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Le bonheur est-il simplement une question d'appréciation?

 

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Le bonheur est-il simplement une question d'appréciation?

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agxthe_26
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  2. Posté le 21/01/2018 à 15:52:00  
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Peut on véritablement qualifier d'un point de vue extérieur quelqu'un d'heureux ou non?En effet selon moi,le bonheur est relatif.Ainsi pour certaines personnes,le fait de voir quelqu'un ayant ce qu'elles rêvent ou veulent avoir(argent,amis etc)directement ces personnes vont avoir tendance à le penser heureux?Mais au final peut on s'appuyer que sur l'extérieur et le ressenti personnel pour savoir si quelqu'un est heureux ou non?Certaines personnes peuvent aussi donner l'impression d'avoir tout pour aller bien alors qu'elles vivent en réalité des choses très dures chez elles.Non?D'autres encore ne se rendent pas compte de ce qu'elles ont(qui fait envie à ceux qui ne l'ont pas),ça leur parrait normal et elles veulent d'autres choses,ce qu'elles n'ont pas et que d'autres ont.
Des gens sont aussi toujours insatisfaits et ne se contentent jamais de ce qu'ils ont et ne sont donc jamais au fond d'eux même vraiment heureux même si aux yeux des autres,ils le sont.
Souvent des gens considèrent à la mort d'un proche ou autre que celui ci a réussi et bien profité de sa vie mais après tout quest ce qu'il en savent?Une femme par exemple qui a fondé une belle famille et a été "heureuse "avec son mari et ses enfants,peut donner l'impression d'avoir réussi sa vie mais qui nous dit que c'était vraiment ce que voulait cette femme?Peut être que pour elle,le bonheur et ce qu'elle aurait voulu vraiment c'est voyager,faire le tour du monde,une vie on va dire plus"riche culturellement"tandis qu'une autre femme ayant fait tout ça aurait voulu plutôt se poser et fonder une famille.
Le bonheur ce n'est pas pluyôt de s'écouter?de savoir ce qu'on veut vraiment?
Quelqu un qui est solitaire et aime être seul,peut on le considérer comme malheureux parce qu'il est seul?ou alors penser que c'est la collectivité qui le rendrait malheureux?
De plus,le bonheur et le malheur ne sont ils pas une question d'état d'esprit?Des gens vont faire un plat de pas grand chose et se poser constemment des questions,pendant que d'autres vont êtres la plupart du temps positifs et se contenter de peu.
Mais au final n'est pas un cercle vicieux?Vous ne pensez pas que les gens positifs sont au départ des gens qui n'ont pas vécu de choses graves,à qui la vie a plus ou moins sourri?ou à l'inverse ont vécu des choses horribles comme la maladie,la pauvreté, le fait de passer près de la mort etc et ont appris à relativiser?

Je vais me prendre en exemple,j'ai 17 ans,je suis en terminale S,mais je suis descolarisée à cause de problèmes relationnels,je n'ai plus d'amis et je rêverais d'en avoir,je souffre également de troubles alimentaires depuis 3 ans et de problèmes de santé au niveau des intestins et hormonaux,j'ai toujours souffert d'être fille unique.
Les gens qui ne savent pas grand chose de personnel sur moi pensent que je suis heureuse et que j'ai tout car selon eux:je suis en terminale S donc je suis intelligente(c est très cliché oui oui),j'ai un physique avantageux et je suis mince(ce qu'ils savent pas c est que j alterne anorexie et boulimie avec sport à outrance),j'ai beaucoup de trucs et des parents qui me gâtent pas mal(parce qur je suis fille unique,mais aussi parce qu ils ont pitié de ma vie et veulent me faire plaisir),selon ces gens je suis heureuse et pourtant c'est tout l'inverse parce que le bonheur pour moi ce serait d'avoir une vie comme la plupart des gens de mon âge,de ne pas être forcémment en S,mince et gâtée matériellement mais aller au lycée normalement, avoir des amis avec qui m'amuser,sur lesquels je peux conter,avoir des frères et soeurs car j'ai toujours souffert de ce manque et de ne pas avoir de tcas,je préfererais 1000x être ronde et ne plus avoir de tcas et une vie bien meilleure.
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Message édité par Agxthe_26 le 21/01/2018 à 16:03:31

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  2. Posté le 21/01/2018 à 16:38:59  
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Le bonheur n’est qu’un mot qui dépend du sens que l’on lui donne.
Il est éphémère aussi...

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Profil : Légende
testymoi2
  1. answer
  2. Posté le 23/01/2018 à 11:32:41  
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Agxthe_26 a écrit :

Vous ne pensez pas que les gens positifs sont au départ des gens qui n'ont pas vécu de choses graves,à qui la vie a plus ou moins sourri?ou à l'inverse ont vécu des choses horribles comme la maladie,la pauvreté, le fait de passer près de la mort etc et ont appris à relativiser?
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Non. Il n'y a pas de règle. J'ai perdu mon père étant petit, j'ai encore vécu le décès du compagnon de ma mère il y a moins d'un an. J'ai vécu pas mal d'année avec une femme qui me terrorisait, et j'en passe.

Et pourtant, je suis heureux et toujours optimiste.

Mais d'autres qui ont un vécu similaire sont aux antipodes de moi.


Il n'y a pas de règle, c'est suivant le caractère, la force d'esprit.


L'accès au bonheur, cela vient de soi, pas du monde extérieur. Le bonheur, c'est une vision du monde. Quelqu'un de pauvre, d'une pauvreté extrême, peut être heureux, car il voit le monde de manière heureuse. C'est un état d'esprit, une envie.

Si l'on veut être heureux, il suffit de l'être. Il faut se fermer à tout ce qui nous fait du mal, et s'ouvrir à tout ce qui nous fait du bien, aussi minime soit il. Et si il y a des choses qui nous font du mal qui est inévitable, il faut relativiser, s'élever au dessus.

Et j'ai envie de dire, si ce sont les autres qui nous font du mal, c'est de ne pas culpabiliser. On est comme on est, si les autres ne nous aiment pas, c'est leur faute, pas la nôtre.

Message cité 1 fois

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Bien sûr, je le précise, parce qu'ici on est susceptible, c'est mon avis. Je n'en fais pas une généralité, je ne désigne personne, je ne souhaite heurter personne.
Profil : Star
mouchette353
  1. answer
  2. Posté le 23/01/2018 à 13:22:03  
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testymoi2 a écrit :

Non. Il n'y a pas de règle. J'ai perdu mon père étant petit, j'ai encore vécu le décès du compagnon de ma mère il y a moins d'un an. J'ai vécu pas mal d'année avec une femme qui me terrorisait, et j'en passe.

Et pourtant, je suis heureux et toujours optimiste.

Mais d'autres qui ont un vécu similaire sont aux antipodes de moi.


Il n'y a pas de règle, c'est suivant le caractère, la force d'esprit.


L'accès au bonheur, cela vient de soi, pas du monde extérieur. Le bonheur, c'est une vision du monde. Quelqu'un de pauvre, d'une pauvreté extrême, peut être heureux, car il voit le monde de manière heureuse. C'est un état d'esprit, une envie.

Si l'on veut être heureux, il suffit de l'être. Il faut se fermer à tout ce qui nous fait du mal, et s'ouvrir à tout ce qui nous fait du bien, aussi minime soit il. Et si il y a des choses qui nous font du mal qui est inévitable, il faut relativiser, s'élever au dessus.

Et j'ai envie de dire, si ce sont les autres qui nous font du mal, c'est de ne pas culpabiliser. On est comme on est, si les autres ne nous aiment pas, c'est leur faute, pas la nôtre.
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Alors là je suis complètement d'accord ;) Je n'aurais pu mieux formuler...
Toutes tes phrases sont pertinentes, en particulier celui où tu fais le lien argent et bonheur (en évoquant le pauvre heureux car il a une manière de contempler le monde et un certain état d'esprit qui fait que. J'ai même parfois l'impression (juste une intuition personnelle) que les riches sont souvent plus dans le désir et l'insatisfaction. Pareillement j'avais entendu que ceux qui gagnent au loto ont une montée d'euphorie la première année, puis, habitués à leur nouveau train de vie, retrouvent leur état initial.


---------------
"Pour votre santé, ne cessez jamais les aliments gras, salés, sucrés".
"Pour votre santé, faîtes vous plaisir, parfois, en cédant à la tentation".
Ceci est un message de lutte contre l'insuffisance pondérale.
K
Profil : Légende
testymoi2
  1. answer
  2. Posté le 23/01/2018 à 13:30:30  
  1. Prévenir les modérateurs en cas d'abus
 
L'argent ne fait pas le bonheur. Mais il peut y contribuer, tout dépend comment la personne le vit et se renouvelle.


