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 Sujet :

Le bonheur est-il simplement une question d'appréciation?

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  1. answer
  2. Posté le 24/01/2018 à 12:19:46  
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Reprise du message précédent :
Encore une fois, ça dépend aussi de l'environnement. Pas que du mental.
L'environnement autant que les évènements mais mdr si seulement ça n'existais pas... Enfin rien n'est réel mais pourquoi tout ça sérieusement. Pourquoi la vie...
Aucune importance
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K
Profil : Légende
testymoi2
  1. answer
  2. Posté le 24/01/2018 à 13:04:31  
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Nuy263y a écrit :

Encore une fois, ça dépend aussi de l'environnement. Pas que du mental.
L'environnement autant que les évènements mais mdr si seulement ça n'existais pas... Enfin rien n'est réel mais pourquoi tout ça sérieusement. Pourquoi la vie...
Aucune importance
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Pas de mon point de vue...


---------------
Bien sûr, je le précise, parce qu'ici on est susceptible, c'est mon avis. Je n'en fais pas une généralité, je ne désigne personne, je ne souhaite heurter personne.
Profil : Animatrice
andraelle
  1. answer
  2. Posté le 24/01/2018 à 13:05:19  
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testymoi2 a écrit :

Je n'ai jamais parler de discours à dire. J'ai parlé de mentalité. D'un travail intérieur. C'est toi qui est venue en disant "il faut aller voir le sdf et lui dire c'est ta faute si t'es pas heureux, c'est dans ta tête". Je n'ai jamais abordé le sujet de cette manière. Tu as tout extrapolé.

J'ai dis qu'avec un travail intérieur adéquat, on peut tous, d'une manière ou d'une autre, arriver à être heureux malgré les évènements extérieurs. Mais encore faut il vouloir faire ce travail intérieur. Cela implique un détachement qu'a priori, tu n'arrive pas à envisager. Moi je pense qu'à partir du moment où l'on peut se détacher de ces évènements, on peut atteindre un bonheur.

Après, je ne dis pas que c'est facile. Au contraire, c'est même très difficile pour la majorité des gens.

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Ben, si ton discours est si infaillible, tu devrais pouvoir le tenir à n'importe qui. S'il est positif, s'il est vraiment une aide. Non ?

Eh bien non, toujours pas. C'est peut être ton cas, et félicitations, à l'occasion on te donnera une médaille, mais tous ne peuvent pas.
Imagine un mec à l'agonie nuit et jour maintenant - et je prends les gens dans des cas "extrêmes" parce que je vois bien que c'est ce qu'il faut pour que tu comprennes.
Ça me paraît incroyable que tu ne sois pas capable à un seul moment de te mettre à la place d'autrui.


testymoi2 a écrit :

Parce que tu trouves que dire que pour être heureux, il "suffit" de sortir de son contexte pour être heureux? C'est pas tout aussi culpabilisant d'après toi? Genre la femme battue, c'est ta faute, t'a qu'à quitter ton homme...

Excuse moi, mais là, tu n'es pas logique. Etre heureux, tu le dis toi même, c'est d'office un travail, c'est soit trouver le bonheur intérieur, soit sortir de son contexte qui rend malheureux, mais ce n'est jamais facile. Et désolé, mais je ne vois pas ce qu'il a de culpabilisant à donner un chemin vers le bonheur aux gens. Il n'y a que toi qui le voit de cette manière. De manière hypocrite d'ailleurs, parce que ta voie à toi, elle, n'est pas culpabilisante (ben voyons).

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Euh. J'ai jamais dis que c'était la personne elle-même qui devait se sortir d'un contexte particulier, ni que c'était la seule option viable pour retrouver le bonheur (contrairement à toi qui n'en a qu'une recette...). Je n'ai même pas parlé d'injonction mais d'un cas, d'un exemple, que j'ai connu. Merci de ne pas déformer mes propos :)
Et pour le coup toute ton argumentation tombe à la flotte, désolée.

Pourquoi tu cherches à tout simplifier de cette façon ? Pourquoi tu ne vois pas les dizaines de possibilités différentes ?
Je ne veux pas simplifier comme tu le fais parce que je suis hypocrite ?
Non, simplement parce que j'ai vécu tellement de configuration que je ne peux simplement pas résumer les choses comme tu le fais. Tu parles d'un travail, mais même pas ! Le temps parfois suffit amplement à "guérir les blessures" et retrouver le bonheur. Ah, maintenant "sortir du contexte" ferait aussi partie du travail dont tu parles ? Mais pourtant, ce n'est pas "en soi" que ça se passe, je comprends plus ?
Dans ma vie pour retrouver le bonheur j'ai pu 1. sortir de certains contextes/ 2.arrêter de prendre la pilule/ 3.laisser faire le temps/ 4.consulter un psy/ 5.retrouver la santé... etc, etc. Toi à t'écouter juste le psy aurait été efficace, et t'en démords pas, et je comprends pas pourquoi tu tiens absolument à ce que tout ne dépende que de ça. Mon expérience n'est pas isolée, tu serais même surprise du nombre de personnes capables d'être heureux pour des raisons X et Y.


testymoi2 a écrit :

Je ne vois pas le rapport... Je te dis pomme tu me dis que les poires sont meilleures.

Je n'ai jamais prétexté que ma vision du bonheur était la seule. J'ai dis que tout le monde pouvait l'atteindre avec le travail adéquat. Donc bon, je ne vois pas l'intérêt de tes discours tout aussi culpabilisant demandant de sortir du contexte destructeur, ce qui est parfois bien plus dur qu'un travail intérieur.

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J'ai fourni une possibilité parmi plusieurs. Tu n'en donne qu'une, LA bonne, celle qui va marcher sur tout le monde. Je ne parle pas d'une recette que les gens doivent suivre. Je parle de personnes précises que je connais. Je n'ai jamais dis, contrairement à toi, que l'accès dépendait de nous en toute circonstance, dans toute situation, tout environnement et tout contexte. C'est même justement tout l'inverse que je défend ! Bref, encore une fois, tes accusations sont malhonnêtes, et m'accuser d'hypocrite sur cette base là l'est encore plus.


testymoi2 a écrit :

Il n'est pas question de discours. Encore une fois, tu te focalises sur la forme, pas le fond. Je n'ai jamais parlé de faire un discours aux gens. Je n'ai même jamais parlé de les aborder.

Je dis que tout le monde peut accéder au bonheur en trouvant la bonne mentalité. Cette mentalité que certains ont malgré toutes leurs épreuves.

Après, je vais nuancer. Une altération de la chimie du cerveau peut rendre ce principe illusoire. Tel la dépression chronique. Mais je n'en suis pas certains, je ne suis pas neurologue que pour savoir si l'impact de ce genre de maladie peut être aussi importante au point de ne plus du tout pouvoir prendre du recul sur la vie.
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Mais pourquoi ne pas le faire ? Quel est le problème avec ce discours, que tu tiens dans des lieux publics, où des gens concernés peuvent te lire, sur lequel tu n'es donc pas pudique... mais que tu ne veux pourtant pas tenir en t'adressant directement à une de ces personnes concernées ?

