen de payer les factures en attendant que papa retrouve du travail.

Le lendemain, ça sonne à la porte.
_Alex ! C'est pour toi grouille !
_Oui, j'arrive.
Ah c'est Flo.
_Tu viens on va au parc !
_Non désolé pas aujourd'hui, j'ai autre chose à faire.
_Bon ok, c'est pas grave je peux t'aider ?
_Merci mais c'est personnel, je t'appelle ok ?
_ Okay la miss à plus !
Je prends le journal des petites annonces, on ne sait jamais...Journal terminé, rien, je sors.
Je marche dans la rue et me fais accoster, c'est qui celui là ?
_Bonjour, me dit-il.
_Euh, bonjour, vous êtes qui, vous voulez une clope ? Ça tombe mal je fume pas.
_Non je te regardais marcher, je suis photographe, je cherche un modèle et tu correspond à tous les critères ! Ça te dirais de poser pour moi ?
_Non merci, très peu pour moi.
_Je peux te payer si c'est le problème !
_Combien ?
_Comme tu voudras.
_Vrai ?
_Oui, tu accepte ?
_Ouais !
_Ok, viens.

Je me trouve dans un espèce de garage avec une chaise et un appareil-photo qui me fixe.
_Cela vous dérangerez-t-il de me payer avant, j'ai pas trop confiance ?
_T'as raison, tu veux combien ?
_Ben euh, je sais pas trop...
_100 balles par photo ça te va ?
_Ah ben ouais carrément !
_Bien installe toi sur la chaise et fais ce que tu veux, mais reste naturelle, moi je photographie.
Je pose, je suis contente, j'ai trouvé une solution à notre problème, on va s'en sortir, j'ai mille balles pour la séance ! Ça y est dix photos !
_Si on en faisait quelques autres pour plus de fric mais enlève quelque chose.
_ça va pas non !!!!
_C'est bon c'est que des photos.
_Non !
_Si !
_Arrêtez !!
Clac ! Il ferma la porte. Je ne me suis pas laissé faire mais le coup de poing qu'il m'a balancé dans le ventre m'a sérieusement achevé. Il m'a balancé dehors avec les billets et m'a dit « méfie-toi la prochaine fois petite conne ! ».
J'arrive plus à me lever, je crois que j'ai une jambe pétée. Je ne vois pas bien, une ombre s'avance, je me recroqueville, et là tout est noir...

J'ouvre les yeux, je suis dans une salle plus blanche que blanche, je regarde ma jambe, elle est plâtrée, je suis à l'hosto ?
_Tu vas mieux ?
_Quoi ?, je tourne la tête, c'est Flo.
_Oui je t'ai trouvée sur un trottoir avec des billets qui t'entouraient, t'étais dans un état minable, je ne sais pas qui est l'enfoiré qui t'as fait ça mais si je lui tombe dessus il ne verra plus jamais la lumière du jour.
_L'argent...
_Je l'ai donné à tes parents, je suis au courant Alex, tu pouvais me le dire, je t'aurais dis que c'était pas vrai, je ne t'aurais pas laissée comme ça, je t'aurais aidé. Il y a des jours où je ne te comprends pas du tout.
_Putain j'ai mal.
_Encore trois jours ici, après tu viens chez moi, tes parents partent trois semaines en voyage d'affaire avec le patron de ton père. Oui ils ont voulu te faire une blague en te disant que vous étiez fauchés. Ton père a en fait eut une promotion ce jour là, ils s'en veulent, vraiment, mais ils ont du partir sinon la blague de départ se serait réalisée. C'est une connerie qui a mal tournée. De mon côté je vais te bichonner ma petite.
_Quoi ?
_Rien dors !
J'en reviens pas, une blague, je me suis faite tabasser pour que dalle, à cause de l'humour foireux de mes parents, mais je vais, je, je, trouve plus mes mots...

Trois jours se sont écoulés, je vais chez Flo.
_Je sais ce que tu penses, j'ai fais une énorme connerie, j'ai été naïve.
_Non, tu voulais les aider, c'est eux les cons dans l'histoire.
_Tu crois ?
_Oui, j'en suis même certain.
Une semaine s'écoule et on s'éclate, je suis toujours avec Lui, que demander de plus ?