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Bien sûr, je le précise, parce qu'ici on est susceptible, c'est mon avis. Je n'en fais pas une généralité, je ne désigne personne, je ne souhaite heurter personne.
Profil : Animatrice
andraelle
  1. answer
  2. Posté le 23/01/2018 à 13:31:55  
  1. Prévenir les modérateurs en cas d'abus
 
Après si l'argent ne fait pas le bonheur, être dans l'angoisse tous les jours de se nourrir, de trouver un abri ou de pouvoir avoir une bonne santé doit pas aider à être heureux non plus.
Je pense qu'il faut faire gaffe à ce discours du bonheur qui dépend que de soi : ça minimise vachement les souffrances d'autrui, comme s'il suffisait d'avoir la bonne mentalité pour passer outre des événements extérieurs et être heureux malgré un environnement difficile. A ce jeu là on peut aussi dire que ça pouvait être chouette d'être un esclave en ayant la bonne mentalité, ou que c'est trop cool de vivre en temps de guerre si on sait faire abstraction.
Pour moi c'est surtout un discours de privilégié, en fait.
Message cité 2 fois
Profil : Notable
agxthe_26
  1. answer
  2. Posté le 23/01/2018 à 13:36:10  
  1. Prévenir les modérateurs en cas d'abus
 
C'est pas faux mais justement la souffrance est relative.
Après y a des situations comme celles que t'as cité,je t'accorde que c'est presque impossible d'être heureux et d avoir un état d'esprit zen et détendu en vivant des situations comme ça.
Message cité 1 fois

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Profil : Animatrice
andraelle
  1. answer
  2. Posté le 23/01/2018 à 13:40:55  
  1. Prévenir les modérateurs en cas d'abus
 

Agxthe_26 a écrit :

C'est pas faux mais justement la souffrance est relative.
Après y a des situations comme celles que t'as cité,je t'accorde que c'est presque impossible d'être heureux et d avoir un état d'esprit zen et détendu en vivant des situations comme ça.
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Oui voilà, et du coup le discours du "le bonheur dépend de toi" devient limite culpabilisant pour ces personnes là. Genre en fait, s'ils ne sont pas heureux, c'est parce que c'est eux qui sont pas foutus d'avoir la bonne mentalité...
Je pense que le fait d'être heureux dépend de beaucoup d'éléments, et qu'il est un peu facile de prétendre que tout ne vient que de soi. La mentalité doit d'une certaine façon jouer, oui, mais l'environnement aussi, plus spécifiquement notre fonctionnement hormonal peut jouer aussi, la qualité des relations qu'on entretient aussi, etc, etc.

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Profil : Légende
testymoi2
  1. answer
  2. Posté le 23/01/2018 à 13:47:29  
  1. Prévenir les modérateurs en cas d'abus
 

Andraëlle a écrit :

Après si l'argent ne fait pas le bonheur, être dans l'angoisse tous les jours de se nourrir, de trouver un abri ou de pouvoir avoir une bonne santé doit pas aider à être heureux non plus.
Je pense qu'il faut faire gaffe à ce discours du bonheur qui dépend que de soi : ça minimise vachement les souffrances d'autrui, comme s'il suffisait d'avoir la bonne mentalité pour passer outre des événements extérieurs et être heureux malgré un environnement difficile. A ce jeu là on peut aussi dire que ça pouvait être chouette d'être un esclave en ayant la bonne mentalité, ou que c'est trop cool de vivre en temps de guerre si on sait faire abstraction.
Pour moi c'est surtout un discours de privilégié, en fait.
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Tu mélanges le bonheur (qui est un sentiment subjectif, déterminée par le sujet et le sujet du topic), et la critique d'une situation (qui est aussi bien subjectif qu'objectif, et aussi bien déterminé par autrui que par le sujet.

Un esclave peut être heureux. Un être humain sans jambe sans bras sourd et muet peut être heureux.

Par contre, on est tous d'accord que ce sont des situations difficiles qui rend plus ardu la recherche du bonheur. Mais cela ne l'exclut pas.


Oui, il suffit d'avoir la mentalité adéquate (je ne veux pas utiliser le terme bon, c'est trop subjectif et moraliste) pour trouver le bonheur. Après, vient la moralité d'être heureux alors que des bombes tombent sur ces voisins. Mais est ce que ce genre de situation impose un ordre moral d'être malheureux?

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Bien sûr, je le précise, parce qu'ici on est susceptible, c'est mon avis. Je n'en fais pas une généralité, je ne désigne personne, je ne souhaite heurter personne.
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Profil : Légende
testymoi2
  1. answer
  2. Posté le 23/01/2018 à 13:54:02  
  1. Prévenir les modérateurs en cas d'abus
 

Andraëlle a écrit :

Oui voilà, et du coup le discours du "le bonheur dépend de toi" devient limite culpabilisant pour ces personnes là. Genre en fait, s'ils ne sont pas heureux, c'est parce que c'est eux qui sont pas foutus d'avoir la bonne mentalité...
Je pense que le fait d'être heureux dépend de beaucoup d'éléments, et qu'il est un peu facile de prétendre que tout ne vient que de soi. La mentalité doit d'une certaine façon jouer, oui, mais l'environnement aussi, plus spécifiquement notre fonctionnement hormonal peut jouer aussi, la qualité des relations qu'on entretient aussi, etc, etc.
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Je ne vois pas en quoi c'est culpabilisant. Si le bonheur était dépendant de l'extérieur, tout le monde dans la situation idéale devrait être heureux?

Non. Il y a des gens heureux dans presque chaque situation. Ce qui implique que le bonheur se décide. On décide d'être heureux. Mais on ne décide pas d'être malheureux. Ou plutôt, pas directement.

J'ai envie de dire, pour les hormones, les hommes et les femmes ne sont pas égaux là dessus. Les hormones féminines jouant bien plus dans la psyché et le ressenti que pour les hommes.

Et pour la qualité, un ermite peut être heureux. Il n'a pourtant pas de relation.

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Bien sûr, je le précise, parce qu'ici on est susceptible, c'est mon avis. Je n'en fais pas une généralité, je ne désigne personne, je ne souhaite heurter personne.
Profil : Animatrice
andraelle
  1. answer
  2. Posté le 23/01/2018 à 13:54:24  
  1. Prévenir les modérateurs en cas d'abus
 

testymoi2 a écrit :

Tu mélanges le bonheur (qui est un sentiment subjectif, déterminée par le sujet et le sujet du topic), et la critique d'une situation (qui est aussi bien subjectif qu'objectif, et aussi bien déterminé par autrui que par le sujet.

Un esclave peut être heureux. Un être humain sans jambe sans bras sourd et muet peut être heureux.

Par contre, on est tous d'accord que ce sont des situations difficiles qui rend plus ardu la recherche du bonheur. Mais cela ne l'exclut pas.


Oui, il suffit d'avoir la mentalité adéquate (je ne veux pas utiliser le terme bon, c'est trop subjectif et moraliste) pour trouver le bonheur. Après, vient la moralité d'être heureux alors que des bombes tombent sur ces voisins. Mais est ce que ce genre de situation impose un ordre moral d'être malheureux?
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Je n'ai pas dis le contraire, Testy. Relis bien.

Non, ce n'est pas si simple. Et tu es ici moralisateur. Tout ne dépend pas que d'une question de mentalité, même si ça n'exclue pas, comme tu dis, que certain trouvent leur bonheur dans certains contextes/environnement. C'est une alchimie entre différents éléments, dont certains sur lesquels on a pas forcément le contrôle, et prétendre que tout ne dépend que de la mentalité de l'individu est déjà assez facile à dire quand tout est en place pour que la mentalité suffise, mais aussi culpabilisant.

Il suffit d'un déséquilibre hormonal pour être malheureux, même avec la meilleure volonté du monde. Il suffit d'une relation toxique pour être malheureux, même avec la meilleure volonté du monde. Etc, etc.

Profil : Animatrice
andraelle
  1. answer
  2. Posté le 23/01/2018 à 13:55:30  
  1. Prévenir les modérateurs en cas d'abus
 

testymoi2 a écrit :

Je ne vois pas en quoi c'est culpabilisant. Si le bonheur était dépendant de l'extérieur, tout le monde dans la situation idéale devrait être heureux?

Non. Il y a des gens heureux dans presque chaque situation. Ce qui implique que le bonheur se décide. On décide d'être heureux. Mais on ne décide pas d'être malheureux. Ou plutôt, pas directement.

J'ai envie de dire, pour les hormones, les hommes et les femmes ne sont pas égaux là dessus. Les hormones féminines jouant bien plus dans la psyché et le ressenti que pour les hommes.

Et pour la qualité, un ermite peut être heureux. Il n'a pourtant pas de relation.
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Ou ça implique simplement qu'il y a divers éléments qui jouent, et pas juste un seul...

Pas de relation =/= mauvaises relations, Testy.

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Profil : Légende
testymoi2
  1. answer
  2. Posté le 23/01/2018 à 13:58:40  
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Je reste sur ma position, mais je suis d'accord avec toi, on n'est pas tous armé pour pouvoir avoir cette mentalité. Les hormones peuvent jouer contre nous, et parfois, il faut de l'aide extérieur pour comprendre comment être heureux.

Mais ce bonheur ne se trouve qu'au fond de soi, pas grâce à ce qui nous entoure.
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Bien sûr, je le précise, parce qu'ici on est susceptible, c'est mon avis. Je n'en fais pas une généralité, je ne désigne personne, je ne souhaite heurter personne.
Profil : Animatrice
andraelle
  1. answer
  2. Posté le 23/01/2018 à 14:04:36  
  1. Prévenir les modérateurs en cas d'abus
 

testymoi2 a écrit :

Je reste sur ma position, mais je suis d'accord avec toi, on n'est pas tous armé pour pouvoir avoir cette mentalité. Les hormones peuvent jouer contre nous, et parfois, il faut de l'aide extérieur pour comprendre comment être heureux.

Mais ce bonheur ne se trouve qu'au fond de soi, pas grâce à ce qui nous entoure.
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C'est pas l'individu qui est armé ou non.
Tu dis qu'il faut décider d'être heureux, mais tu dis aussi que personne ne choisit d'être malheureux. Je ne connais personne qui n'aspire pas au bonheur, ça, c'est la nature humaine. S'il suffisait de ce désir, on serait tous, ou en tout cas en grosse majorité, des gens heureux. Tout n'est pas si simple.
Ce qu'il y "au fond de soi" n'existe pas indépendamment de ce qui nous entoure, quoiqu'il advienne ton toi existe toujours dans quelque chose qui te dépasse, dissocier les deux comme s'ils existaient l'un sans l'autre ne me paraît pas pertinent.