Et encore une fois tu décides pour tout le monde, là, comme ça, en un coup de cuillère à pot comme si tu pouvais.


Au sujet de la dépression :

"Ce qu’il ne faut pas faire
Les proches sont souvent tentés d’aider une personne dépressive en prenant la position haute, en lui donnant des conseils, ou en se proposant eux-mêmes en exemple, mettant en avant leurs propres capacités à avoir surmonté les épreuves sans se plaindre. Le risque est alors de mettre le déprimé en situation d’échec en le confrontant à son incapacité à suivre le modèle qu’on lui montre. De plus, ayant déjà une image dégradée de lui-même, la comparaison avec une personne ayant réussi à venir à bout des épreuves n’aura comme résultat que d’aggraver la mauvaise image qu’il a de lui."



Ça te rappelle quelque chose ?



Voici les paroles d'une personne concernée :

"En outre, beaucoup de gens pensent que être dépressif c’est « trop se concentrer sur ses propres problèmes », et donc « trop se regarder le nombril ». Que il suffirait de « regarder les gens plus malheureux que soi », de « relativiser », pour se rendre compte que nos problèmes sont dérisoires et donc sortir de la dépression.
Non, non, non. C’est de la merde en barres cette idée.
Les personnes dépressives sont aussi réputées flemmardes, molles, chiantes, pénibles, négatives… Et il y a beaucoup d’injonction à être en bonne santé, à être heureux, à être positifs, et surtout à en donner l’image.
En outre, il y a beaucoup d’injonctions sur ce qu’on « devrait faire » pour sortir de la dépression. Faire du sport, faire du chant, prendre ou ne pas prendre des médicaments, suivre ou ne pas suivre une psychanalyse… Et surtout « faire plus d’efforts, se bouger ». Tous ces conseils sont simplistes et déplacés.
Ce stigma se traduit par de l’exclusion sociale, des discriminations, des violences (psychologiques, physiques, sexuelles). "

Cette personne a une expérience particulièrement intéressante dans ce contexte :

"De même, chez moi, quand je suis en dépression, le problème de fond n’est pas la dépression. C’est, par exemple, que mes besoins relationnels ne sont pas satisfaits, que je manque de raisons d’espérer, que je suis privé de mes intérêts spécifiques… selon le cas. Et d’ailleurs, j’ai remarqué que quand les causes externes étaient résolues (au moins en partie), la dépression s’en allait. Donc, dans mon cas personnel, cela n’aurait pas de sens de « soigner la dépression » en elle-même, c’est sur la cause externe que tout se joue."


En fait, juste, Testy, c'est une mécanique assez simple de comprendre que tout le monde ne fonctionne pas comme toi, non ? Pourquoi c'est si difficile ici ?

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Message édité par Andraëlle le 24/01/2018 à 13:15:05
Profil : Légende
arsher
  1. answer
  2. Posté le 24/01/2018 à 13:09:35  
  1. Prévenir les modérateurs en cas d'abus
 
Perso, la seule chose qui m'a aidé à sortir de la dépression et de la logique d'échec fut d'avoir la trouille de mourir, rien d'autre. Aucun psy n'a pu résoudre mon problème. C'est quand j'ai cru que j'allais y passer que j'ai eu le déclic et l'étincelle pour me remettre profondément en question et avancer.
Message cité 1 fois

---------------
Je suis mi-alpaga mi-cyborg, transespèce et transhumain·e, non binaire, pansexuel·l·e, respirianiste et militant·e LGBTTQQIAAP pro-scissiparité. Je cherche une relation déconstruit·e et sans gluten avec sexualité pervers·e polymorphe. Ah, et j'ai des droits. Des questions ?
  1. answer
  2. Posté le 24/01/2018 à 13:13:41  
  1. Prévenir les modérateurs en cas d'abus
 

Arsher a écrit :

Perso, la seule chose qui m'a aidé à sortir de la dépression et de la logique d'échec fut d'avoir la trouille de mourir, rien d'autre. Aucun psy n'a pu résoudre mon problème. C'est quand j'ai cru que j'allais y passer que j'ai eu le déclic et l'étincelle pour me remettre profondément en question et avancer.
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Je ne t'imaginais pas comme ça.

A te lire tu sembles très calme etc. j'ai du mal à t'imaginer dépressif ou quoi :??:

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K
Profil : Légende
testymoi2
  1. answer
  2. Posté le 24/01/2018 à 13:22:41  
  1. Prévenir les modérateurs en cas d'abus
 
Désolé, Andra, je vais te décevoir, mais ton laïus, surtout la fin, ne fait que conforter ma vision de la chose.

Je suis même certains que, d'une manière style placebo, chaque être humain pourrait se suggérer d'être heureux. Après, est-ce que j'ai raison...


Par contre, j'ai un mea culpa à faire, je n'aurai pas du être absolu dans cette vision du bonheur. Il existe effectivement d'autres manières de l'être, mais à mon sens, plus éphémère, car dépend du contexte extérieur justement.



Sinon, tu m'accuses de ne pas avoir de retenue pour les lecteurs. Mais tu n'en demandes pas tant aux autres, comme fallen quand elle attaque l'Islam, ou d'autres quand ils défendent leur opinion.
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---------------
Bien sûr, je le précise, parce qu'ici on est susceptible, c'est mon avis. Je n'en fais pas une généralité, je ne désigne personne, je ne souhaite heurter personne.
Profil : Légende
arsher
  1. answer
  2. Posté le 24/01/2018 à 13:52:20  
  1. Prévenir les modérateurs en cas d'abus
 

Nyi414z a écrit :

Je ne t'imaginais pas comme ça.

A te lire tu sembles très calme etc. j'ai du mal à t'imaginer dépressif ou quoi :??:
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Ben tout ça c'est derrière moi mais l'adolescence ça n'a pas été la joie. Trop de décalage avec les autres, pessimiste, complexé etc Ceci dit je suis un cas d'école et je parle de comment j'ai remonté la pente au besoin. Pour ma part, les psys ne m'ont rien apporté. Je me suis plus tourné vers le sport, l'alimentation saine et... La drague :D J'ai aussi énormément lu sur différents sujets afin de mieux comprendre le monde.

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Je suis mi-alpaga mi-cyborg, transespèce et transhumain·e, non binaire, pansexuel·l·e, respirianiste et militant·e LGBTTQQIAAP pro-scissiparité. Je cherche une relation déconstruit·e et sans gluten avec sexualité pervers·e polymorphe. Ah, et j'ai des droits. Des questions ?
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Profil : Animatrice
andraelle
  1. answer
  2. Posté le 24/01/2018 à 14:18:40  
  1. Prévenir les modérateurs en cas d'abus
 

testymoi2 a écrit :

Désolé, Andra, je vais te décevoir, mais ton laïus, surtout la fin, ne fait que conforter ma vision de la chose.

