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Ce garçon étrange,sujet à moqueries dans votre classe ou votre boulot

 

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Ce garçon étrange,sujet à moqueries dans votre classe ou votre boulot

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agxthe_26
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  2. Posté le 10/01/2018 à 10:20:33  
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Le syndrome

Le syndrome d’Asperger est une forme d’autisme sans déficience intellectuelle ni retard de langage.


Le syndrome d’Asperger fait partie des TSA (troubles du spectre autistique). 

C’est un désordre du développement d’origine neurobiologique qui concerne plus fréquemment les garçons que les filles et qui affecte essentiellement la manière dons les personnes communiquent et interagissent avec les autres. En effet, ces personnes décodent avec difficulté les situations de la vie quotidienne. Leur corps, leur cerveau et leurs cinq sens reçoivent les informations correctement, mais un défaut d’analyse empêche un traitement de ces données. Il en résulte, pour la personne atteinte, une appréciation confuse de la vie et de l’environnement. Elle a donc besoin d’être guidée dans la complexité de la vie sociale. 

Ce syndrome a été décrit pour la première fois en 1943 par le pédiatre viennois Hans Asperger puis remis en valeur par la psychiatre Lorna Wing en 1981. Il a enfin été reconnu officiellement en 1994 par le DSM IV (manuel de diagnostic américain) de l’association psychiatrique américaine. En Suisse, il reste largement méconnu. 

 

  Comment reconnaît-on une personne qui a le syndrome d’Asperger ?


Les classifications internationales s’accordent sur les caractéristiques principales suivantes : 

des difficultés dans le domaine des relations et des interactions sociales : se faire des amis, comprendre les règles tacites de conduite sociale et les conventions sociales, attribuer à autrui des pensées ou se représenter un état émotionnelune difficulté à reconnaître les émotions et à les gérerdes particularités dans la communication verbale et non verbale : ton de la voix, langage précieux, difficulté à comprendre les métaphores, le sens figuré, l’ironie, contact oculaire pauvre, difficulté dans la conversation et la réciprocité émotionnelledans le domaine de la compréhension : le détail prime sur le global, difficulté d’accès au sens, une compréhension essentiellement par des moyens visuels ou tactiles et non abstraitsdes intérêts restreints (en nombre ou très forts en intensité, répétition de cet intérêt)de la maladresse motriceun besoin de routine et une difficulté d’adaptation aux changements et aux imprévus, une tendance aux comportements répétés et stéréotypés.des perceptions sensorielles souvent exacerbées, par exemple hypersensibilité au bruit, à la lumière, aux odeurs, intolérance à certaines textures. Cette surcharge sensorielle peut varier en intensité et dans le temps. L’importance d’un diagnostic exact et précis


Le syndrome d’Asperger n’est encore reconnu comme entité à part entière que par quelques professionnels. Une aide non ciblée, des erreurs de prise en charge et de diagnostic, une médication non appropriée peuvent être lourdes de conséquences. Ce syndrome peut être associé à des pathologies ou des troubles de langage, de l’attention, du développement. Il importe donc de mettre en évidence la difficulté principale. 

Le risque de dépression et la perte d’estime de soi sont réels pour la personne qui vit régulièrement l’échec, l’anxiété et l’insécurité. Le diagnostic est souvent vécu comme un soulagement par la personne elle-même ainsi que par son entourage. Il lui permet de reconnaître, comprendre et valoriser ses spécificités et sa manière de penser. Auparavant, celle-ci étaient perçues négativement car inexplicables. 

La différence de la personne porteuse du syndrome est constitutive, inhérente à sa personnalité. Bien des conflits, de l’incompréhension et de la détresse peuvent ainsi être épargnés, un meilleur équilibre familial peut être trouvé dès lors que les parents, la fratrie et l’entourage reconnaissent et acceptent ce mode de fonctionnement. Une évaluation précise des besoins individuels de la personne doit tendre à une bonne prise en charge de ses difficultés qui évoluent dans le temps. Elle permet une scolarisation et des soutiens adaptés. 