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mouchette353
  1. answer
  2. Posté le 23/01/2018 à 14:06:32  
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Andraëlle a écrit :

Après si l'argent ne fait pas le bonheur, être dans l'angoisse tous les jours de se nourrir, de trouver un abri ou de pouvoir avoir une bonne santé doit pas aider à être heureux non plus.
Je pense qu'il faut faire gaffe à ce discours du bonheur qui dépend que de soi : ça minimise vachement les souffrances d'autrui, comme s'il suffisait d'avoir la bonne mentalité pour passer outre des événements extérieurs et être heureux malgré un environnement difficile. A ce jeu là on peut aussi dire que ça pouvait être chouette d'être un esclave en ayant la bonne mentalité, ou que c'est trop cool de vivre en temps de guerre si on sait faire abstraction.
Pour moi c'est surtout un discours de privilégié, en fait.
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En fait je ne pense pas tout à fait comme toi...
J'ai jamais été à la rue mais je pense que certains (j'ai bien dit certains) SDF vont être bien plus heureux que des biens lotis. D'ailleurs le suicide concernent également des gens très riches.
Sinon je crois en l'habituation. Je m'explique. Des enfants vivant en pays très défavorisés avec des catastrophes chroniques (par exemple, guerre ou climat difficile) n'auront pas les mêmes attentes que des enfants vivant confortablement dans un pays riche et industrialisé. Ce n'est pas une chance que de naître dans un pays ravagé par la guerre (la Syrie actuellement par exemple) mais ces enfants, dans leur for intérieur, et n'ayant pas d'élément de comparaison avec des pays plus tranquilles (un enfant ne voit que son environnement immédiat et présent) sont aussi heureux que des enfants français ou européens. A force de vivre dans un environnement où la guerre est omniprésente, ils y développent une habituation et leur cerveau s'adapte. Sans tomber dans la caricature, un enfant mourant de faim aura le même niveau de satisfaction sinon plus avec un peu de nourriture qu'un enfant riche avec un Noël rempli de cadeaux. Le contexte de vie est différent, les besoins exprimés et les désirs sont différents.
Au Moyen-âge, il y avait des calamités (épidémies de peste, choléra ; hiérarchie sociale très importante), les gens étaient habitués à cette vie puisqu'ils n'avaient que cela comme élément de repère. Donc le peuple survit malgré tout.
Pendant les deux guerres mondiales pareil, les gens ont naturellement défini d'autres priorités.
Aujourd'hui, on deviendrait malheureux sans Internet alors qu'il y a 30 ans à peine, tout le monde s'en foutait car ça existait que pour une petite part de la population. Aujourd'hui on se contente de ce que l'on a alors que d'ici un siècle, des technologies ou recherches prometteuses existeront (et on se demandera comment les gens "d'avant" ont pu faire sans) sauf qu'on en n'a pas encore conscience. Donc on ne peut être malheureux de quelque chose qu'on n'a pas parce-qu'il n'existe pas encore.

Et je n'émets pas un discours de privilégiée, parce-que justement, depuis que j'ai vécu des événements douloureux dans ma vie (de l'ordre affectif/santé plutôt en terme de perte et maladies de proches), je me sens plus apaisée (donc plus heureuse, choquant non?) car je me suis recentrée sur les choses essentielles. Avant je m'angoissais de manière extrême pour des "futilités" ou des choses plus importantes (trahison amicales, gens qui te font des coups par derrière, qui cherchent à te rabaisser) ; maintenant je me sens plus "peace" car j'ai pas envie d'accorder de l'importance à des gens "cons" et/ou qui cherchent à détruire. J'ai l'impression que tout ceci m'a endurci, a diminué ma sensibilité dans le sens où maintenant, si j'avais à subir ces mêmes événements difficiles dans le futur, je gérerais mieux la chose et ils me feraient moins mal. Et donc plus je vis des choses difficiles plus le sentiment de traumatisme est minime.
Quelqu'un qui a vécu "dans le coton" avec une grande stabilité familiale et amicale, si d'un coup un événement (même petit) vient basculer ce tranquille équilibre, la personne peut basculer complètement (vécu).
Par ailleurs quelqu'un qui a appris à vivre seul aura moins peur de la solitude que quelqu'un toujours entouré qui se retrouve dans une situation donnée (voyage, etc) complètement seul et qui va paniquer.

D'où mon avis...

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Message édité par mouchette353 le 23/01/2018 à 14:08:36

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"Pour votre santé, ne cessez jamais les aliments gras, salés, sucrés".
"Pour votre santé, faîtes vous plaisir, parfois, en cédant à la tentation".
Ceci est un message de lutte contre l'insuffisance pondérale.
K
Profil : Légende
testymoi2
  1. answer
  2. Posté le 23/01/2018 à 14:20:26  
  1. Prévenir les modérateurs en cas d'abus
 

Andraëlle a écrit :

C'est pas l'individu qui est armé ou non.
Tu dis qu'il faut décider d'être heureux, mais tu dis aussi que personne ne choisit d'être malheureux. Je ne connais personne qui n'aspire pas au bonheur, ça, c'est la nature humaine. S'il suffisait de ce désir, on serait tous, ou en tout cas en grosse majorité, des gens heureux. Tout n'est pas si simple.
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Justement, je pense qu'une bonne partie des gens ne savent pas être heureux. Ne savent pas comment l'être. Pense qu'il faut de l'argent, qu'il faut être en couple, qu'il faut des enfants, qu'il faut être en paix, qu'il faut avoir des amis, etc...
Tout cela combiné ou dissocié. Mais il faut toujours une raison aux gens d'être heureux.

Alors que pour moi, je pense que non. Il n'y a pas de raison d'être heureux. Il faut le vouloir. Etre heureux, c'est se contenté de ce que l'on a. Même si ce n'est que la vie. Bien sûr, la société nous impose tout un tas de dogme de bonheur. Et du coup, peu se contente de la vie. Il faut des voisins agréables, il faut un bon boulot.
Même en plein temps de de guerre, des gens sont heureux de boire un simple bon vin, ou de fumer une simple cigarette.

Si une simple verre de raisin fermenté peut rendre heureux, pourquoi pas simplement être en vie ne suffirait pas?

Andraëlle a écrit :

Ce qu'il y "au fond de soi" n'existe pas indépendamment de ce qui nous entoure, quoiqu'il advienne ton toi existe toujours dans quelque chose qui te dépasse, dissocier les deux comme s'ils existaient l'un sans l'autre ne me paraît pas pertinent.
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Au contraire, je pense que c'est la source d'un bonheur simplet et éternel. Une fois qu'une personne l'a assimilé, il est difficile de la rendre malheureuse.

Après, je reprendre ton exemple, il y a des coups durs dans la vie, une séparation par exemple. Cela fait mal, on est triste. On est malheureux sur le moment. Mais perso, même si j'étais triste et "malheureux" à ces moments, j'ai été heureux au fond de moi. C'est bizarre peut-être pour beaucoup de monde, mais je n'arrive pas à être profondément malheureux.

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Bien sûr, je le précise, parce qu'ici on est susceptible, c'est mon avis. Je n'en fais pas une généralité, je ne désigne personne, je ne souhaite heurter personne.
Profil : Animatrice
andraelle
  1. answer
  2. Posté le 23/01/2018 à 14:23:30  
  1. Prévenir les modérateurs en cas d'abus
 

mouchette353 a écrit :


En fait je ne pense pas tout à fait comme toi...
J'ai jamais été à la rue mais je pense que certains (j'ai bien dit certains) SDF vont être bien plus heureux que des biens lotis. D'ailleurs le suicide concernent également des gens très riches.
Sinon je crois en l'habituation. Je m'explique. Des enfants vivant en pays très défavorisés avec des catastrophes chroniques (par exemple, guerre ou climat difficile) n'auront pas les mêmes attentes que des enfants vivant confortablement dans un pays riche et industrialisé. Ce n'est pas une chance que de naître dans un pays ravagé par la guerre (la Syrie actuellement par exemple) mais ces enfants, dans leur for intérieur, et n'ayant pas d'élément de comparaison avec des pays plus tranquilles (un enfant ne voit que son environnement immédiat et présent) sont aussi heureux que des enfants français ou européens. A force de vivre dans un environnement où la guerre est omniprésente, ils y développent une habituation et leur cerveau s'adapte. Sans tomber dans la caricature, un enfant mourant de faim aura le même niveau de satisfaction sinon plus avec un peu de nourriture qu'un enfant riche avec un Noël rempli de cadeaux. Le contexte de vie est différent, les besoins exprimés et les désirs sont différents.
Au Moyen-âge, il y avait des calamités (épidémies de peste, choléra ; hiérarchie sociale très importante), les gens étaient habitués à cette vie puisqu'ils n'avaient que cela comme élément de repère. Donc le peuple survit malgré tout.
Pendant les deux guerres mondiales pareil, les gens ont naturellement défini d'autres priorités.
Aujourd'hui, on deviendrait malheureux sans Internet alors qu'il y a 30 ans à peine, tout le monde s'en foutait car ça existait que pour une petite part de la population. Aujourd'hui on se contente de ce que l'on a alors que d'ici un siècle, des technologies ou recherches prometteuses existeront (et on se demandera comment les gens "d'avant" ont pu faire sans) sauf qu'on en n'a pas encore conscience. Donc on ne peut être malheureux de quelque chose qu'on n'a pas parce-qu'il n'existe pas encore.

Et je n'émets pas un discours de privilégiée, parce-que justement, depuis que j'ai vécu des événements douloureux dans ma vie (de l'ordre affectif/santé plutôt en terme de perte et maladies de proches), je me sens plus apaisée (donc plus heureuse, choquant non?) car je me suis recentrée sur les choses essentielles. Avant je m'angoissais de manière extrême pour des "futilités" ou des choses plus importantes (trahison amicales, gens qui te font des coups par derrière, qui cherchent à te rabaisser) ; maintenant je me sens plus "peace" car j'ai pas envie d'accorder de l'importance à des gens "cons" et/ou qui cherchent à détruire. J'ai l'impression que tout ceci m'a endurci, a diminué ma sensibilité dans le sens où maintenant, si j'avais à subir ces mêmes événements difficiles dans le futur, je gérerais mieux la chose et ils me feraient moins mal. Et donc plus je vis des choses difficiles plus le sentiment de traumatisme est minime.
Quelqu'un qui a vécu "dans le coton" avec une grande stabilité familiale et amicale, si d'un coup un événement (même petit) vient basculer ce tranquille équilibre, la personne peut basculer complètement (vécu).
Par ailleurs quelqu'un qui a appris à vivre seul aura moins peur de la solitude que quelqu'un toujours entouré qui se retrouve dans une situation donnée (voyage, etc) complètement seul et qui va paniquer.