Je suis même certains que, d'une manière style placebo, chaque être humain pourrait se suggérer d'être heureux. Après, est-ce que j'ai raison...


Par contre, j'ai un mea culpa à faire, je n'aurai pas du être absolu dans cette vision du bonheur. Il existe effectivement d'autres manières de l'être, mais à mon sens, plus éphémère, car dépend du contexte extérieur justement.



Sinon, tu m'accuses de ne pas avoir de retenue pour les lecteurs. Mais tu n'en demandes pas tant aux autres, comme fallen quand elle attaque l'Islam, ou d'autres quand ils défendent leur opinion.
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Bon, je vais pas insister.

Pour t'expliquer l'histoire de la retenue, ma question posait surtout sur la raison pour laquelle tu reconnaissais toi-même que tu ne pouvais pas tenir ce discours directement aux personnes concernées.
J'ai des discours que je ne tiendrais pas tel quel au personnes concernées (je pense par exemple au consentement avec un adulte pour un jeune adolescent). Mais cela se lie à un contexte pour les gens qui me poussent à aller sur le plus sécuritaire, le plus impératif. Ici, ce n'est pas le cas, il n'y a pas un contexte extérieur qui fait qu'une catégorie de personnes plus vulnérables se retrouvent en danger parce qu'on ne prend pas la décision de faire une loi sur le bonheur accessible à tous. On est vraiment dans un cas d'individualité. Dans le cas de ce discours, lu par une personne concernée... ça revient à lui cracher au visage sans aucun autre but que de te voir toi, te satisfaire d'avoir trouvé la solution miracle au bonheur. Et rien d'autre...
Et c'est ce à quoi je voulais t'amener à réfléchir.

Sinon pour le voile, j'ai déjà tenu ce discours à Fallen, et plusieurs fois, demande lui.

K
Profil : Légende
testymoi2
  1. answer
  2. Posté le 24/01/2018 à 14:34:21  
  1. Prévenir les modérateurs en cas d'abus
 
Je trouve juste dommage que tu vois cette vision comme un insulte. C'est justement l'inverse qu'elle sous-entend.
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---------------
Bien sûr, je le précise, parce qu'ici on est susceptible, c'est mon avis. Je n'en fais pas une généralité, je ne désigne personne, je ne souhaite heurter personne.
Profil : Animatrice
andraelle
  1. answer
  2. Posté le 24/01/2018 à 14:43:16  
  1. Prévenir les modérateurs en cas d'abus
 

testymoi2 a écrit :

Je trouve juste dommage que tu vois cette vision comme un insulte. C'est justement l'inverse qu'elle sous-entend.
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Ben pas tenu à quelqu'un de malheureux - et tu ne sais pas s'ils te lisent ou non. C'est très bien expliqué dans le texte que j'ai donné. Tu les mets en situation d'échec.
Tu sembles dire que c'est moi qui voit cela comme ça. Mais en fait, vas jeter un coup d'oeil à tous les sites qui parlent d'accompagnement de personnes dépressives, de personnes en situation de détresse, de désespoir... ton discours y est toujours condamné, pour les mêmes raisons que j'évoque.

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Profil : Notable
libertarien
  1. homepage
  2. answer
  3. Posté le 24/01/2018 à 16:04:57  
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Andraëlle a écrit :

Mais pourquoi ne pas le faire ? Quel est le problème avec ce discours, que tu tiens dans des lieux publics, où des gens concernés peuvent te lire, sur lequel tu n'es donc pas pudique... mais que tu ne veux pourtant pas tenir en t'adressant directement à une de ces personnes concernées ?

Et encore une fois tu décides pour tout le monde, là, comme ça, en un coup de cuillère à pot comme si tu pouvais.


Au sujet de la dépression :

"Ce qu’il ne faut pas faire
Les proches sont souvent tentés d’aider une personne dépressive en prenant la position haute, en lui donnant des conseils, ou en se proposant eux-mêmes en exemple, mettant en avant leurs propres capacités à avoir surmonté les épreuves sans se plaindre. Le risque est alors de mettre le déprimé en situation d’échec en le confrontant à son incapacité à suivre le modèle qu’on lui montre. De plus, ayant déjà une image dégradée de lui-même, la comparaison avec une personne ayant réussi à venir à bout des épreuves n’aura comme résultat que d’aggraver la mauvaise image qu’il a de lui."



Ça te rappelle quelque chose ?



Voici les paroles d'une personne concernée :

"En outre, beaucoup de gens pensent que être dépressif c’est « trop se concentrer sur ses propres problèmes », et donc « trop se regarder le nombril ». Que il suffirait de « regarder les gens plus malheureux que soi », de « relativiser », pour se rendre compte que nos problèmes sont dérisoires et donc sortir de la dépression.
Non, non, non. C’est de la merde en barres cette idée.
Les personnes dépressives sont aussi réputées flemmardes, molles, chiantes, pénibles, négatives… Et il y a beaucoup d’injonction à être en bonne santé, à être heureux, à être positifs, et surtout à en donner l’image.
En outre, il y a beaucoup d’injonctions sur ce qu’on « devrait faire » pour sortir de la dépression. Faire du sport, faire du chant, prendre ou ne pas prendre des médicaments, suivre ou ne pas suivre une psychanalyse… Et surtout « faire plus d’efforts, se bouger ». Tous ces conseils sont simplistes et déplacés.
Ce stigma se traduit par de l’exclusion sociale, des discriminations, des violences (psychologiques, physiques, sexuelles). "

Cette personne a une expérience particulièrement intéressante dans ce contexte :

"De même, chez moi, quand je suis en dépression, le problème de fond n’est pas la dépression. C’est, par exemple, que mes besoins relationnels ne sont pas satisfaits, que je manque de raisons d’espérer, que je suis privé de mes intérêts spécifiques… selon le cas. Et d’ailleurs, j’ai remarqué que quand les causes externes étaient résolues (au moins en partie), la dépression s’en allait. Donc, dans mon cas personnel, cela n’aurait pas de sens de « soigner la dépression » en elle-même, c’est sur la cause externe que tout se joue."


En fait, juste, Testy, c'est une mécanique assez simple de comprendre que tout le monde ne fonctionne pas comme toi, non ? Pourquoi c'est si difficile ici ?


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J'ai eu un échange hier avec l'ancien chef de service du service neurologie de la Pitié Salpêtrière sur la dépression notamment (enfin, les dépressions, il m'a expliqué qu'il y en a plusieurs formes bien distinctes) et c'est une famille de désordres psychologiques assez complexe en effet, qui font intervenir beaucoup de mécanismes, de neurotransmetteurs et de régions du cerveau. Les maladies psychiques paraissent plus facile d'accès que les problèmes anatomiques, alors les gens sont tentés de donner leur opinion dessus, mais c'est un leurre.