 Les bons côtés du syndrome d’Asperger

 

une grande honnêteté, la fidélité dans les rapports humains ; de la fiabilité et de la loyautél’absence de préjugésune pensée originale et, dans certains cas, des intérêts spécifiquesdans un environnement propice, une extraordinaire volonté de s’adapter à la norme, au prix d’efforts considérables, ce qui permet une bonne évolutionla capacité de percevoir et de mémoriser les détails peut leur permettre d’exceller dans certains métiers.

 

 Recommandations pour l’accompagnement en emploi d’une personne avec syndrome d’Asperger

Des aménagements du cadre et des apprentissages permettent de diminuer l’intensité de particularités qui les défavorisent (par ex : la difficulté à gérer les imprévus et les changements, la difficulté à généraliser des savoirs). 

Des stratégies simples peuvent augmenter les capacités d’adaptation et d’intégration dans le monde socio-professionnel. 

Ces aménagements présentent aussi l’intérêt que la prise en charge soit plus efficace et tendent mieux à assurer le résultat de la formation : l’intégration dans le monde socio-professionnel. 

Le coût financier de l’accompagnement représente donc un investissement profitable à long terme. L’aspect humain y est aussi mieux mis en valeur.

 1) Quels sont les besoins spécifiques dans ces situations ?En matière de compréhension du cadre et de l’organisation, le maître-mot est l’explicitation, c’est-à-dire rendre explicite tout ce qui paraît aller de soi, puis en vérifier la compréhension. Expliciter demande une présentation en termes clairs et en consignes simples, concrètes, dénuées de sous-entendus.Pour éviter la stigmatisation de la personne Asperger, l’accompagnateur peut par exemple prendre le temps en début d’année de discuter avec lui pour mettre à plat ses besoins personnels de cadre et les moyens choisis ensemble. Durant la formation, consulter les parents et enseignants précédents peut s’avérer fort utile.Des supports concrets peuvent être élaborés et régulièrement mis à jour, tels que des tableaux ou un cahier de consignes. Les moyens visuels offrent en outre l’intérêt de présenter des points de repères qui aident le jeune à se corriger seul à tout instant.Recommandation qui peut paraître évidente mais toujours utile à rappeler : pour faciliter l’organisation de son travail, l'Asperger devrait disposer d’un plan de travail clairement structuré, défini et ordonné. Il importe de vérifier que le sens des apprentissages soit bien compris.Pas de sous-entendus ni de consignes complexes : la communication doit observer la même clarté que l’organisation, sinon l'Asperger risque de perdre confiance dans son entourage et ses propres capacités. Formuler explicitement le but des activités est utile car la tournure d’esprit logique d’une personne avec Asperger peut la rendre plus efficace : comprendre le but l’aide à entreprendre son travail.Cohérence et stabilité du cadre et de l’organisation aident à faire face à la difficulté à trier les informations. Ceci demande que l’équipe de formateurs se coordonne pour faire les ajustements nécessaires.Ecouter les besoins de la personne et y répondre si elle est dérangée par des bruits, des lumières ou des atmosphères. Les personnes avec syndrome d’Asperger peuvent souffrir de perturbations sensorielles.Même si l'Asperger est maladroit dans ses relations avec autrui, il faut veiller à son besoin naturel d’échanger avec ses pairs et de se sentir accepté par eux : selon son désir, il peut être utile de présenter à ses collègues quelques traits du syndrome, surtout le besoin de clarté, pour faciliter son intégration.Le décodage des informations leur demande beaucoup d’efforts et d’adaptations qui ont pour conséquence une certaine lenteur. Il faut donc de la patience face à cette difficulté. 

 

 2) Miser sur les points forts des personnes avec syndrome d’Asperger.Une grande honnêteté et pas de préjugés, loyales et dignes de confiance dans leurs relations;Le respect des règles et la ponctualité;valorisées, elles ont la volonté de progresser et de s’adapter à la norme environnante au prix d’efforts considérables;leur sens du détail plutôt que de l’ensemble peut aller de pair avec le soin apporté aux tâches;une bonne mémoire visuelle;une perspective parfois originale dans la résolution de problèmes;le respect particulier de ceux qui ont un développement atypique ou un handicap. Conclusion :


La clarification de l’environnement est également profitable à d’autres profils de personnes différentes. 