D'où mon avis...
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Bien sûr, s'adapter à un environnement difficile est possible, ne pas manquer de ce qu'on ne connait pas aussi, etc, etc.

Mais pose le truc autrement : un mec avec une bonne mentalité, très optimiste, heureux. Qui se retrouve en temps de guerre, à voir sa famille mourir, qui craint jour et nuit pour sa vie, qui galère à se nourrir, se loger, se préserver des maladies et qui est isolé. C'est si surprenant que sa mentalité ne suffise pas à ce qu'il soit heureux ?

Je considère aussi les choses douloureuses que j'ai vécu comme des expériences qui m'ont tiré vers le haut. Mais c'est aussi parce que j'ai eu la possibilité d'en tirer du positif. Nulle doute que si je m'étais retrouvée enfermée à les vivre, encore et encore, je n'aurais pas eu cette capacité de rebond qui me permet aujourd'hui de me considérer plus forte, et plus heureuse.

Quand je parle de discours privilégiée, je parle de nos situations actuelles : on est tous les trois derrière un écran d'ordinateur, visiblement à l'abri du besoin physique vital, on vit dans une société où la guerre nous préserve de la crainte pour nos vies, et ça, mine de rien, c'est déjà une bonne base sur laquelle on peut s'appuyer pour se concentrer sur "la recherche du bonheur".
Maintenant comme j'ai dis : des gens vont être capable d'être heureux même dans des circonstances hardcore, bien sur. Parce que c'est une alchimie entre différents éléments, dont la mentalité fait partie sans pour autant se suffire à elle-même...

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testymoi2
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  2. Posté le 23/01/2018 à 14:30:47  
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Andraëlle a écrit :

Bien sûr, s'adapter à un environnement difficile est possible, ne pas manquer de ce qu'on ne connait pas aussi, etc, etc.

Mais pose le truc autrement : un mec avec une bonne mentalité, très optimiste, heureux. Qui se retrouve en temps de guerre, à voir sa famille mourir, qui craint jour et nuit pour sa vie, qui galère à se nourrir, se loger, se préserver des maladies et qui est isolé. C'est si surprenant que sa mentalité ne suffise pas à ce qu'il soit heureux ?
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Je reprend le truc autrement encore : Cette situation implique nécessairement d'être malheureux?

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Bien sûr, je le précise, parce qu'ici on est susceptible, c'est mon avis. Je n'en fais pas une généralité, je ne désigne personne, je ne souhaite heurter personne.
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andraelle
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  2. Posté le 23/01/2018 à 14:31:21  
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testymoi2 a écrit :

Justement, je pense qu'une bonne partie des gens ne savent pas être heureux. Ne savent pas comment l'être. Pense qu'il faut de l'argent, qu'il faut être en couple, qu'il faut des enfants, qu'il faut être en paix, qu'il faut avoir des amis, etc...
Tout cela combiné ou dissocié. Mais il faut toujours une raison aux gens d'être heureux.

Alors que pour moi, je pense que non. Il n'y a pas de raison d'être heureux. Il faut le vouloir. Etre heureux, c'est se contenté de ce que l'on a. Même si ce n'est que la vie. Bien sûr, la société nous impose tout un tas de dogme de bonheur. Et du coup, peu se contente de la vie. Il faut des voisins agréables, il faut un bon boulot.
Même en plein temps de de guerre, des gens sont heureux de boire un simple bon vin, ou de fumer une simple cigarette.

Si une simple verre de raisin fermenté peut rendre heureux, pourquoi pas simplement être en vie ne suffirait pas?
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Donc tu décides de ce qu'est le bonheur, pour tout le monde ?
Comme tu dis, tu ne donnes que ton idée, ici. Tu parles des gens qui ne savent pas être heureux, ce qui sous-entendrait qu'ils se trompent de chemin selon la façon dont toi tu sais être heureux. C'est toujours aussi moralisateur...


testymoi2 a écrit :

Au contraire, je pense que c'est la source d'un bonheur simplet et éternel. Une fois qu'une personne l'a assimilé, il est difficile de la rendre malheureuse.

Après, je reprendre ton exemple, il y a des coups durs dans la vie, une séparation par exemple. Cela fait mal, on est triste. On est malheureux sur le moment. Mais perso, même si j'étais triste et "malheureux" à ces moments, j'ai été heureux au fond de moi. C'est bizarre peut-être pour beaucoup de monde, mais je n'arrive pas à être profondément malheureux.
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Pour reprendre ta façon de voir le bonheur : imagine maintenant que ces moments de tristesses et de malheur ne cessent d'être nourris d'une façon ou d'une autre, ou de se répéter, voir de s'empirer par un quotidien de souffrance...
Je trouve ça tellement facile de parler de "coups durs" vis-à-vis d'une séparation, qui peut être certes très difficile mais laisse moins de trace (genre syndromes post-traumatique...) que la guerre, la torture, la famine... On est vraiment en train de parler de bonheur à échelle de personnes aisées, à l'abri du besoin, en sécurité, et socialement intégrés, là.
Si on revient sur les SDF, je voudrais bien aller dire à cette femme qui a vécu en 17ans plus de 70 viols que le malheur est dans sa tête. Je pense que je serais mal reçue.

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andraelle
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  2. Posté le 23/01/2018 à 14:32:42  
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testymoi2 a écrit :

Je reprend le truc autrement encore : Cette situation implique nécessairement d'être malheureux?
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Non. Encore une fois (décidément)... Mais s'il est malheureux, tu te sens d'aller lui expliquer qu'il n'a qu'à avoir une meilleure mentalité, toi ? Tu crois vraiment que tu serais légitime à le faire ?

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testymoi2
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  2. Posté le 23/01/2018 à 14:37:11  
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Andraëlle a écrit :

Non. Encore une fois (décidément)... Mais s'il est malheureux, tu te sens d'aller lui expliquer qu'il n'a qu'à avoir une meilleure mentalité, toi ? Tu crois vraiment que tu serais légitime à le faire ?
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Mais là, tu parles de moralité. Ce n'est pas la même chose.


La différence entre rentrer dans le lard et avoir les termes pour faire ouvrir l'esprit de quelqu'un, c'est un métier. Que font les psy d'après toi? Il ne donne aucun médicament, il ne change pas la situation des gens. Pourtant, les bons psys rendent des gens heureux. Comment l'expliques-tu si ce n'est que le bonheur n'est qu'une vision particulière de la vie?

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Bien sûr, je le précise, parce qu'ici on est susceptible, c'est mon avis. Je n'en fais pas une généralité, je ne désigne personne, je ne souhaite heurter personne.
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andraelle
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  2. Posté le 23/01/2018 à 14:46:38  
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testymoi2 a écrit :

Mais là, tu parles de moralité. Ce n'est pas la même chose.


La différence entre rentrer dans le lard et avoir les termes pour faire ouvrir l'esprit de quelqu'un, c'est un métier. Que font les psy d'après toi? Il ne donne aucun médicament, il ne change pas la situation des gens. Pourtant, les bons psys rendent des gens heureux. Comment l'expliques-tu si ce n'est que le bonheur n'est qu'une vision particulière de la vie?
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Non, je ne parle pas de moralité, je te parle de tenir ton discours jusqu'au bout. Est-ce que tu penses sincèrement que si ce monsieur avait une meilleure mentalité il serait forcément heureux ?

Les psys, pour certains, sont les premiers à reconnaître qu'on ne peut pas rendre tout le monde heureux. Donc il n'y a rien à expliquer : même les meilleurs psys n'ont pas le pouvoir de rendre tous les gens heureux.
Maintenant ne me fait pas dire ce que je n'ai pas dis : j'ai jamais sorti la mentalité de l'équation, la différence entre vous et moi c'est que je ne limite pas tout le principe de bonheur à ça. Alors oui, effectivement, un psy peut être efficace. Comme il peut ne pas l'être, simplement parce que tout ne repose pas sur la mentalité.

Le "bon état mental", c'est un peu comme le bon état physique. Il y a des choses qui dépendent de toi : l'hygiène de vie, le soucis de se soigner... et il y en a qui dépendent d'autres choses : l'hérédité, la génétique, la possibilité de se soigner, les accidents. Après t'être pris une bagnole dans la gueule, tu n'es pas dans un "bon état physique", et ce même si depuis des années tu entretiens ton corps de la meilleure façon qui soit. Et tu ne récupéreras peut-être jamais ce bon état physique. Ben là c'est pareil, y a des fois, être heureux c'est juste pas/plus possible. Et tenir le discours que c'est parce que les gens font pas ce qu'il faut (selon ce que TU considères être ce qu'il faut qui plus est), c'est juste condescendant :??: .

Message édité par Andraëlle le 23/01/2018 à 15:10:40
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testymoi2
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  2. Posté le 23/01/2018 à 14:48:31  
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Andraëlle a écrit :

Donc tu décides de ce qu'est le bonheur, pour tout le monde ?
Comme tu dis, tu ne donnes que ton idée, ici. Tu parles des gens qui ne savent pas être heureux, ce qui sous-entendrait qu'ils se trompent de chemin selon la façon dont toi tu sais être heureux. C'est toujours aussi moralisateur...


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Désolé de donner ma vision du bonheur...