Vaut mieux éviter d'avoir des certitudes, des opinions ou des jugements trop construits ou arrêtés sur des maladies, leurs causes et leurs symptômes lorsqu'on a pas le bagage académique requis pour les comprendre (je dis ça d'une manière générale, ce n'est pas que je te vise).

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Message édité par libertarien le 24/01/2018 à 16:08:33

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- Do you know the difference between an error and a mistake, Ensign?
- No, sir.
- Anyone can make an error, Ensign. But that error doesn't become a mistake until you refuse to correct it.

- Grand Admiral Thrawn
Profil : Animatrice
andraelle
  1. answer
  2. Posté le 24/01/2018 à 16:16:22  
  1. Prévenir les modérateurs en cas d'abus
 

libertarien a écrit :


J'ai eu un échange hier avec l'ancien chef de service du service neurologie de la Pitié Salpêtrière sur la dépression notamment (enfin, les dépressions, il m'a expliqué qu'il y en a plusieurs formes bien distinctes) et c'est une famille de désordres psychologiques assez complexe en effet, qui font intervenir beaucoup de mécanismes, de neurotransmetteurs et de régions du cerveau. Les maladies psychiques paraissent plus facile d'accès que les problèmes anatomiques, alors les gens sont tentés de donner leur opinion dessus, mais c'est un leurre.

Vaut mieux éviter d'avoir des certitudes, des opinions ou des jugements trop construits ou arrêtés sur des maladies, leurs causes et leurs symptômes lorsqu'on a pas le bagage académique requis pour les comprendre (je dis ça d'une manière générale, ce n'est pas que je te vise).
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 jap:{}

C'est justement ce que je cherchais à expliquer ici, merci de l'exprimer plus clairement.

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Profil : Etranger
xxalexerxx
  1. answer
  2. Posté le 24/01/2018 à 19:19:43  
  1. Prévenir les modérateurs en cas d'abus
 
Le bonheur est relatif, et est bien une façon de pensée, d'ailleurs toutes les émotions sont une façon de pensée / réagir. je pense que l'on devrait faire la distinction entre cause et facteurs. Les bombes, mort, maladie et j'en passe ne sont que des facteurs qui peuvent prétendre te rendre malheureux, c'est le cerveau qui va à la fin créer le résultat, en fonction de ces facteurs justement. Si tu vois une mort comme quelque chose qui te rend heureux alors à la fin tu seras heureux, même si les conventions nous disent le contraire. Tout est question de relativisme, de perception. Tu peux y arriver, c'est tout un art. Voir simplement le vert à moitié plein. Bien sur que cela n'est pas simple, d'ou les milliers d'exemples de personne souffrant justement. Mais cela doit être possible théoriquement, vu que l'histoire nous a prouvé que en fonction des situations l'Homme arrive à s'adapter, tu sais l'espèce de protection mentale qui te permet de ne pas sombrer dans la dépression. Comme dit précédemment il est possible de l'améliorer, et on devrait arriver à un stade ou tout nous paraît bien, heureux. Mais encore une fois je ne dis pas que c'est simple, ni que c'est la solution à tout nos problèmes, et encore moins que c'est de la faute des gens qui n'ont pas cette vision que des gens sont malheureux, car ce sont les facteurs qui régissent nos pensées ( réaction physique ), et ce ne devrait pas être à nous d'adapter notre perception mais aux facteurs de changer en quelque chose d'acceptable ( relatif encore une fois ).
Cette carapace serait sûrement la meilleur arme dans ce bas monde, d'où le fait qu'il soit si dur de l'atteindre. Si les gens n'y arrive pas, c'est qu'il faudrait persévérer pendant AU moins plusieurs mois, et quel intérêt de le faire quand l'on va bien ? Quand justement notre cerveau est prêt à voir le positif ? On préférera le faire lorsque l'on ira mal, mais à ce moment là justement on ne le sera plus capable. C'est justement cette fainéantise, incapacité de voir loin qu'à l'Homme, et qui le pousse malgré lui à sa chute ^^
A partir du moment ou tu peux contrôler la partie qui contrôle tes sentiments, je parle bien-sûr du subconscient, alors tout est possible. L'hypnose sert entre autre à ça ( pas à contrôler mais à interagir ), donc théoriquement si tu arrives à induire le subconscient à ne voir que le bon côté, et bien ce serait finit le malheur (théoriquement hein !)... Mais je m'égare, c'était simplement pour rappeler que si on contrôlait ses émotions, alors ce serait tout à fait possible .

Profil : Star
mouchette353
  1. answer
  2. Posté le 25/01/2018 à 01:11:47  
  1. Prévenir les modérateurs en cas d'abus
 

Andraëlle a écrit :


Ben pas tenu à quelqu'un de malheureux - et tu ne sais pas s'ils te lisent ou non. C'est très bien expliqué dans le texte que j'ai donné. Tu les mets en situation d'échec.
Tu sembles dire que c'est moi qui voit cela comme ça. Mais en fait, vas jeter un coup d'oeil à tous les sites qui parlent d'accompagnement de personnes dépressives, de personnes en situation de détresse, de désespoir... ton discours y est toujours condamné, pour les mêmes raisons que j'évoque.
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Excuse-moi Andraëlle, mais alors j'ai une question très simple : lorsqu'une personne malheureuse évoque ses problèmes, que lui apportes-tu comme réponse (encore une fois je ne parle pas de "recette du bonheur" bien évidemment, là-dessus on est d'accord, mais à part acquiescer et dire le fameux "je comprends tout à fait ce que tu ressens, c'est tout à fait normal de réagir ainsi, tu as le DROIT d'être malheureux(se)" ?

Sinon t'inquiètes, tes extraits de site sur ce qu'il ne faut surtout pas dire, je connais très bien pour être adepte (un peu moins actuellement, j'essaie de m'en détacher) des problématiques psychologiques (un moment ce fut une obsession, car comme Arsher, j'étais très solitaire et isolée dans ma vie et j'ai compensé avec une profonde introspection de moi-même et de mon entourage). Ce qui m'a d'ailleurs rendue très angoissée...
Néanmoins, on lit la même chose mais je garde un esprit critique, je suis d'accord d'un côté sans l'être à 100% tout à fait. Car j'ai eu des périodes de détresse et avec le recul je sais ce qui m'a aidé ou non. De plus à mon sens il me semble important de ne pas tomber dans un côté borderline, c'est-à-dire qu'à la fois les véritables discours culpabilisants sont destructeurs mais le discours très "puriste" (je trouve pas le bon mot) où il ne faut surtout RIEN dire (enfin si, les mêmes mots "je te comprends", "tu as le droit d'être malheureux", "c'est normal" ) me paraît très peu naturel, très impersonnel et surtout commandé à l'avance. Un robot pourrait te soulager car il suffit de sortir deux/trois expressions valorisées par le monde psy.