Ce soir la copine de son frère se ramène avec des pots, je ne veux pas savoir ce qu'ils vont faire... En tout cas ils monopolisent tous les matelas...
_Je dors où moi ?
_Avec moi !
_Non
_ça te gène en quoi ?
_Ben rien, juste que..., non rien.
Le soir je suis juste à côté de lui et je regarde le plafond. Il a accroché un poster de Nivana.
Il se lève, je ne le vois pas, il a éteint la lumière. De la musique ? Effectivement, il vient de lancer « le grand secret » d'Indochine, cette chanson est magnifique.
_Aaaaaaaaaaaaah !
_Je t'ai fais peur ?
_Je te voyais pas et en faite t'étais juste à côté de moi et comme un couillon tu trouve intelligent de me souffler dans le coup alors qu'hier on a regardé the ring !
_Pardon.
Il retourne à sa place en passant juste au dessus de moi. Son parfum...Il me demande des nouvelles de mon chat. Je fonds en larmes, il est mort il y a trois jours. Je l'ai trouvé sur la route. Il s'excuse. Je continu de pleurer. Il me prend dans ses bras et caresse mes cheveux.
_Pardon, je voulais pas te blesser.
_T'en fais pas...
_ Bon j'attendais pour te le dire mais je crois que c'est le moment.
_De quoi ?
_Je sais tout Alex.
_Comment ça ?
_Tu penses vraiment que je crois tes conneries comme quoi tu aime les filles. Je sais très bien que ce sont les mecs qui t'attirent et je sais lequel en particulier.
_Ah bon mais...
_C'est moi n'est-ce pas ?
_Non, tu , je, ..., bon oui...
_Pourquoi tu ne me l'as pas dit ?
_ça n'aurait pas été pareil entre nous, tu m'aurais lâchée.
_Tu crois ça ? C'est comme ça que tu me vois ?
_Je...
_Je vais t'apprendre quelque chose, il y a des couples voyant comme Barbie et Ken, et d'autres plus secret, ils ne s'embrassent pas ou très rarement, on croirait des amis mais ils s'aiment et ne disent rien pour ne pas tout gâcher. C'est le cas pour nous deux il me semble, non ?
_Tu vas pas me dire que...
_Chuuut...

Je ne vous raconte pas la suite vous l'avez certainement devinée. Tout ce que je souhaite ajouter, c'est un conseil.
Ne mentez jamais, ça pourrait attirer des ennuis ou des conséquences non envisagées. Ensuite, dites tout haut ce que vous pensez er ressentez, ça ne passera pas forcément bien mais vous vous sentirez mieux...




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Shot at 2007-08-16





Ressentiments



La parole est à Alec :