Il est donc utile de réfléchir à un encadrement plus systématique, plus méthodique, dans la formation professionnelle et le cadre professionnel. Pragmatisme et utilité sont à garder à l’esprit en tout temps.
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Ajouter une touche personnelle et un peu d'humour,
Profil : Quidam
mr-azian
  1. answer
  2. Posté le 11/01/2018 à 23:50:42  
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Je vais être honnête j'ai pas tout lus, mais qu'elle est le but de ce message !?

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mouchette353
  1. answer
  2. Posté le 12/01/2018 à 21:17:50  
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Agxthe_26 a écrit :

Le syndrome

Le syndrome d’Asperger est une forme d’autisme sans déficience intellectuelle ni retard de langage.


Le syndrome d’Asperger fait partie des TSA (troubles du spectre autistique).

C’est un désordre du développement d’origine neurobiologique qui concerne plus fréquemment les garçons que les filles et qui affecte essentiellement la manière dons les personnes communiquent et interagissent avec les autres. En effet, ces personnes décodent avec difficulté les situations de la vie quotidienne. Leur corps, leur cerveau et leurs cinq sens reçoivent les informations correctement, mais un défaut d’analyse empêche un traitement de ces données. Il en résulte, pour la personne atteinte, une appréciation confuse de la vie et de l’environnement. Elle a donc besoin d’être guidée dans la complexité de la vie sociale.

Ce syndrome a été décrit pour la première fois en 1943 par le pédiatre viennois Hans Asperger puis remis en valeur par la psychiatre Lorna Wing en 1981. Il a enfin été reconnu officiellement en 1994 par le DSM IV (manuel de diagnostic américain) de l’association psychiatrique américaine. En Suisse, il reste largement méconnu.



Comment reconnaît-on une personne qui a le syndrome d’Asperger ?


Les classifications internationales s’accordent sur les caractéristiques principales suivantes :

des difficultés dans le domaine des relations et des interactions sociales : se faire des amis, comprendre les règles tacites de conduite sociale et les conventions sociales, attribuer à autrui des pensées ou se représenter un état émotionnelune difficulté à reconnaître les émotions et à les gérerdes particularités dans la communication verbale et non verbale : ton de la voix, langage précieux, difficulté à comprendre les métaphores, le sens figuré, l’ironie, contact oculaire pauvre, difficulté dans la conversation et la réciprocité émotionnelledans le domaine de la compréhension : le détail prime sur le global, difficulté d’accès au sens, une compréhension essentiellement par des moyens visuels ou tactiles et non abstraitsdes intérêts restreints (en nombre ou très forts en intensité, répétition de cet intérêt)de la maladresse motriceun besoin de routine et une difficulté d’adaptation aux changements et aux imprévus, une tendance aux comportements répétés et stéréotypés.des perceptions sensorielles souvent exacerbées, par exemple hypersensibilité au bruit, à la lumière, aux odeurs, intolérance à certaines textures. Cette surcharge sensorielle peut varier en intensité et dans le temps. L’importance d’un diagnostic exact et précis


Le syndrome d’Asperger n’est encore reconnu comme entité à part entière que par quelques professionnels. Une aide non ciblée, des erreurs de prise en charge et de diagnostic, une médication non appropriée peuvent être lourdes de conséquences. Ce syndrome peut être associé à des pathologies ou des troubles de langage, de l’attention, du développement. Il importe donc de mettre en évidence la difficulté principale.

Le risque de dépression et la perte d’estime de soi sont réels pour la personne qui vit régulièrement l’échec, l’anxiété et l’insécurité. Le diagnostic est souvent vécu comme un soulagement par la personne elle-même ainsi que par son entourage. Il lui permet de reconnaître, comprendre et valoriser ses spécificités et sa manière de penser. Auparavant, celle-ci étaient perçues négativement car inexplicables.