Y'a un grand entre-deux entre ce qui se rapproche du discours culpabilisant et le discours épuré qu'on apprend presque par cœur et que l'on répète au moment venu car on l'a vu dans un article ou un livre psy... Et pour moi critiquer ce que dit Testy c'est chercher la petite bête, ça reste mon opinion.
D'ailleurs quand tu fais une thérapie, que fais-tu ? Chercher à être heureux non ? C'est pourquoi j'ai beaucoup de mal à voir où tu veux en venir :??:
Quand tu parles de dépression morbide, effectivement j'avais vu que dans certaines graves dépressions, c'est un véritable déséquilibre (pas dans les dépressions courantes en revanche) qui est impossible à compenser par la volonté. Seuls les électrochocs auraient fait leur preuve pour le moment (c'est une pratique courante et ça ne se passe plus comme dans "vol au dessus d'un nid de coucou" ). Mais te rends-tu compte de la violence de ces propos, face à une personne malade ?? On est en train de lui dire que sa volonté elle peut se l'oublier, qu'elle est fichue et que de toute façon c'est intraitable. C'est d'une violence inouïe d'entendre de tels propos. Alors tu vas me dire qu'elle se sent enfin comprise. Peut-être, mais que lui reste-t-il puisqu'elle a perdu son pouvoir de sa propre volonté ? Condamnation, désespoir et suicide ?

J'ai vécu une expérience personnelle et je peux te dire que j'en ai gardé une profonde rancœur envers la personne incriminée. Sans rentrer dans le détail, cette naturopathe, plutôt que de m'apporter son aide, m'a dit que dans mon cas, les plantes n'y feraient rien... que ma volonté ne réglerait absolument rien dans le processus de guérison, que ma maladie (laquelle ?) est comme du diabète et nécessite un traitement chimique fort (merciiiiii je me sens vachement comprise!!!), que de toute façon vu mon état de santé je ne finirai pas l'année (j'étais alors en master 1 et j'ai bien fini l'année en m'améliorant). Je peux te dire que ce jour-là je ne me suis jamais autant sentie incomprise et j'ai jamais entendu autant de propos violents (j'aurais préféré des insultes très franchement et je ne suis pas maso).

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Message édité par mouchette353 le 25/01/2018 à 01:12:42

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Quand une personne souffre d'une illusion, on appelle cela la folie.
Quand beaucoup de gens souffrent d'une illusion on appelle cela la religion
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  3. Posté le 25/01/2018 à 01:32:19  
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mouchette353 a écrit :

"je comprends tout à fait ce que tu ressens, c'est tout à fait normal de réagir ainsi, tu as le DROIT d'être malheureux(se)" ?
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Avant que tu dise ça, je te préviens que ça sonne comme du BS direct aux oreilles de la personne concernée ce genre de réponse: tu peux pas comprendre ce qu'elle ressent, puisque tu ne l'as pas vécu, et particulièrement pas à travers sa sensibilité.

Fermer sa bouche, écouter ce que la personne a à dire aussi longtemps qu'elle a envie de parler, éventuellement poser des questions ouvertes pour l'amener à se confier et se libérer un peu de sa détresse si tu sens qu'elle n'est pas fermée à en parler, et seulement et seulement si elle t'en exprime le souhait, donner des conseils.

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Message édité par libertarien le 25/01/2018 à 01:34:22

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  2. Posté le 25/01/2018 à 01:56:00  
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libertarien a écrit :


Avant que tu dise ça, je te préviens que ça sonne comme du BS direct aux oreilles de la personne concernée ce genre de réponse: tu peux pas comprendre ce qu'elle ressent, puisque tu ne l'as pas vécu, et particulièrement pas à travers sa sensibilité.

Fermer sa bouche, écouter ce que la personne a à dire aussi longtemps qu'elle a envie de parler, éventuellement poser des questions ouvertes pour l'amener à se confier et se libérer un peu de sa détresse si tu sens qu'elle n'est pas fermée à en parler, et seulement et seulement si elle t'en exprime le souhait, donner des conseils.
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BS ?

C'est sûr :) Mais les gens ont une tendance naturelle à vouloir conseiller, plutôt que d'écouter passivement en hochant la tête de temps à autre... souvent la personne à côté se sent impuissante, et espère redonner un peu d'espoir en dédramatisant, ou en rassurant... apparemment ce n'est pas ce qu'il faut faire, mais c'est très lourd pour celui qui écoute aussi.
La détresse déteint sur l'interlocuteur, et ceux qui ont le plus de mal à gérer leurs propres émotions vont être les plus maladroits dans leur réponse (sans avoir forcément une mauvaise intention) car ils cherchent à se protéger eux-mêmes. Ceux qui ont peur de leurs émotions (ou des émotions en général) aussi, en minimisant le ressenti de l'autre ils cherchent à éviter de devenir "éponge".

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  3. Posté le 25/01/2018 à 02:00:52  
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mouchette353 a écrit :


BS ?

C'est sûr :) Mais les gens ont une tendance naturelle à vouloir conseiller, plutôt que d'écouter passivement en hochant la tête de temps à autre... souvent la personne à côté se sent impuissante, et espère redonner un peu d'espoir en dédramatisant, ou en rassurant... apparemment ce n'est pas ce qu'il faut faire, mais c'est très lourd pour celui qui écoute aussi.
La détresse déteint sur l'interlocuteur, et ceux qui ont le plus de mal à gérer leurs propres émotions vont être les plus maladroits dans leur réponse (sans avoir forcément une mauvaise intention) car ils cherchent à se protéger eux-mêmes. Ceux qui ont peur de leurs émotions (ou des émotions en général) aussi, en minimisant le ressenti de l'autre ils cherchent à éviter de devenir "éponge".
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Bullshit.

Faut écouter activement et faire ressentir à la personne que tu entends ce qu'elle te dit, qu'elle se sente écoutée. La PNL marche bien pour ça par exemple. Tu es là pour apporter un support à la personne et lui apporter ce qu'elle a besoin, une oreille attentive, pas pour satisfaire tes propres besoins à toi.

Le truc, c'est que t'as pas de réponses à donner.