Andraëlle a écrit :

Pour reprendre ta façon de voir le bonheur : imagine maintenant que ces moments de tristesses et de malheur ne cessent d'être nourris d'une façon ou d'une autre, ou de se répéter, voir de s'empirer par un quotidien de souffrance...
Je trouve ça tellement facile de parler de "coups durs" vis-à-vis d'une séparation, qui peut être certes très difficile mais laisse moins de trace (genre syndromes post-traumatique...) que la guerre, la torture, la famine... On est vraiment en train de parler de bonheur à échelle de personnes aisées, à l'abri du besoin, en sécurité, et socialement intégrés, là.
Si on revient sur les SDF, je voudrais bien aller dire à cette femme qui a vécu en 17ans plus de 70 viols que le malheur est dans sa tête. Je pense que je serais mal reçue.
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Je suis désolé que tu le perçoives comme une attaque. Mais j'ai l'impression que d'après toi, vu que cette femme a vécu plus de 70 viols, elle n'a plus droit au bonheur. Je ne te comprend pas pour le coup. Pourtant, je comprend toutes tes interventions, même si je ne les partage pas vraiment.

Tu serais mal reçue oui. Mais à aucun moment je n'ai dis qu'il fallait dire aux gens frontalement que le bonheur est dans la tête. Peu de gens sont capable de le comprendre.

Soit tu imposes ton idée comme quoi cette femme ne peut pas être heureuse malgré son vécu, soit tu imagines qu'elle peut l'être, et donc, qu'il faut l'aider à comprendre qu'en se satisfaisant de ce qu'elle a, elle peut être heureuse.


J'ai un peu de mal à comprendre pourquoi tu t'obstines à voir le vécu comme un boulet que l'on traine. En fait, je pense que tu es toi même incapable de comprendre ma vision de la chose. Parce que tu traines toi même des choses qui t'empoisonnent?

J'ai envie de dire, certains peuples ont cette culture du bonheur subjectif. Par exemple les tibétains. Ils n'ont rien, sont en guerre et se font souvent maltraiter par les chinois, voir parfois plus. Pourtant, ce peuple est heureux. Heureux de voir une fleur pousser, heureux de retirer la neige tous les matins pour entretenir leur domaine, et j'en passe.

Et pourtant, ce genre de personne te diront exactement la même chose que moi. Le bonheur vient du "coeur". Enfin, dans mes termes, d'une mentalité à acquérir. Bien sûr, ce n'est pas facile. Mais c'est accessible à tout un chacun.

Pour peut qu'on le veuille.

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Bien sûr, je le précise, parce qu'ici on est susceptible, c'est mon avis. Je n'en fais pas une généralité, je ne désigne personne, je ne souhaite heurter personne.
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andraelle
  1. answer
  2. Posté le 23/01/2018 à 15:01:26  
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testymoi2 a écrit :

Désolé de donner ma vision du bonheur...

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Relis bien, ce n'est pas ce que je te reproche.
Je te reproche de tenir un discours culpabilisant pour ceux qui ne la partage pas, ou qui n'y ont pas accès de la même façon que toi.

testymoi2 a écrit :

Je suis désolé que tu le perçoives comme une attaque. Mais j'ai l'impression que d'après toi, vu que cette femme a vécu plus de 70 viols, elle n'a plus droit au bonheur. Je ne te comprend pas pour le coup. Pourtant, je comprend toutes tes interventions, même si je ne les partage pas vraiment.

Tu serais mal reçue oui. Mais à aucun moment je n'ai dis qu'il fallait dire aux gens frontalement que le bonheur est dans la tête. Peu de gens sont capable de le comprendre.

Soit tu imposes ton idée comme quoi cette femme ne peut pas être heureuse malgré son vécu, soit tu imagines qu'elle peut l'être, et donc, qu'il faut l'aider à comprendre qu'en se satisfaisant de ce qu'elle a, elle peut être heureuse.


J'ai un peu de mal à comprendre pourquoi tu t'obstines à voir le vécu comme un boulet que l'on traine. En fait, je pense que tu es toi même incapable de comprendre ma vision de la chose. Parce que tu traines toi même des choses qui t'empoisonnent?

J'ai envie de dire, certains peuples ont cette culture du bonheur subjectif. Par exemple les tibétains. Ils n'ont rien, sont en guerre et se font souvent maltraiter par les chinois, voir parfois plus. Pourtant, ce peuple est heureux. Heureux de voir une fleur pousser, heureux de retirer la neige tous les matins pour entretenir leur domaine, et j'en passe.

Et pourtant, ce genre de personne te diront exactement la même chose que moi. Le bonheur vient du "coeur". Enfin, dans mes termes, d'une mentalité à acquérir. Bien sûr, ce n'est pas facile. Mais c'est accessible à tout un chacun.

Pour peut qu'on le veuille.
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Je n'ai pas dis qu'elle n'avait plus droit au bonheur :??: .
Je te dis simplement qu'au moment T, elle n'était pas heureuse, et que c'est quand même particulièrement gonflé de dire que dans son cas c'est une question de mentalité.
Maintenant si tu considère le bonheur comme un acquis à vie ou le malheur comme un acquis à vie, c'est sûr qu'on ne parle pas de la même chose...

Ah parce que maintenant en plus les gens sont trop bêtes pour comprendre et tu ferais partie d'une élite qui elle, a mieux compris que tout le monde ?
Qui te dit que ce n'est pas juste que simplement ils ont eu l'expérience de véritables épreuves qui mettent à mal la propension à être heureux que toi tu n'as pas vécu ?

Ni l'un ni l'autre, en fait, comme dit plus haut le malheur et le bonheur ne sont des états constatables qu'à un moment T, même si elle pourra peut-être être heureuse à un moment ou un autre, il n'y a pas à ne pas tenir compte du malheur qu'elle vit aujourd'hui. Et je ne vais certainement pas non plus lui dire d'apprendre à se satisfaire de ce qu'elle a ("apprends à te satisfaire de vivre à la rue, de ne pas manger à ta faim, d'être en insécurité physique constante et de voir ton intégrité physique attaquée régulièrement..." ).
Non, je vais accepter qu'elle m'annonce être malheureuse sans chercher à lui imposer ma vision du bonheur, sans partir du principe qu'il FAUT qu'elle soit heureuse malgré ce qu'elle vit et a vécu, et lui laisser trouver sa voie sans lui dire ce qu'elle doit faire/ne pas faire.

...
Je ne vois pas le vécu comme un boulet que l'on traîne. Je vois le vécu comme ayant, et c'est juste logique, des conséquences sur notre psyché. Et je te remercie mais je ne veux pas de ta psycho de comptoir. C'est là encore hyper condescendant de partir du principe que puisque je ne tiens pas le même discours que toi, alors forcément "je traines moi même des choses qui m'empoisonnent". Tu démords tellement pas de ton idée qui ne peut être visiblement que la seule valable qu'il faut bien trouver une explication me concernant personnellement pour justifier mon désaccord avec toi, hein ?
Je ne parle pas de moi ici mais de gens qui vivent des souffrances que nous, petits occidentaux bien installés derrière un écran d'ordinateur, on ne voit que de loin. Et du paradoxe de croire qu'on peut déterminer pour eux ce qui les rendrait heureux.

Oui, certains peuples... Maintenant, est-ce que tu peux m'affirmer que tous les Tibétains de cette culture étaient heureux ?

Oouuahou, laisse tomber cette condescendance. J'arrête là.

Les gens malheureux, dites vous bien que c'est de votre faute, que c'est parce que vous ne voulez pas être heureux, et que puisque les Tibétains l'ont dit c'est que ça doit être vrai. Sérieux, vous chiez dans la colle, c'est pourtant accessible à tout le monde.

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Message édité par Andraëlle le 23/01/2018 à 15:45:09
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testymoi2
  1. answer
  2. Posté le 23/01/2018 à 16:17:23  
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Andraëlle a écrit :

-("apprends à te satisfaire de vivre à la rue, de ne pas manger à ta faim, d'être en insécurité physique constante et de voir ton intégrité physique attaquée régulièrement..." ).
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En fait, j'ai du mal à comprendre pourquoi tu t'attaches à vouloir remettre en avant les conditions qui justement, empêche d'être heureux, alors que je te dis moi, que dans ma vision du bonheur, c'est justement pouvoir se détacher de tout cela.

Tu prends de la condescendance là où il n'y en a pas (et je sais que je peux être condescendant). Mais non, tu te bloques sur quelque chose qui m'échappe.

En fait, je rapproche ma vision des choses au bouddhisme.

Le pire, c'est parce que je suis moi, un occidental derrière mon écran, injurieux de penser que le bonheur est accessible à tout le monde.
Pourtant, tu prends toi même avis sur la burka des femmes d'Iran ou autre non? Tu penses toi aussi sur pas mal de sujet détenir la vérité sur comment doit être la liberté d'une femme non? (Ou je confonds avec fallen?). Pourtant, tu ne le vois pas comme de la condescendance...

Pour ta dernière phrase, cela démontre clairement que tu n'as rien compris, et que tu t'obstines à ne pas essayer de comprendre ce que je te dis.


A aucun moment je n'ai dit que c'est la faute de gens d'être malheureux. Tu inverses un problème qui n'est pas inversable.

Le bonheur est accessible à tout le monde. Mais encore faut il pouvoir passer outre les malheurs.

Je me réfère au concept du Nirvana bouddhiste. Mais bon, ces gens étaient condescendant de dire que le bonheur est accessible par une simple vision de l'esprit, d'après toi...

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Bien sûr, je le précise, parce qu'ici on est susceptible, c'est mon avis. Je n'en fais pas une généralité, je ne désigne personne, je ne souhaite heurter personne.
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andraelle
  1. answer
  2. Posté le 23/01/2018 à 16:33:30  
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testymoi2 a écrit :


En fait, j'ai du mal à comprendre pourquoi tu t'attaches à vouloir remettre en avant les conditions qui justement, empêche d'être heureux, alors que je te dis moi, que dans ma vision du bonheur, c'est justement pouvoir se détacher de tout cela.

Tu prends de la condescendance là où il n'y en a pas (et je sais que je peux être condescendant). Mais non, tu te bloques sur quelque chose qui m'échappe.