La différence de la personne porteuse du syndrome est constitutive, inhérente à sa personnalité. Bien des conflits, de l’incompréhension et de la détresse peuvent ainsi être épargnés, un meilleur équilibre familial peut être trouvé dès lors que les parents, la fratrie et l’entourage reconnaissent et acceptent ce mode de fonctionnement. Une évaluation précise des besoins individuels de la personne doit tendre à une bonne prise en charge de ses difficultés qui évoluent dans le temps. Elle permet une scolarisation et des soutiens adaptés.

Les bons côtés du syndrome d’Asperger



une grande honnêteté, la fidélité dans les rapports humains ; de la fiabilité et de la loyautél’absence de préjugésune pensée originale et, dans certains cas, des intérêts spécifiquesdans un environnement propice, une extraordinaire volonté de s’adapter à la norme, au prix d’efforts considérables, ce qui permet une bonne évolutionla capacité de percevoir et de mémoriser les détails peut leur permettre d’exceller dans certains métiers.



Recommandations pour l’accompagnement en emploi d’une personne avec syndrome d’Asperger

Des aménagements du cadre et des apprentissages permettent de diminuer l’intensité de particularités qui les défavorisent (par ex : la difficulté à gérer les imprévus et les changements, la difficulté à généraliser des savoirs).

Des stratégies simples peuvent augmenter les capacités d’adaptation et d’intégration dans le monde socio-professionnel.

Ces aménagements présentent aussi l’intérêt que la prise en charge soit plus efficace et tendent mieux à assurer le résultat de la formation : l’intégration dans le monde socio-professionnel.

Le coût financier de l’accompagnement représente donc un investissement profitable à long terme. L’aspect humain y est aussi mieux mis en valeur.

1) Quels sont les besoins spécifiques dans ces situations ?En matière de compréhension du cadre et de l’organisation, le maître-mot est l’explicitation, c’est-à-dire rendre explicite tout ce qui paraît aller de soi, puis en vérifier la compréhension. Expliciter demande une présentation en termes clairs et en consignes simples, concrètes, dénuées de sous-entendus.Pour éviter la stigmatisation de la personne Asperger, l’accompagnateur peut par exemple prendre le temps en début d’année de discuter avec lui pour mettre à plat ses besoins personnels de cadre et les moyens choisis ensemble. Durant la formation, consulter les parents et enseignants précédents peut s’avérer fort utile.Des supports concrets peuvent être élaborés et régulièrement mis à jour, tels que des tableaux ou un cahier de consignes. Les moyens visuels offrent en outre l’intérêt de présenter des points de repères qui aident le jeune à se corriger seul à tout instant.Recommandation qui peut paraître évidente mais toujours utile à rappeler : pour faciliter l’organisation de son travail, l'Asperger devrait disposer d’un plan de travail clairement structuré, défini et ordonné. Il importe de vérifier que le sens des apprentissages soit bien compris.Pas de sous-entendus ni de consignes complexes : la communication doit observer la même clarté que l’organisation, sinon l'Asperger risque de perdre confiance dans son entourage et ses propres capacités. Formuler explicitement le but des activités est utile car la tournure d’esprit logique d’une personne avec Asperger peut la rendre plus efficace : comprendre le but l’aide à entreprendre son travail.Cohérence et stabilité du cadre et de l’organisation aident à faire face à la difficulté à trier les informations. Ceci demande que l’équipe de formateurs se coordonne pour faire les ajustements nécessaires.Ecouter les besoins de la personne et y répondre si elle est dérangée par des bruits, des lumières ou des atmosphères. Les personnes avec syndrome d’Asperger peuvent souffrir de perturbations sensorielles.Même si l'Asperger est maladroit dans ses relations avec autrui, il faut veiller à son besoin naturel d’échanger avec ses pairs et de se sentir accepté par eux : selon son désir, il peut être utile de présenter à ses collègues quelques traits du syndrome, surtout le besoin de clarté, pour faciliter son intégration.Le décodage des informations leur demande beaucoup d’efforts et d’adaptations qui ont pour conséquence une certaine lenteur. Il faut donc de la patience face à cette difficulté.