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andraelle
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  2. Posté le 25/01/2018 à 02:11:45  
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mouchette353 a écrit :


Excuse-moi Andraëlle, mais alors j'ai une question très simple : lorsqu'une personne malheureuse évoque ses problèmes, que lui apportes-tu comme réponse (encore une fois je ne parle pas de "recette du bonheur" bien évidemment, là-dessus on est d'accord, mais à part acquiescer et dire le fameux "je comprends tout à fait ce que tu ressens, c'est tout à fait normal de réagir ainsi, tu as le DROIT d'être malheureux(se)" ?
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Tout dépend de ses besoins en fait. Après, il n'y a pas de conversation type, et à ce jeu auprès de mes proches j'ai remarqué deux "écoles" : il y a des gens qui trouvent réconfort simplement dans l'écoute non-jugeante, dans la reconnaissance de leur souffrance - mais je ne leur dirais jamais que je comprends tout à fait ce qu'ils ressentent, parce que ce n'est pas vrai - et dans la simple présence bienveillante. Pas besoin de tomber dans la pitié, ou de commencer à les plaindre, juste "j'entends ce que tu me dis, je vois ta souffrance, je suis là si tu as besoin - pour un câlin, pour boire un verre, pour que tu extériorises, pour passer une soirée canapé devant un film à ne rien se dire si c'est ce qu'il te faut pour te sentir épaulé".
D'autres le trouvent davantage dans des propositions de solution - mais là-dessus je ne suis pas très douée, surtout en tant que non concernée avec rien d'autres dans les mains que les expériences qu'ils veulent bien me confier, et comme en plus j'ai le fonctionnement inverse ça n'aide pas (c'est-à-dire que personnellement quand je me confie j'attends plutôt d'autrui un soutien comme celui cité au-dessus). Je vais essayer, sur la base d'interrogations et non d'affirmations (pas de "fais-ci, fais-ça", plutôt pour reprendre un exemple récent "est-ce que tu crois que revenir à ta précédente dose de médicament pourrait t'apporter un peu de répit ?" ). Je lance des pistes, je tâtonne, j'ouvre des idées à hauteur de ce que je peux.

mouchette353 a écrit :

Sinon t'inquiètes, tes extraits de site sur ce qu'il ne faut surtout pas dire, je connais très bien pour être adepte (un peu moins actuellement, j'essaie de m'en détacher) des problématiques psychologiques (un moment ce fut une obsession, car comme Arsher, j'étais très solitaire et isolée dans ma vie et j'ai compensé avec une profonde introspection de moi-même et de mon entourage). Ce qui m'a d'ailleurs rendue très angoissée...
Néanmoins, on lit la même chose mais je garde un esprit critique, je suis d'accord d'un côté sans l'être à 100% tout à fait. Car j'ai eu des périodes de détresse et avec le recul je sais ce qui m'a aidé ou non. De plus à mon sens il me semble important de ne pas tomber dans un côté borderline, c'est-à-dire qu'à la fois les véritables discours culpabilisants sont destructeurs mais le discours très "puriste" (je trouve pas le bon mot) où il ne faut surtout RIEN dire (enfin si, les mêmes mots "je te comprends", "tu as le droit d'être malheureux", "c'est normal" ) me paraît très peu naturel, très impersonnel et surtout commandé à l'avance. Un robot pourrait te soulager car il suffit de sortir deux/trois expressions valorisées par le monde psy.

Y'a un grand entre-deux entre ce qui se rapproche du discours culpabilisant et le discours épuré qu'on apprend presque par cœur et que l'on répète au moment venu car on l'a vu dans un article ou un livre psy... Et pour moi critiquer ce que dit Testy c'est chercher la petite bête, ça reste mon opinion.
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Le truc, c'est que ce n'est pas que valorisé par le monde psy. Je crois que je ne connais pas une seule personne parmi celles que je connais ou que je lis, touchée par la dépression, qui n'ait pas un jour claqué un coup de gueule contre les idéalistes du bonheur qui viennent leur parler de "voir le côté positif des choses, trouver en soi la vision du monde qui ouvrira les portes du bonheur". Et je les crois quand ils me disent que ça les enfonce davantage. Je ne vois d'ailleurs pas pourquoi je ne le ferais pas.
Si les psys valorisent ces idées, c'est sans doute pas parti de rien non plus.
Alors comme expliquait Libertarien et comme je l'ai constaté, la dépression s'exprime par des expériences très très différentes d'une personne à l'autre. N'empêche que si autant rapportent ce discours du "arrêtez de nous parler de bouddhisme, du bonheur qui dépend de soi et d'apprendre à se satisfaire d'être vivant", je doute que ce soit un hasard, ou pour nous faire chier.
Peut-être que pour certain il y a source de réconfort dans les propos de Testy. Mais je ne vois aucune raison de ne pas tenir compte de tout ceux qui expliquent vivre ça comme une claque au visage.

mouchette353 a écrit :

D'ailleurs quand tu fais une thérapie, que fais-tu ? Chercher à être heureux non ? C'est pourquoi j'ai beaucoup de mal à voir où tu veux en venir :??:
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Encore une fois je ne vois toujours pas à quel moment j'ai exclu l'état d'esprit de l'équation, j'arrête pas de vous dire que je ne limite simplement pas tous le processus à cela.
On fait plein de choses pour chercher à être heureux. Certains quittent leur pays, quitte à risquer la mort, par exemple.
La thérapie est une chose parmi d'autres...

Si la question m'est adressée personnellement parce que j'ai évoqué avoir suivi une thérapie, c'était parce que je sentais mon état d'esprit partir justement dans quelque chose de moins en moins stable... Je ne sais pas comment le décrire, mais j'avais l'impression d'être en train de me noyer, en même temps que j'étais tout le temps complétement anesthésiée. Résultat, changement de pilule contraceptive sur l'hypothèse de ma psy, et j'avais quasiment repris ma joie de vivre et mon optimisme naturel.
J'ai néanmoins choisi d'y rester parce que c'est à ce moment là que j'ai vécu quelques trucs qui ont réveillés des choses vécues à l'enfance, et que pour comprendre tous les tenant et aboutissant, je faisais davantage confiance en ses compétences qu'en les miennes.

mouchette353 a écrit :

Quand tu parles de dépression morbide, effectivement j'avais vu que dans certaines graves dépressions, c'est un véritable déséquilibre (pas dans les dépressions courantes en revanche) qui est impossible à compenser par la volonté. Seuls les électrochocs auraient fait leur preuve pour le moment (c'est une pratique courante et ça ne se passe plus comme dans "vol au dessus d'un nid de coucou" ). Mais te rends-tu compte de la violence de ces propos, face à une personne malade ?? On est en train de lui dire que sa volonté elle peut se l'oublier, qu'elle est fichue et que de toute façon c'est intraitable. C'est d'une violence inouïe d'entendre de tels propos. Alors tu vas me dire qu'elle se sent enfin comprise. Peut-être, mais que lui reste-t-il puisqu'elle a perdu son pouvoir de sa propre volonté ? Condamnation, désespoir et suicide ?
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Bon, déjà, je n'ai pas les qualifications pour affirmer à une personne qu'il est impossible qu'elle soit de nouveau heureuse, donc ton exemple ne risque pas de m'arriver.