En fait, je rapproche ma vision des choses au bouddhisme.

Le pire, c'est parce que je suis moi, un occidental derrière mon écran, injurieux de penser que le bonheur est accessible à tout le monde.
Pourtant, tu prends toi même avis sur la burka des femmes d'Iran ou autre non? Tu penses toi aussi sur pas mal de sujet détenir la vérité sur comment doit être la liberté d'une femme non? (Ou je confonds avec fallen?). Pourtant, tu ne le vois pas comme de la condescendance...

Pour ta dernière phrase, cela démontre clairement que tu n'as rien compris, et que tu t'obstines à ne pas essayer de comprendre ce que je te dis.


A aucun moment je n'ai dit que c'est la faute de gens d'être malheureux. Tu inverses un problème qui n'est pas inversable.

Le bonheur est accessible à tout le monde. Mais encore faut il pouvoir passer outre les malheurs.

Je me réfère au concept du Nirvana bouddhiste. Mais bon, ces gens étaient condescendant de dire que le bonheur est accessible par une simple vision de l'esprit, d'après toi...
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Peut-être parce que tu n'en sais rien ? Même considérant ta vision du bonheur, qui te dit qu'elle te paraîtra toujours aussi viable le jour où tu vivras vraiment dans de telles conditions ? Qu'est-ce qui te permet de penser que, forcément, si tu as la bonne mentalité tu seras heureux ? Tu parles d'une situation actuelle, là. Dans laquelle ta vision du bonheur fait peut-être sens. Mais encore une fois, c'est facile.
Et je le répète, ce qui me gène ce n'est pas cette vision du bonheur mais la façon dont tu l'assènes. Le discours que tu tiens ne parle pas que de toi. Tu l'élargis à l'humanité toute entière, comme si tu en avais le pouvoir, la capacité. Tu parles d'avoir compris des choses que d'autres n'auraient pas compris, tu parles de les aider à trouver le bonheur selon tes propres pistes, et je parlerais même pas du besoin de me mettre en cause personnellement tellement t'es convaincu de détenir la vérité sur le bonheur.

Si je devais me lancer dans la psycho de comptoir aussi, j'aurais envie de te demander si, en fait, tu n'aurais pas de la difficulté à accepter que le malheur fasse aussi, parfois, partie de la vie ? Au point d'avoir besoin d'y trouver LA solution, irrévocable, accessible à tous, nous tenant à l'abri pour toujours du malheur... et dépendant de nous, ce qui, il faut l'avouer, doit être particulièrement rassurant. "J'ai le contrôle sur mon bonheur, je peux y faire quelque chose, il ne dépend que de moi". C'est sûr que c'est plus sympa que de se dire que la vie n'est pas toujours toute rose, et qu'on peut rester malheureux sans pouvoir rien y faire... Et en plus, c'est super valorisant : si je suis heureux c'est parce que je le mérite, j'ai appliqué la bonne vision de l'esprit, j'ai la bonne mentalité, j'ai su m'élever au dessus de mes difficultés, je fais ce qu'il faut.
Ça me paraît être une forme de fuite, mais pourquoi pas. Le problème étant, je le répète, de refuser d'entendre que d'autres ont une expérience différente, et d'asséner à tous que tout ne dépend que d'eux.

"Si l'on veut être heureux, il suffit de l'être.". Qu'est-ce qu'ils sont cons, les gens, de ne pas y avoir pensé plus tôt !

Mais tu rapproches ta philosophie de celle que tu veux, c'est pas la question.

Relis les débats sur le voile, je prends pas d'autre parti que celui de dire que ce n'est pas à moi de prendre position.

Et comment on passe outre les malheurs ? Tu dis depuis le début que c'est avec une bonne mentalité, que même dans les malheurs quotidiens cela dépend de ce qu'on pense, de comment on "s'élève" au dessus d'eux. C'est donc bien de notre faute si on reste malheureux, on ne pense pas comme il faut visiblement, on ne réagit pas comme il faut.

Ça dépend. Est-ce que ces gens ont remis en question la possibilité d'être malheureux indépendamment de notre volonté, de nos pensées ? Est-ce qu'ils ont tenté d'appliquer à tous, et notamment aux gens dans des situations plus difficiles qu'eux, cette idée de bonheur accessible par une simple vision de l'esprit ? Auquel cas, oui, ils étaient condescendants, et je ne vois pas le problème à le dire.

Message édité par Andraëlle le 23/01/2018 à 17:32:08
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Profil : Légende
testymoi2
  1. answer
  2. Posté le 23/01/2018 à 20:43:40  
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Ha mais je reste persuadé que le bonheur est accessible à tous. Quoique tu en penses. Et que l'esprit est suffisamment malléable que pour passer outre tous les malheurs. Peut être pas sur le moment même, mais rapidement, beaucoup plus rapidement. Je suis persuadé que tout le monde, avec un travail adéquat, peut s'ouvrir à cette façon d'être heureux.
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Bien sûr, je le précise, parce qu'ici on est susceptible, c'est mon avis. Je n'en fais pas une généralité, je ne désigne personne, je ne souhaite heurter personne.
Profil : Animatrice
andraelle
  1. answer
  2. Posté le 23/01/2018 à 21:05:58  
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testymoi2 a écrit :

Ha mais je reste persuadé que le bonheur est accessible à tous. Quoique tu en penses. Et que l'esprit est suffisamment malléable que pour passer outre tous les malheurs. Peut être pas sur le moment même, mais rapidement, beaucoup plus rapidement. Je suis persuadé que tout le monde, avec un travail adéquat, peut s'ouvrir à cette façon d'être heureux.
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Et c'est toujours aussi condescendant.
"Hé, mec, tu vois t'es malheureux parce que tu n'as pas fait le travail adéquat !"
"Ah bon ? Je croyais que c'était la bombe qui avait explosé ma maison et mes souvenirs, tué ma femme et mes gosses, m'a obligé à quitter mon pays au péril de ma vie pour finir dans un camp à attendre la mort des suites de maladies, du manque de nourriture et d'eau potable qui me rendaient malheureux, moi. Au temps pour moi, j'vais faire un effort !"

En fait je crois qu'on ne se comprend pas. Pour toi le bonheur semble être le statut ultime, une sorte d'état mental au dessus de tous les autres, qui une fois acquis est indétrônable.
Pour moi, la phrase "le bonheur est accessible à tous" ne veut juste strictement rien dire. Le malheur et le bonheur font partie de la vie de tous, en plus ou moins grande proportion, de façon plus ou moins nuancée.
Le mec dont je parle au-dessus, plutôt qu'un "travail adéquat", y a des chances que sortir d'un environnement tel serait un premier pas très important vers le bonheur, tu ne crois pas ? Et pourtant, c'est pas du travail mental que de quitter une situation de danger imminent.

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Profil : Star
mouchette353
  1. answer
  2. Posté le 23/01/2018 à 21:41:07  
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J'ai lu la discussion.

Andraëlle, c'est vrai que j'ai beaucoup de mal également à comprendre le message que tu veux faire passer... en fait on dirait que tu cherches la bêbête là où elle n'existe pas.
Le discours de Testymoi2 est au contraire plutôt très sage et positif (il n'est pas dans la culpabilisation, bien au contraire).
Désolé pour ce que je vais dire, mais je trouve que tu fais beaucoup dans la "victimisation". Je ne saurais l'expliquer, c'est une impression générale.
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"Pour votre santé, ne cessez jamais les aliments gras, salés, sucrés".
"Pour votre santé, faîtes vous plaisir, parfois, en cédant à la tentation".
Ceci est un message de lutte contre l'insuffisance pondérale.
Profil : Star
mouchette353
  1. answer
  2. Posté le 23/01/2018 à 21:51:57  
  1. Prévenir les modérateurs en cas d'abus
 
Aussi, le discours de Testymoi2 s'inspire beaucoup des grands discours des médias lorsqu'ils abordent le sujet du bonheur (pas souvent je l'avoue) et des livres de développement personnel...

Ce sont pour les gens qui veulent "s'élever", se tirer vers le haut et pas un discours qui t'écrase encore plus dans la souffrance. Et beaucoup sont en demande vu comment la pratique du développement personnel est en vogue. Y'a une différence entre ce genre de discours et la culpabilisation/mépris (termes que tu emploies à tout va, à tord et à travers), culpabiliser quelqu'un c'est lui dire "mais pourquoi tu as fait ci, pas fait ceci celà, tu aurais du faire comme ci, arrête tes pleurnicheries, dors et demain t'auras oublier, ce sont pas de vrais problèmes, t'es un gamin, etc" : c'est cela le mépris et la culpabilisation.

Au contraire ton discours est plutôt une sorte d'énergie négative pour celui qui souffre, la dramatisation et le fatalisme ne peut pas aider, du moins je ne pense pas. Les phrases du genre "maintenant leur vie est foutue" par rapport aux personnes traumatisées est violente à mon sens, et intensément porteuse de sens. C'est une sorte de vie condamnée au désespoir annoncée... à partir de là on peut en tirer des conclusions.

En fait et aussi, Andraëlle, quand je relis ton dernier message, il est clair que tu interprètes de façon démesurée et incorrecte les propos de Testymoi2. Notamment quand tu te crées les genres de discours "Hé, mec, tu vois t'es malheureux parce que tu n'as pas fait le travail adéquat !", tu transformes par le biais de tes fantasmes le discours objectif d'autrui.
Alors que je ne pense pas que son idée allait dans ce sens, comprend que c'est un peu plus subtil que cela...
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Message édité par mouchette353 le 23/01/2018 à 21:57:04

---------------
"Pour votre santé, ne cessez jamais les aliments gras, salés, sucrés".
"Pour votre santé, faîtes vous plaisir, parfois, en cédant à la tentation".
Ceci est un message de lutte contre l'insuffisance pondérale.
K
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testymoi2
  1. answer
  2. Posté le 23/01/2018 à 22:24:16  
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Andraëlle a écrit :

Le mec dont je parle au-dessus, plutôt qu'un "travail adéquat", y a des chances que sortir d'un environnement tel serait un premier pas très important vers le bonheur, tu ne crois pas ?
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Oui, et non. En sortir l'aiderai à (re)trouver le bonheur.