Je suis à la fenêtre de mon appartement, dehors il fait nuit mais tout est éclairé, c'est beau, l'air n'est pas froid, j'attends que les personnes ayant élu domicile sur le trottoir en dessous partent, je veux sauter. Oui je veux tout simplement en finir, j'aurais tout de même préféré qu'il pleuve mais on ne peut pas trop en demander à ce monde quand on est un minable de mon rang. En bas les gens rient, ils sont heureux d'après ce que l'on dit, moi, je ne connais pas ce sentiment. Rien ne pourrait me retenir si ce n'est cette jeune fille sous le lampadaire cassé qui éclaire une fois sur deux. Elle est triste, elle pleure, je n'ai jamais pleuré, comme ça doit être agréable de sentir ces larmes chaudes sur une peau refroidie par la tristesse...
Pourquoi je m'attarde ? Je suis absorbé à la simple vue de cette fille à la fois magnifique et mystérieuse. Pourquoi pleure-t-elle ainsi ? Vais-je la choquer en plus de son état actuel quand mon corps sera au sol après une chute de neuf étages ? Certainement, je ne veux pas, hors de question que cette personne déjà abattue supporte mon suicide en plus de ce qu'elle vient s'endurer, dont je ne sais toujours rien d'ailleurs.
Je me décide enfin à descendre du rebord de cette fenêtre en m'accrochant à mon cher lit. C'est lentement que mes pas me trainent dehors, sous ce lampadaire, devant ces yeux pleins de larmes. Je ne m'étais pas trompé, elle est éblouissante de part sa beauté. Nous discutons. Elle s'appelle Vena, elle pleure ainsi à la vue d'un chat écrasé sur la route, certes c'est un peu exagéré mais il faut savoir qu'elle est hypersensible et a perdu son chat, et seule famille par la même occasion, deux semaines auparavant. Tout comme ce chat, Sonne, c'était le nom du sien, a été écrasé mais pour le plaisir par le voisin qui venait de faire des avances à Vena et était rentré chez lui bredouille.
Cette pauvre fille n'a, elle non plus, jamais vraiment connu le bonheur, ou du moins ce que l'on nomme bonheur mais qui n'est en fait qu'illusion.
Sa mère étant morte à sa naissance, elle n'en connait que les quelques photos que son père n'a pas eut le temps de brûler, elle était très belle parait-il, si elle lui ressemble, je veux bien la croire. Elle a grandi au milieu d'hommes irrespectueux envers elle. Son père, bourré du matin au soir la traitant de salope si elle avait le malheur de se maquiller et la battant au moindre pli sur son lit, qu'i disais mal fait. Son frère ainé, frère adoptif à vrai dire, fils de sa belle-mère morte dans un inexplicable accident quand Vena atteignait sa deuxième année. Ce frère n'a jamais vraiment aimé Vena, il lui en faisait baver jusqu'au jour où il s'est aperçu de la beauté de Vena et en avait conclut qu'il avait tous les droits sur elle. Il l'a violé à plusieurs reprises, elle avait douze ans seulement la première fois. Elle n'a jamais rien dit à son père de peur qu'il la frappe pour manque de respect à son frère.
A quinze ans, elle a fuit sa famille et s'est installée chez une amie qui avait accepté de l'héberger, ç plusieurs kilomètres de son domicile. Son père n'a pas bronché, trop bourré pour ça ? Manque de pot, dans cette famille le père était pédophile et la petite Vena y est passée.
A dix-huit ans, c'est avec rage qu'elle avait réussi à se trouver un emploi dans le social, un appartement et un chat pour unique compagnon, ne voulant plus entendre parler d'hommes jusqu'à son dernier souffle.
En fait, Vena pleure aussi parce qu'elle vient d'être virée de son boulot minable servant à peine à payer le loyer car elle a balancé son patron qui s'était octroyé le droit de cuissage sur ses employées du haut de ses cinquante-quatre ans et en paraissant trente de plus.

Vena souffre, elle est à bout, elle pense souvent à la même chose : Elle n'a que dix-neuf ans, elle a été virée, n'a plus de quoi payer son 25m² et a envie de mourir pour ne pas a avoir à en supporter plus dans sa vie...
Une personne dans le même cas que moi à vrai dire, mis à part que j'ai encore mon boulot, ne serait jamais à la rue et n'ai pas perdu le chat que je n'ai pas. Cette fille me fait chaud au cœur qui d'ailleurs, depuis qu'elle a ouvert la bouche, ne cesse de battre plus fort, beaucoup trop fort qu'au naturel. Elle m'attire, je lui ferais presque confiance aveuglement, je crois qu'elle me plait sérieusement. Elle me demande de lui raconter ma vie, je m'exécute. Ma vie n'a rien d'intéressant mais elle parait imprégnée par mon récit, peu être n'est-elle pas si plate que ça en fin de compte.
Je lui propose de l'héberger, elle accepte, j'ai comme un pincement au cœur et j'ai envie de sauter au ciel et d'hurler : « Je suis...heureux ? », moi heureux, est-ce possible ?


Voilà plusieurs mois que nous sommes ensemble et ne nous ennuyons pas une seule et infime seconde. Je l'aime. Personne ne peut la toucher si ce n'est moi. Je me sens une âme protectrice, elle aussi me semble heureuse. Ce sont parfois des heures entières que nous passons à nous regarder amoureusement. Elle m'affirme que je suis un ange, que je l'ai sauvée, et qu'à jamais elle m'aimera et restera dans mes bras. Elle me dit aussi qu'elle me trouve très beau, mais où a-t-elle trouvé ses yeux ? Je ne suis qu'un tas d'os, un cadavre ambulant, un grand truc blanc avec ses cheveux noirs décoiffés.