Ensuite, est-ce que tu te poserais la même question au sujet d'une personne qui apprend qu'elle ne récupérera jamais la santé ? Qui apprends que son corps ne sera jamais celui de quelqu'un en pleine forme ? Est-ce qu'il faut lui mentir, lui dire que si, si, t'en fais pas tu guériras ?
Bien sûr que c'est violent, est-ce qu'on doit pour autant lui mentir ? A ce jeu là je n'ai pas de réponse, je n'en sais rien, aucune des solutions ne me paraît viable, ce n'est clairement pas mon domaine de compétence. Mais je ne crois pas que lui dire "ça ira mieux, deviens bouddhiste" (oui, c'est un sarcasme, je sais que ce n'est pas exactement ce que vous suggérez ;) ) soit une meilleure solution que de lui expliquer, comme on le fait aux personnes physiquement condamnées, de façon neutre et médicale, ce qu'il se passe exactement et quelles conséquences sont à envisager.
D'ailleurs, ce sont des réflexions qui sont déjà menées, notamment pour l'euthanasie et le suicide assisté. Certains pays acceptent de participer à la mort d'autrui si celui-ci ne peut y avoir recours lui-même, forcément, et s'il en fait la demande... on est quand même dans une situation où on accepte le malheur de quelqu'un tel qu'il nous l'expose, sans chercher à lui dire qu'il pourra être heureux plus tard en faisant un travail sur soi. Personnellement, je soutiens l'idée de l'euthanasie et du suicide assisté. Je trouve ça cruel d'obliger à vivre quelqu'un pour qui la vie n'est que souffrance. Et c'est aussi un peu ce qui m'inquiète avec un discours aussi affirmatif sur le bonheur : dans votre idée, qu'advient il des personnes dans cette situation ?

mouchette353 a écrit :

J'ai vécu une expérience personnelle et je peux te dire que j'en ai gardé une profonde rancœur envers la personne incriminée. Sans rentrer dans le détail, cette naturopathe, plutôt que de m'apporter son aide, m'a dit que dans mon cas, les plantes n'y feraient rien... que ma volonté ne réglerait absolument rien dans le processus de guérison, que ma maladie (laquelle ?) est comme du diabète et nécessite un traitement chimique fort (merciiiiii je me sens vachement comprise!!!), que de toute façon vu mon état de santé je ne finirai pas l'année (j'étais alors en master 1 et j'ai bien fini l'année en m'améliorant). Je peux te dire que ce jour-là je ne me suis jamais autant sentie incomprise et j'ai jamais entendu autant de propos violents (j'aurais préféré des insultes très franchement et je ne suis pas maso).
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Beh, il ne s'agit pas de parler de ce qu'on ne connait pas non plus, justement. Dans ton expérience, si je comprend bien, cette naturopathe n'était pas très compétente, ni très bienveillante...
Mais je ne parle pas d'annoncer à chaque personne malheureuse qu'elle ne s'en sortira jamais et que sa volonté ne lui sert à rien :)

Message édité par Andraëlle le 25/01/2018 à 03:06:16
  1. answer
  2. Posté le 25/01/2018 à 22:53:33  
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Arsher a écrit :


Ben tout ça c'est derrière moi mais l'adolescence ça n'a pas été la joie. Trop de décalage avec les autres, pessimiste, complexé etc Ceci dit je suis un cas d'école et je parle de comment j'ai remonté la pente au besoin. Pour ma part, les psys ne m'ont rien apporté. Je me suis plus tourné vers le sport, l'alimentation saine et... La drague :D J'ai aussi énormément lu sur différents sujets afin de mieux comprendre le monde.
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Ce fut quoi ton déclic ?

J'imagine que un beau jour tu t'es pas levé et tu as trouvé la motivation comme ça d'un coup, d'un seul ?

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Profil : Légende
arsher
  1. answer
  2. Posté le 26/01/2018 à 10:17:54  
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Nyi414z a écrit :

Ce fut quoi ton déclic ?

J'imagine que un beau jour tu t'es pas levé et tu as trouvé la motivation comme ça d'un coup, d'un seul ?
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La sensation que ma vie était en danger et comme je ne voulais pas mourir foncièrement, j'ai trouvé une nouvelle énergie pour accomplir des choses. Et une chose en entraînant une autre avec une vie plus structurée et des objectifs clairs et nets, j'ai pu remonter la pente. Les psys ne m'ont pas du tout aidé durant des années pour ma part.

Il faut vraiment cesser de chercher à déresponsabiliser l'individu en rejetant entièrement la faute sur la société ou les proches. On a tous une marge de manoeuvre pour provoquer des changements positifs dans notre vie et souvent bien plus grande qu'on le croit.

Message cité 1 fois

---------------
Je suis mi-alpaga mi-cyborg, transespèce et transhumain·e, non binaire, pansexuel·l·e, respirianiste et militant·e LGBTTQQIAAP pro-scissiparité. Je cherche une relation déconstruit·e et sans gluten avec sexualité pervers·e polymorphe. Ah, et j'ai des droits. Des questions ?
  1. answer
  2. Posté le 26/01/2018 à 10:28:12  
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Pour répondre à ta question Nyn83mn (je l'avais pas compris au début), la réponse est non. Pour moi le bonheur n'est pas qu'une question d'appréciation.

  1. answer
  2. Posté le 26/01/2018 à 18:35:13  
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Arsher a écrit :


La sensation que ma vie était en danger et comme je ne voulais pas mourir foncièrement, j'ai trouvé une nouvelle énergie pour accomplir des choses. Et une chose en entraînant une autre avec une vie plus structurée et des objectifs clairs et nets, j'ai pu remonter la pente. Les psys ne m'ont pas du tout aidé durant des années pour ma part.

Il faut vraiment cesser de chercher à déresponsabiliser l'individu en rejetant entièrement la faute sur la société ou les proches. On a tous une marge de manoeuvre pour provoquer des changements positifs dans notre vie et souvent bien plus grande qu'on le croit.
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Il t'est arrivé quoi ???

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Profil : Légende
arsher
  1. answer
  2. Posté le 26/01/2018 à 19:56:53  
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Nyi414z a écrit :

Il t'est arrivé quoi ???
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Mauvaise expérience avec médocs contre la dépression et l'anxiété suite à plusieurs décès familiaux. Du coup le niveau de tonus psychique était très bas et le goût de vivre totalement absent pendant plusieurs jours. Quand j'ai repris mes esprits je ne voulais plus ça.

Message cité 2 fois
Message édité par Arsher le 26/01/2018 à 19:57:54

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Je suis mi-alpaga mi-cyborg, transespèce et transhumain·e, non binaire, pansexuel·l·e, respirianiste et militant·e LGBTTQQIAAP pro-scissiparité. Je cherche une relation déconstruit·e et sans gluten avec sexualité pervers·e polymorphe. Ah, et j'ai des droits. Des questions ?
  1. answer
  2. Posté le 26/01/2018 à 20:10:38  
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Arsher a écrit :


Mauvaise expérience avec médocs contre la dépression et l'anxiété suite à plusieurs décès familiaux. Du coup le niveau de tonus psychique était très bas et le goût de vivre totalement absent pendant plusieurs jours. Quand j'ai repris mes esprits je ne voulais plus ça.
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Il ne faut pas prendre ces genres de medocs genre anxiolytiques, neuroleptiques, etc. enfin, pas pendant un long terme. Généralement, sur le long terme ça n'aide pas.