Mais à mon sens, il est parfaitement atteignable malgré tout cela. Et certains y arrivent. J'ai rencontré des migrants qui ont tout perdu, qui ont parcouru des milliers de kilomètres, qui, d'après toi, devrait avoir la plus grande difficulté du monde à être heureux.

Et pourtant, le père l'était. Juste le père, je ne dis pas. Mais il l'était. Simplement parce qu'il était en vie, et avec sa famille (enfin, ce qu'il en restait, il avait perdu ses sœurs et ses parents). Mais il était juste heureux, sans aucune colère envers le monde, ni même envers mon gouvernement qui s'échine à les faire fuir. Il savait tout relativiser, prendre un recul incroyable sur la vie.

Et franchement, ce bonheur, une fois que tu as compris comment l'atteindre, il est difficile de pouvoir le perdre. Car, comme je le répète, c'est un état d'esprit, pas une conséquence des évènements.

Message cité 1 fois

---------------
Bien sûr, je le précise, parce qu'ici on est susceptible, c'est mon avis. Je n'en fais pas une généralité, je ne désigne personne, je ne souhaite heurter personne.
Profil : Animatrice
andraelle
  1. answer
  2. Posté le 23/01/2018 à 22:40:51  
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mouchette353 a écrit :

J'ai lu la discussion.

Andraëlle, c'est vrai que j'ai beaucoup de mal également à comprendre le message que tu veux faire passer... en fait on dirait que tu cherches la bêbête là où elle n'existe pas.
Le discours de Testymoi2 est au contraire plutôt très sage et positif (il n'est pas dans la culpabilisation, bien au contraire).
Désolé pour ce que je vais dire, mais je trouve que tu fais beaucoup dans la "victimisation". Je ne saurais l'expliquer, c'est une impression générale.
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Testy nous explique que dans sa grande expérience de la vie il est capable de déterminer pour tout un chacun ce qui le rendra heureux. Que c'est "un travail sur soi".
Je ne suis pas d'accord avec ça, et bien sûr que je ne vais pas laisser passer.
Tu ne trouves pas son discours culpabilisant alors qu'il reconnaît lui-même qu'il ne le tiendrait pas tel quel à quelqu'un de malheureux.
Je ne fais pas de la victimisation, j'essaie juste de rappeler à tout le monde de quelle position il parle, là. Nous ne sommes justement pas des victimes d'événements graves, s'installant dans le temps, transformant nos conditions de vie jusqu'à nous mettre en danger, mettant à mal quotidiennement notre intégrité. Nous sommes tranquillement assis, le ventre plein, derrière un ordinateur, en ayant certes vécu des coups durs mais en vivant dans un environnement qui permet que ce ne soit pas la norme, le quotidien, la base même de notre existence.
Je ne trouve pas sage et positif d'asséner à tout le monde qu'il ne tient qu'à eux d'être heureux.

mouchette353 a écrit :

Aussi, le discours de Testymoi2 s'inspire beaucoup des grands discours des médias lorsqu'ils abordent le sujet du bonheur (pas souvent je l'avoue) et des livres de développement personnel...

Ce sont pour les gens qui veulent "s'élever", se tirer vers le haut et pas un discours qui t'écrase encore plus dans la souffrance. Et beaucoup sont en demande vu comment la pratique du développement personnel est en vogue. Y'a une différence entre ce genre de discours et la culpabilisation/mépris (termes que tu emploies à tout va, à tord et à travers), culpabiliser quelqu'un c'est lui dire "mais pourquoi tu as fait ci, pas fait ceci celà, tu aurais du faire comme ci, arrête tes pleurnicheries, dors et demain t'auras oublier, ce sont pas de vrais problèmes, t'es un gamin, etc" : c'est cela le mépris et la culpabilisation.

Au contraire ton discours est plutôt une sorte d'énergie négative pour celui qui souffre, la dramatisation et le fatalisme ne peut pas aider, du moins je ne pense pas. Les phrases du genre "maintenant leur vie est foutue" par rapport aux personnes traumatisées est violente à mon sens, et intensément porteuse de sens. C'est une sorte de vie condamnée au désespoir annoncée... à partir de là on peut en tirer des conclusions.

En fait et aussi, Andraëlle, quand je relis ton dernier message, il est clair que tu interprètes de façon démesurée et incorrecte les propos de Testymoi2. Notamment quand tu te crées les genres de discours "Hé, mec, tu vois t'es malheureux parce que tu n'as pas fait le travail adéquat !", tu transformes par le biais de tes fantasmes le discours objectif d'autrui.
Alors que je ne pense pas que son idée allait dans ce sens, comprend que c'est un peu plus subtil que cela...
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Le développement personnel, les psychologues, les psychothérapeutes, sont des choses que j'encourage aussi. Parce que je ne nie pas l'importance de l'état d'esprit. Juste l'idée que tout ne dépende que de ça. Il est quand même bon de rappeler que ce sont surtout les occidentaux les mieux logés qui en sont friands, et ce n'est pas un hasard. D'ailleurs, un des premiers points abordés dans la plupart des "techniques" de développement personnel est d'agir su son environnement direct. Imagine cela dans un contexte où tu ne peux pas. Un autre point qui revient souvent est celui de parvenir à faire ce pour quoi on se sent valorisé, ce qui nous est epanouissant. Imagine un contexte où tu ne peux pas. Etc, etc. La plupart de ces techniques sont conçues pour des personnes vivant dans une certaine forme de liberté.

Culpabiliser quelqu'un c'est aussi lui dire qu'il lui suffit d'un travail adéquat, ou de le vouloir pour être heureux. Quand tu lis ça et que tu es malheureux, tu comprends quoi ? Que tu ne veux pas être heureux et que tu n'as pas fourni le travail adéquat, en gros, que c'est ta faute.

Je n'ai jamais dis "maintenant leur vie est foutue". Ni même qu'en étant malheureux on le restait forcément. Encore une fois, pour moi le malheur et le bonheur font partie de l'ordre naturel de la vie, on passe par les deux, à plus ou moins fort degré, parfois plus souvent l'un que l'autre, et c'est la vie, c'est normal, et rejeter qu'on puisse être malheureux n'est pas une bonne idée.
Accepter le malheur (d'autrui, ou de soi-même) est important. Accepter qu'une personne puisse être malheureuse à tel moment pour telle raison qui n'est pas de son ressort est important. Lui dire que pour être heureuse, il suffit de le vouloir ! est assez terrible, en fait.
Et je n'ai fais que reprendre ce qu'il a écrit ici : "Je suis persuadé que tout le monde, avec un travail adéquat, peut s'ouvrir à cette façon d'être heureux."

Si subtilité il y a, je ne la vois pas trop.

testymoi2 a écrit :

Oui, et non. En sortir l'aiderai à (re)trouver le bonheur.

Mais à mon sens, il est parfaitement atteignable malgré tout cela. Et certains y arrivent. J'ai rencontré des migrants qui ont tout perdu, qui ont parcouru des milliers de kilomètres, qui, d'après toi, devrait avoir la plus grande difficulté du monde à être heureux.

Et pourtant, le père l'était. Juste le père, je ne dis pas. Mais il l'était. Simplement parce qu'il était en vie, et avec sa famille (enfin, ce qu'il en restait, il avait perdu ses sœurs et ses parents). Mais il était juste heureux, sans aucune colère envers le monde, ni même envers mon gouvernement qui s'échine à les faire fuir. Il savait tout relativiser, prendre un recul incroyable sur la vie.

Et franchement, ce bonheur, une fois que tu as compris comment l'atteindre, il est difficile de pouvoir le perdre. Car, comme je le répète, c'est un état d'esprit, pas une conséquence des évènements.
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Et moi j'ai rencontré des gens qu'il a suffit de sortir d'un environnement nocif/toxique pour qu'ils se sentent enfin heureux. En ayant pas suivi de thérapie, en ayant pas appris à "s'élever" au dessus des difficultés, juste en étant libéré d'un contexte destructeur.

Du coup on fait quoi ?

Encore une fois : je ne sors pas l'état d'esprit de l'équation. Mais croire que tout se suffit à cela, je ne suis juste pas d'accord.




Votre discours me rappelle aussi les remarques auxquelles font face quotidiennement les personnes souffrant de dépression chronique. Qui ont beau voir des psy et chercher un équilibre de "l'esprit"... ben restent toujours aussi malheureux. Et entendent tous les jours des gens leur dire que quelque part, ils font pas ce qu'il faut. Que le probleme ne peut venir que d'eux et de leur incapacité à trouver la paix et le bonheur. Pour en fréquenter un certain nombre, je peux au moins affirmer une chose ici : ce discours n'aide pas.

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Message édité par Andraëlle le 24/01/2018 à 00:16:52
Erre dans le Blizzard
Profil : Notable
le-giga-bro
  1. answer
  2. Posté le 23/01/2018 à 23:04:04  
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Personne n'a atteint le bonheur, c'est le but de la vie, être heureux.