2) Miser sur les points forts des personnes avec syndrome d’Asperger.Une grande honnêteté et pas de préjugés, loyales et dignes de confiance dans leurs relations;Le respect des règles et la ponctualité;valorisées, elles ont la volonté de progresser et de s’adapter à la norme environnante au prix d’efforts considérables;leur sens du détail plutôt que de l’ensemble peut aller de pair avec le soin apporté aux tâches;une bonne mémoire visuelle;une perspective parfois originale dans la résolution de problèmes;le respect particulier de ceux qui ont un développement atypique ou un handicap. Conclusion :


La clarification de l’environnement est également profitable à d’autres profils de personnes différentes.

Il est donc utile de réfléchir à un encadrement plus systématique, plus méthodique, dans la formation professionnelle et le cadre professionnel. Pragmatisme et utilité sont à garder à l’esprit en tout temps.
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Bonsoir,

Je reprends le message précédent : c'est très intéressant et j'imagine que ce message est destiné à faire comprendre ce trait caractéristique ?
Sinon la dernière fois qu'on avait discuté tu me disais finalement ne pas semblé être "asperger" ...


---------------
"Pour votre santé, ne cessez jamais les aliments gras, salés, sucrés".
"Pour votre santé, faîtes vous plaisir, parfois, en cédant à la tentation".
Ceci est un message de lutte contre l'insuffisance pondérale.
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agxthe_26
  1. answer
  2. Posté le 12/01/2018 à 21:33:50  
  1. Prévenir les modérateurs en cas d'abus
 
C est pour sensibiliser les gens,puis je trouve ça choquant que la France comme pour beaucoup de choses traitent peu ce sujet,finalement peu de personnes connaisent ce syndrome et finalement les gens ont tendance à être intolérants et mechants avec les personnes concernées.
Oui,le psy aussi,rien n'est sûr à 100%mais je présente peu de caractéristiques et le fait que je n'ai pas les problèmes sensoriels,de routine,d'intérêt spécifique,que je sache manipuler et mentir montrent d'après le psy que je ne le suis pas.Par contre j ai quand même les soucis relationnels avec les autres et je suis dyspraxique mais mes problèmes relationnels sont plus dus à une peur et une mauvaise estime de moi qu'à une incompréhension des codes sociaux.
Message cité 1 fois

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mouchette353
  1. answer
  2. Posté le 12/01/2018 à 22:26:24  
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Agxthe_26 a écrit :