Je comprends, ça a du être dur

Profil : Star
mouchette353
  1. answer
  2. Posté le 26/01/2018 à 21:33:35  
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Arsher a écrit :


Mauvaise expérience avec médocs contre la dépression et l'anxiété suite à plusieurs décès familiaux. Du coup le niveau de tonus psychique était très bas et le goût de vivre totalement absent pendant plusieurs jours. Quand j'ai repris mes esprits je ne voulais plus ça.
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Ah courage (même si c'est désormais du passé), j'en connais quelque chose (expériences médicamenteuses) :(

Et oui ça n'aide pas, je le constate dans mon entourage parmi les personnes qui ont été amenées à en prendre... sauf de rares personnes.
Tu as eu raison de te battre pour t'en sortir, tu peux en être fier :)


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Quand une personne souffre d'une illusion, on appelle cela la folie.
Quand beaucoup de gens souffrent d'une illusion on appelle cela la religion
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arsher
  1. answer
  2. Posté le 27/01/2018 à 08:58:22  
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Je comprends l'usage de médocs uniquement lors de phases aigües pouvant mettre en danger la personne mais un traitement à long terme est bien plus discutable et ne fait que masquer les symptômes sans résoudre les problèmes de fond. Pour ma part, il a fallu une remise en question désagréable mais salutaire et casser mon état d'esprit dysfonctionnel.
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Je suis mi-alpaga mi-cyborg, transespèce et transhumain·e, non binaire, pansexuel·l·e, respirianiste et militant·e LGBTTQQIAAP pro-scissiparité. Je cherche une relation déconstruit·e et sans gluten avec sexualité pervers·e polymorphe. Ah, et j'ai des droits. Des questions ?
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mouchette353
  1. answer
  2. Posté le 27/01/2018 à 19:36:27  
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Arsher a écrit :

Je comprends l'usage de médocs uniquement lors de phases aigües pouvant mettre en danger la personne mais un traitement à long terme est bien plus discutable et ne fait que masquer les symptômes sans résoudre les problèmes de fond. Pour ma part, il a fallu une remise en question désagréable mais salutaire et casser mon état d'esprit dysfonctionnel.
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Tout à fait, il ne faut pas être extrémiste et les médicaments peuvent aider en période de crise intense.

Je ne peux qu'approuver ta phrase sur les effets au long terme, ayant pris des neuros pendant 8 ans et demi, je peux même te dire que non seulement les symptômes ne sont plus du tout masqués à moyen terme mais qu'en plus de cela des symptômes graves et invalidants (de pareil gravité que ceux d'origine), physiques et mentaux, apparaissent et pourrissent la vie.
Et ça c'est encore sans compter les répercussions sur la vie de la personne (sociale, professionnelle ou académique, affective, financière) et de son entourage...
Malheureusement une certaine dissonance cognitive, un déni ou une mauvaise interprétation renforcée par une certaine manipulation de part et d'autres (entourage, famille et médecin qui imposent le traitement comme quelque chose de capital) font que la personne (enfin certaines) va continuer à le prendre en dépit des effets indésirables, voir va croire réellement en sa folie présumée et sa condamnation à finir sa vie sous traitement (bon je m'avance un peu là^^).

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  2. Posté le 27/01/2018 à 20:56:10  
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mouchette353 a écrit :


Tout à fait, il ne faut pas être extrémiste et les médicaments peuvent aider en période de crise intense.

Je ne peux qu'approuver ta phrase sur les effets au long terme, ayant pris des neuros pendant 8 ans et demi, je peux même te dire que non seulement les symptômes ne sont plus du tout masqués à moyen terme mais qu'en plus de cela des symptômes graves et invalidants (de pareil gravité que ceux d'origine), physiques et mentaux, apparaissent et pourrissent la vie.
Et ça c'est encore sans compter les répercussions sur la vie de la personne (sociale, professionnelle ou académique, affective, financière) et de son entourage...
Malheureusement une certaine dissonance cognitive, un déni ou une mauvaise interprétation renforcée par une certaine manipulation de part et d'autres (entourage, famille et médecin qui imposent le traitement comme quelque chose de capital) font que la personne (enfin certaines) va continuer à le prendre en dépit des effets indésirables, voir va croire réellement en sa folie présumée et sa condamnation à finir sa vie sous traitement (bon je m'avance un peu là^^).
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La prise de certains neuroleptiques notamment les benzodiazépines font fondre les neurones sur le long termes.

Auparavant c'était prescrit comme des bonbons (dans les années 80), maintenant qu'on s'est rendu compte de leurs effets secondaires, c'est prescrit plus prudemment mais pas toujours encore. Mais bon, le mal est fait.

Il y a des effets psychotropes et un peu "graves" comme par exemple le syndrome du lapin.

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mouchette353
  1. answer
  2. Posté le 27/01/2018 à 21:40:32  
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Nyi414z a écrit :


La prise de certains neuroleptiques notamment les benzodiazépines font fondre les neurones sur le long termes.

Auparavant c'était prescrit comme des bonbons (dans les années 80), maintenant qu'on s'est rendu compte de leurs effets secondaires, c'est prescrit plus prudemment mais pas toujours encore. Mais bon, le mal est fait.

Il y a des effets psychotropes et un peu "graves" comme par exemple le syndrome du lapin.
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Oui, sauf que je te conseille et ce sans prétention de te renseigner sur ce qu'est un neuroleptique, car, malheureusement pour moi, c'est loin d'être un benzodiazépine :(
Les benzodiazépines se retrouvent dans pas mal d'anxiolytiques (notamment le fameux XANAX) et de barbituriques (somnifères).
Les neuroleptiques c'est autre chose, et pour avoir testé les deux (benzo et neuro) je peux te dire que le benzo à côté fait figure de placebo. Les neuroleptiques causent ce qui s'appellent le parkinsonisme (oui oui, des symptômes imitant la maladie de Parkinson) dans un très grand nombre de cas et presque toujours après de longues années de traitement à doses élevées.
On appelle cela la dyskinésie tardive, qui peut être irréversible passé un certain âge et si on n'agit pas tout de suite. Je l'ai vécu (pendant 5 années tout de même) et HEUREUSEMENT mon cerveau avait suffisamment de plasticité à 24 ans pour se remettre en forme et se rétablir de lui-même un an après.
Et le syndrome grave que tu évoques à la fin ne serait pas plutôt le symptôme malin des neuroleptiques ? Ce sont divers symptômes qui peuvent engager le pronostic vital dans certains cas (nécessitent une réanimation).


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