J'ai envie de lui faire plaisir, elle a toujours rêvé de sortir avec un homme qui la respecterai et la protègerai mais pas n'importe où, à la boite du quartier chic de notre chère ville. C'est une surprise. Elle sourie ma petite fée, elle se sent bien. Mais au contraire d'elle, je ne me sens pas très à l'aise, elle danse avec un de ses anciens camarade du collège, qu'elle a retrouvé. Je ne le trouve pas assez distant, trop proche de ma petite femme, me protégée. IL lui fait boire coca sur coca, elle va enfler à ce rythme là. Elle me rejoint au bar avec son « ami » Paul, elle a mal à la tête, pas étonnant avec cette musique, qui m'insupporte. J'ai envie de lui faire une déclaration d'amour soudainement, peu être est-ce juste l'envie d'être seul avec elle. Je lui hurle pour qu'elle puisse entendre que sans elle je ne vivrais certainement plus, qu'elle est la femme de ma vie et que je l'aime plus fort que tout. Ce qui ne l'empêche pas de grimacer, se retourner et prendre les cachets que lui tend Paul pour son mal de tête. Mettons ça sur le compte de la musique trop forte et disons qu'elle ne m'a pas entendu. Je sors un instant prendre l'air, je vais rentrer et lui déclarer mon amour à genoux, devant elle, elle me tombera dans les bras et adios Paul ! Oui, c'est une bonne idée, allons-y !
Je la cherche puis l'entends rire, je sourie et me rapproche. Je l'aperçois à peine, on s'avance encore un peu et je pourrai enfin la....laisser avec Paul ??...Non c'est un cauchemar, il l'embrasse come un fou et elle ne se débat pas au contraire. Non, mais non, tout sauf ça, je ne peux pas supporter ça. Et non au contraire de ce que vous pensiez, je ne suis pas allé les déranger. Je suis tout simplement sorti et j'ai couru jusqu'à ma chambre dans laquelle j'ai laissé une lettre à Vena expliquant mon acte. Oui en effet, une fois la lettre terminée et bien installée sur le lit, je me suis dirigé à la station de métro. Non, je ne partirais pas, du moins pas de la façon que vous pensez. Je vais, veux et désormais peux, car plus rien ni personne ne me retiens, quitter ce monde à jamais.
Je n'en veux pas à Vena, elle ne devait pas être heureuse avec moi, c'est justement à moi-même que j'en veux pour ne pas avoir su combler les envies et manques de Vena. Et Paul, lui non plus n'y est pour rien, il a gagné une personne formidable, faites qu'il la rende heureuse, lui...

Je m'approche du bord, le bout de mes pieds est dans le vide de la rame du métro qu'on entend arriver. Ce bruit dans mes oreilles est sûrement le dernier, une espèce de klaxon retenti, on pense peu être me retenir du saut que je fais en ce moment même. On dit qu'au tout dernier souffle, on voit toute sa vie défiler dans sa tête. C'est faux, tout ce que je vois c'est Vena, couchée sur mon lit, me passant la main dans les cheveux et me disant un dernier « Je t'aime Alec ». La seule personne que j'ai jamais aimée et qui m'ai aimé.



Adieu... Alec...



Vena :

Je suis assise, j n'ai jamais autant pleuré de ma vie me semble-t-il. L'idée de mettre fin à mes pitoyables jours m'a souvent traversé la tête mais pas autant qu'aujourd'hui. Ce lampadaire me gonfle à clignoter, je vois ce chat et repense à mon pauvre Sonne qui n'avait rien fait à personne lui. Si seulement j'avais accepté d'aller avec ce vieux pervers qu'est mon voisin, il serait encore là, ça ne ferait qu'un viol de plus après tout...
Une ombre s'avance lentement, puis des pieds et enfin un homme qui vient de se planter devant moi. En plus il m'exaspère déjà avec son T-shirt Fuck the system et son jean délavé trop moulant pour lui à mon gout. Il se présente, il se nomme Alec. Et alors ?
Puis il me dit que je viens de lui éviter un suicide car il me trouvait trop séduisante et triste pour me blesser en s'écrasant sur le trottoir d'en face. Je lui en suis reconnaissante. Nous parlons de la raison de mes pleurs, rien de très passionnant, puis je demande à ce qu'il me parle de lui. Son histoire n'est pas très joyeuse, presque pire que la mienne.