---------------
Si tu ne vois rien, c'est qu'il y a peut être trop de lumières autour de toi
Profil : Animatrice
andraelle
  1. answer
  2. Posté le 24/01/2018 à 00:45:52  
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K
Profil : Légende
testymoi2
  1. answer
  2. Posté le 24/01/2018 à 07:31:26  
  1. Prévenir les modérateurs en cas d'abus
 

Andraëlle a écrit :

Testy nous explique que dans sa grande expérience de la vie il est capable de déterminer pour tout un chacun ce qui le rendra heureux. Que c'est "un travail sur soi".
Je ne suis pas d'accord avec ça, et bien sûr que je ne vais pas laisser passer.
Tu ne trouves pas son discours culpabilisant alors qu'il reconnaît lui-même qu'il ne le tiendrait pas tel quel à quelqu'un de malheureux.
Je ne fais pas de la victimisation, j'essaie juste de rappeler à tout le monde de quelle position il parle, là. Nous ne sommes justement pas des victimes d'événements graves, s'installant dans le temps, transformant nos conditions de vie jusqu'à nous mettre en danger, mettant à mal quotidiennement notre intégrité. Nous sommes tranquillement assis, le ventre plein, derrière un ordinateur, en ayant certes vécu des coups durs mais en vivant dans un environnement qui permet que ce ne soit pas la norme, le quotidien, la base même de notre existence.
Je ne trouve pas sage et positif d'asséner à tout le monde qu'il ne tient qu'à eux d'être heureux.

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Je n'ai jamais parler de discours à dire. J'ai parlé de mentalité. D'un travail intérieur. C'est toi qui est venue en disant "il faut aller voir le sdf et lui dire c'est ta faute si t'es pas heureux, c'est dans ta tête". Je n'ai jamais abordé le sujet de cette manière. Tu as tout extrapolé.

J'ai dis qu'avec un travail intérieur adéquat, on peut tous, d'une manière ou d'une autre, arriver à être heureux malgré les évènements extérieurs. Mais encore faut il vouloir faire ce travail intérieur. Cela implique un détachement qu'a priori, tu n'arrive pas à envisager. Moi je pense qu'à partir du moment où l'on peut se détacher de ces évènements, on peut atteindre un bonheur.

Après, je ne dis pas que c'est facile. Au contraire, c'est même très difficile pour la majorité des gens.

Andraëlle a écrit :

Le développement personnel, les psychologues, les psychothérapeutes, sont des choses que j'encourage aussi. Parce que je ne nie pas l'importance de l'état d'esprit. Juste l'idée que tout ne dépende que de ça. Il est quand même bon de rappeler que ce sont surtout les occidentaux les mieux logés qui en sont friands, et ce n'est pas un hasard. D'ailleurs, un des premiers points abordés dans la plupart des "techniques" de développement personnel est d'agir su son environnement direct. Imagine cela dans un contexte où tu ne peux pas. Un autre point qui revient souvent est celui de parvenir à faire ce pour quoi on se sent valorisé, ce qui nous est epanouissant. Imagine un contexte où tu ne peux pas. Etc, etc. La plupart de ces techniques sont conçues pour des personnes vivant dans une certaine forme de liberté.

Culpabiliser quelqu'un c'est aussi lui dire qu'il lui suffit d'un travail adéquat, ou de le vouloir pour être heureux. Quand tu lis ça et que tu es malheureux, tu comprends quoi ? Que tu ne veux pas être heureux et que tu n'as pas fourni le travail adéquat, en gros, que c'est ta faute.

Je n'ai jamais dis "maintenant leur vie est foutue". Ni même qu'en étant malheureux on le restait forcément. Encore une fois, pour moi le malheur et le bonheur font partie de l'ordre naturel de la vie, on passe par les deux, à plus ou moins fort degré, parfois plus souvent l'un que l'autre, et c'est la vie, c'est normal, et rejeter qu'on puisse être malheureux n'est pas une bonne idée.
Accepter le malheur (d'autrui, ou de soi-même) est important. Accepter qu'une personne puisse être malheureuse à tel moment pour telle raison qui n'est pas de son ressort est important. Lui dire que pour être heureuse, il suffit de le vouloir ! est assez terrible, en fait.
Et je n'ai fais que reprendre ce qu'il a écrit ici : "Je suis persuadé que tout le monde, avec un travail adéquat, peut s'ouvrir à cette façon d'être heureux."

Si subtilité il y a, je ne la vois pas trop.

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Parce que tu trouves que dire que pour être heureux, il "suffit" de sortir de son contexte pour être heureux? C'est pas tout aussi culpabilisant d'après toi? Genre la femme battue, c'est ta faute, t'a qu'à quitter ton homme...

Excuse moi, mais là, tu n'es pas logique. Etre heureux, tu le dis toi même, c'est d'office un travail, c'est soit trouver le bonheur intérieur, soit sortir de son contexte qui rend malheureux, mais ce n'est jamais facile. Et désolé, mais je ne vois pas ce qu'il a de culpabilisant à donner un chemin vers le bonheur aux gens. Il n'y a que toi qui le voit de cette manière. De manière hypocrite d'ailleurs, parce que ta voie à toi, elle, n'est pas culpabilisante (ben voyons).

Andraëlle a écrit :

Et moi j'ai rencontré des gens qu'il a suffit de sortir d'un environnement nocif/toxique pour qu'ils se sentent enfin heureux. En ayant pas suivi de thérapie, en ayant pas appris à "s'élever" au dessus des difficultés, juste en étant libéré d'un contexte destructeur.

Du coup on fait quoi ?

Encore une fois : je ne sors pas l'état d'esprit de l'équation. Mais croire que tout se suffit à cela, je ne suis juste pas d'accord.
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Je ne vois pas le rapport... Je te dis pomme tu me dis que les poires sont meilleures.

Je n'ai jamais prétexté que ma vision du bonheur était la seule. J'ai dis que tout le monde pouvait l'atteindre avec le travail adéquat. Donc bon, je ne vois pas l'intérêt de tes discours tout aussi culpabilisant demandant de sortir du contexte destructeur, ce qui est parfois bien plus dur qu'un travail intérieur.

Andraëlle a écrit :

Votre discours me rappelle aussi les remarques auxquelles font face quotidiennement les personnes souffrant de dépression chronique. Qui ont beau voir des psy et chercher un équilibre de "l'esprit"... ben restent toujours aussi malheureux. Et entendent tous les jours des gens leur dire que quelque part, ils font pas ce qu'il faut. Que le probleme ne peut venir que d'eux et de leur incapacité à trouver la paix et le bonheur. Pour en fréquenter un certain nombre, je peux au moins affirmer une chose ici : ce discours n'aide pas.
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Il n'est pas question de discours. Encore une fois, tu te focalises sur la forme, pas le fond. Je n'ai jamais parlé de faire un discours aux gens. Je n'ai même jamais parlé de les aborder.

Je dis que tout le monde peut accéder au bonheur en trouvant la bonne mentalité. Cette mentalité que certains ont malgré toutes leurs épreuves.

Après, je vais nuancer. Une altération de la chimie du cerveau peut rendre ce principe illusoire. Tel la dépression chronique. Mais je n'en suis pas certains, je ne suis pas neurologue que pour savoir si l'impact de ce genre de maladie peut être aussi importante au point de ne plus du tout pouvoir prendre du recul sur la vie.

Message cité 2 fois

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Bien sûr, je le précise, parce qu'ici on est susceptible, c'est mon avis. Je n'en fais pas une généralité, je ne désigne personne, je ne souhaite heurter personne.
  1. answer
  2. Posté le 24/01/2018 à 08:54:04  
  1. Prévenir les modérateurs en cas d'abus
 
C'est les évènements qui changent la personne. Pas la personne elle même. Si la souffrance n'existais pas, le bonheur serais accessible à tous. C'est comme certaines personnes qui sont vides, certaines ne peuvent pas vivre comme ça parce que ça les fait souffrir mais justement.. Être vide peut rendre plus heureux que vivre dans la souffrance. En ce qui me concerne, j'aime le vide. Et ceux qui ressentent la souffrance ne sont pas vraiment vide. Moi je ne la ressent plus. Je vis mieux dans la souffrance.
Le bonheur c'est comme une drogue. Une fois que quelqu'un y a goûté, il ne peut plus s'en passer. Mais une fois le bonheur parti, beaucoup de personnes veulent en finir. Je pense que c'est compréhensible...

Stupéfiant !
Profil : Quidam
polochonmangeurdepatate
  1. answer
  2. Posté le 24/01/2018 à 11:07:27  
  1. Prévenir les modérateurs en cas d'abus
 
Comme dirait un grand philosophe, il en faut peu pour être heureux, vraiment très peu pour être heureux
Vive l'épicurisme
Message cité 1 fois
K
Profil : Légende
testymoi2
  1. answer
  2. Posté le 24/01/2018 à 11:13:49  
  1. Prévenir les modérateurs en cas d'abus
 

Polochonmangeurdepatate a écrit :

Comme dirait un grand philosophe, il en faut peu pour être heureux, vraiment très peu pour être heureux
Vive l'épicurisme
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D'après lui, il fallait du miel quand même...


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Bien sûr, je le précise, parce qu'ici on est susceptible, c'est mon avis. Je n'en fais pas une généralité, je ne désigne personne, je ne souhaite heurter personne.
Profil : Légende
arsher
  1. answer
  2. Posté le 24/01/2018 à 11:33:22  
  1. Prévenir les modérateurs en cas d'abus
 
Je pense qu'il y a des conditions objectives pour qu'un être humain soit heureux et qu'elles ont très bien été cernées par Maslow :

maslow

Comment on peut voir, il n'y a pas forcément besoin d'être plein aux as pour s'épanouir et jouir d'une certaine plénitude et de toute façon, il existe des riches dépressifs.


---------------
Je suis mi-alpaga mi-cyborg, transespèce et transhumain·e, non binaire, pansexuel·l·e, respirianiste et militant·e LGBTTQQIAAP pro-scissiparité. Je cherche une relation déconstruit·e et sans gluten avec sexualité pervers·e polymorphe. Ah, et j'ai des droits. Des questions ?
  1. answer
  2. Posté le 24/01/2018 à 12:19:46  
  1. Prévenir les modérateurs en cas d'abus
 
Encore une fois, ça dépend aussi de l'environnement. Pas que du mental.
L'environnement autant que les évènements mais mdr si seulement ça n'existais pas... Enfin rien n'est réel mais pourquoi tout ça sérieusement. Pourquoi la vie...
Aucune importance
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