Alec avait à peine dis ans quand son père décida de baisser les bras sur son compte, on ne refait pas la vie d'une tare, disait-il. Son père est une personne haut placé et gagne beaucoup d'argent. Il a trois fils et une fille, trois renforcent sa réputation, la fille mariée à un compte blindé, les deux fils travaillent pour Microsoft, tandis qu'un d'après lui Sali cette réputation, devinez qui. Il a tellement répété à son fils qu'il n'était bon à rien qu'Alec s'est mis en tête que son père avait sûrement raison. Sa mère, elle, était surchargée, il fallait tromper son mari correctement plutôt que de s'occuper de son fils, quelle idée. Alec, lui, n'avait qu'un besoin : l'amour et le soutient, ce qu'il n'a, bien entendu, jamais eu, personne ne lui en a offert une miette. Il ne choisit pas non plus son emploi, c'est son père qui lui a déniché et il ne plait en aucun cas à son fils, mais nous fermons les yeux là-dessus, travail et après nous parlerons fils. On parle de fils raté, la tache de la famille, le boulet... Alec n'a plus, non plus, confiance en lui et c'est avec beaucoup de courage qu'il a osé venir à moi. Il m'a hébergé car j'étais réduite à vivre dans la rue sinon, j'ai bien sur accepté, nous nous ressemblons trop pour le laisser partir.


Les mois se sont écoulés et Alec est la seule personne en qui je crois et à qui je tienne. Il me rend plus qu'heureuse, lorsque je veux quelque chose, même sans que j'aie le besoin de lui dire, il me l'offre. Je ne me lasse pas de le regarder, l'admirer, je suis amoureuse. C'est le premier et certainement seul homme qui me respecte et lui aussi m'aime plus que tout, il ne le dit pas souvent mais je le sais. Nous sommes inséparables, je n'ose pas imaginer une vie sans lui...

Ce soir, Alec me fait un cadeau extraordinaire, il réalise mon rêve, je vais en boite avec lui.
En dansant je me fais accoster par un grand costaud. Je mets un temps fou avant de me rendre compte qu'il s'agit d'un ami du collège, Paul. On s'amuse énormément ensemble, ce qui ne semble pas être le cas de mon Alec. Mais quand je lui demande si tout va bien il me dit d'aller m'éclater et que tout va pour le mieux. Pas de soucis donc !
Les cocas que m'offre Paul ont un gout étrange tout de même. J'ai mal à la tête, c'est horrible, et puis on ne peut pas dire que la musique m'aide vraiment à tenir le coup. Je vois Alec crier tout seul en me regardant, je ne l'entends pas, cette musique et ce monde doivent le rendre fou lui aussi. Paul me tends des cachets pour le mal de tête, je les prends. Quand je me retourne Alec n'est plus là, je veux partir à sa recherche mais Paul me retient et m'explique qu'il va bien, il est tout simplement allé prendre l'air.
Mes jambes s'engourdissent, je ne vois pas très clair, voir même plus du tout, j'entends très mal et, mon dieu, ce que j'ai mal à la tête. Mis à part ça je me sens toute joyeuse et ne comprends pas bien ce qu'il m'arrive.
Je distingue une forme qui me dit « C'est Alec, viens, tu ne vas pas bien, on se met un peu à l'écart ». On se déplace, il me dirige, je ne peux rien faire toute seule dans cet état. Je suis si heureuse qu'il soit là ! Je suis dans ses bras mais ne reconnais pas son odeur. Il faut dire, avec la transpiration et les alcolos qui trainent... Et là il m'embrasse, alors je l'enlace et nous nous embrassons amoureusement. Oh mon amour si tu savais à quel point je t'aime...

Deux heures plus tard, je m'éveille dans les bras de Paul, mais où est Alec. Je cherche de partout, impossible de le trouver, je demande au barman en décrivant Alec dans le détail. Ce dernier éclate de rire et me dis « Dites-donc ma chère, un seul dans la soirée ne vous suffit-il pas ? ». Je ne comprends pas. Il regarde mes yeux et prend un air plus grave et sérieux. Il me prend à part et m'explique alors que Paul a abusé lâchement de moi. Comment ça ? En réalité, Alec n'était que Paul, les cocas étaient mélangés à du rhum et les cachets étaient en fait des mandrakes (j'ai perdu conscience de ce qui m'entourait et mes capacités physiques). C'est furieuse et avec rage que je me retiens de ne pas tuer Paul, bien qu'il le mérite, il ne se prend qu'une simple gifle. Puis, je pars directement chercher Alec qui, d'après le barman, nous aurait surpris et serait parti en courant.
Je sais où il peut être, dans notre appart. J'entre, aucun bruit, il dort certainement. Personne à part une lettre. A la vu de l'écriture on peut ressentir sa peine, sa tristesse et qu'il tremblait quand il l'a faite. Je la lis :

« Vera, chérie, je t'aime plus que tout et tu le sais. Je croyais sincèrement que tu te sentais bien dans mes bras et que je te rendais heureuse. Mon amour, ce soir je suis content de te voir aux anges amis suis un peu déçu que ce ne soir que dans les bras de cet homme qui m'est étranger, inconnu... Du moment que tu souries, je sais que tu trouve le bonheur dont tu as tant besoin. Je te souhaite une très bonne continuation avec Paul. Bisous, je t'aime fort.

PS : demain matin, dans le journal, tu apprendras la mort d'un jeune Alec de 22 ans s'étant jeté, avec désespoir, lors du passage d'un métro. A l'heure où tu lis cette lettre je ne suis plus ici, je suis là haut et te regarde car je ne peux me passer de toi mon cœur !
Adieu... ton homme. »

Non c'est impossible, pas lui, je ne peux et surtout ne veux pas y croire. Mes cris sont étouffés par mes larmes brulantes de chagrin. Alec, mon ange gardien, est mort... Je n'ai rien pu faire pour l'empêcher de ... C'est en quelque sorte de ma faute s'il n'est plus là à cette heure-ci. Plus jamais je ne sentirais sa peau contre la mienne, plus jamais il me protègera contre des Pauls, plus jamais il ne sera là et m sourira...


Je suis pieds-nus, en robe noire, je ne suis pas maquillée, je ne suis pas une salope. Je marche lentement, mes larmes trace le chemin, mes pieds suivent. Je monte sur le rebord de la fenêtre, me retourne et espère une dernière fois que cette lettre est fausse, faites qu'elle ne soit plus là, pitié, j'ouvre mes yeux, elle est toujours sur notre lit, à la place d'Alec. Non je ne rêve pas, c'et la vie en elle-même qui est un cauchemar, autant y mettre fin de suite. Je suis Vena, j'ai vingt ans, je viens de perdre ma seule raison de vivre, il est deux heures du matin, je m'apprête à sauter par la fenêtre se trouvant à neuf étages du sol. Ne rêvez pas, personne n'apparaitra et me sauvera étant donné que la seule personne capable de me garder en vie est morte. Je m'excuse auprès du gamin qui trouvera mon corps totalement désarticulé et plein de sang parterre. Je saute, l'air est glacé, mon souffle coupé et j'entends quelque chose dans ma tête, c'est Alec, « Tu es la femme de ma vie ».

Adieu...Vena




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Shot at 2007-08-16


voili voilou, alors qu'en pensez vous?
Message édité par was-es-bedeutet le 16/08/2007 à 12:13:23

---------------
suivons notre chemin, ce n'est plus très loin
(Publicité)
En manque d'idée niveau pseudo
Profil : Citoyen
blood-water
  1. answer
  2. Posté le 16/08/2007 à 12:13:11  
  1. Prévenir les modérateurs en cas d'abus
 
Euh ... la flemme :D


---------------
Ouais mon inspiration s'est fait la malle avec mon .........

[ Remplacez les pointillés par le mot en -on de votre choix ]
  1. answer
  2. Posté le 16/08/2007 à 12:19:37  
  1. Prévenir les modérateurs en cas d'abus
 
De même ....

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