C est pour sensibiliser les gens,puis je trouve ça choquant que la France comme pour beaucoup de choses traitent peu ce sujet,finalement peu de personnes connaisent ce syndrome et finalement les gens ont tendance à être intolérants et mechants avec les personnes concernées.
Oui,le psy aussi,rien n'est sûr à 100%mais je présente peu de caractéristiques et le fait que je n'ai pas les problèmes sensoriels,de routine,d'intérêt spécifique,que je sache manipuler et mentir montrent d'après le psy que je ne le suis pas.Par contre j ai quand même les soucis relationnels avec les autres et je suis dyspraxique mais mes problèmes relationnels sont plus dus à une peur et une mauvaise estime de moi qu'à une incompréhension des codes sociaux.
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C'est sûr que j'ai réalisé que la France a un retard là-dessus (comme beaucoup d'autres choses j'ai l'impression). C'est pas le pire pays mais il est clairvoyant qu'en France c'est considéré comme un "fardeau" d'être autiste, ou simplement différent. Et cela est grave, car c'est une violence psychologique insidieuse pour celui qui est ou dont on dit qu'il est différent... là où de nombreuses personnes pourraient s'épanouir et se sentir bien avec leurs spécificités, la société bien trop souvent bouleverse tout par le biais des préjugés et en stigmatisant. En jugeant ces caractéristiques non comme des potentiels nouveaux (jugement positif) mais comme des difficultés/troubles/maladies/​différences (jugement négatif). Ainsi on ne peut se construire personnellement qu'en ayant une mauvaise image de soi (et en développant des troubles psychologiques comme l'anxiété, etc) à cause de ces catalogations (oui je sais, j'invente un mot^^).
J'avais entendu comme quoi y'a des pays où c'est considéré différemment, et les personnes autistes ne sont pas des êtres étranges qu'on ne peut comprendre mais des personnes chanceuses qui ont des potentiels spécifiques. Je pense au Canada et à la Suède (pas sûre??) mais doit y avoir d'autres pays.
Je vois que tu essayes (dis-moi si je me trompe) de poser un nom sur ce que tu as, et là encore c'est typique et assez problématique. Tout simplement car la notion de diagnostic lorsque l'on parle de "troubles de l'âme" est une aberration. Y'a pas de tests biologiques pour diagnostiquer une maladie mentale. Ça se fait uniquement en observant la personne, donc tu comprends bien que ce n'est absolument pas fiable (ça dépend d'énormément de paramètres, comme la personnalité du médecin, les propos rapportées par la personne, le niveau de détails et d'explications des troubles ressentis, la sensibilité personnelle du patient et du médecin, le degré de conformisme ou d'extravagance du médecin, etc, etc, etc). Ensuite les "données scientifiques" sur les "maladies du cerveau" n'ont rien de scientifique : on remet facilement en cause aujourd'hui le précepte du déséquilibre chimique du cerveau (sérotonine, dopamine, etc). La médication, que peu de médecins "oseront" remettre en cause, a montré d'importantes limites de son efficacité (peu d'efficacité, effets secondaires graves et potentiellement irréversibles, etc). Je m'étale beaucoup et m'en excuse mais si tu es intéressée par tout ce système j'ai quelques reportages d'intéressants à visionner si ça te dit bien sûr... ;)

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"Pour votre santé, ne cessez jamais les aliments gras, salés, sucrés".
"Pour votre santé, faîtes vous plaisir, parfois, en cédant à la tentation".
Ceci est un message de lutte contre l'insuffisance pondérale.
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agxthe_26
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  2. Posté le 12/01/2018 à 23:23:19  
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mouchette353 a écrit :


C'est sûr que j'ai réalisé que la France a un retard là-dessus (comme beaucoup d'autres choses j'ai l'impression). C'est pas le pire pays mais il est clairvoyant qu'en France c'est considéré comme un "fardeau" d'être autiste, ou simplement différent. Et cela est grave, car c'est une violence psychologique insidieuse pour celui qui est ou dont on dit qu'il est différent... là où de nombreuses personnes pourraient s'épanouir et se sentir bien avec leurs spécificités, la société bien trop souvent bouleverse tout par le biais des préjugés et en stigmatisant. En jugeant ces caractéristiques non comme des potentiels nouveaux (jugement positif) mais comme des difficultés/troubles/maladies/​différences (jugement négatif). Ainsi on ne peut se construire personnellement qu'en ayant une mauvaise image de soi (et en développant des troubles psychologiques comme l'anxiété, etc) à cause de ces catalogations (oui je sais, j'invente un mot^^).
J'avais entendu comme quoi y'a des pays où c'est considéré différemment, et les personnes autistes ne sont pas des êtres étranges qu'on ne peut comprendre mais des personnes chanceuses qui ont des potentiels spécifiques. Je pense au Canada et à la Suède (pas sûre??) mais doit y avoir d'autres pays.
Je vois que tu essayes (dis-moi si je me trompe) de poser un nom sur ce que tu as, et là encore c'est typique et assez problématique. Tout simplement car la notion de diagnostic lorsque l'on parle de "troubles de l'âme" est une aberration. Y'a pas de tests biologiques pour diagnostiquer une maladie mentale. Ça se fait uniquement en observant la personne, donc tu comprends bien que ce n'est absolument pas fiable (ça dépend d'énormément de paramètres, comme la personnalité du médecin, les propos rapportées par la personne, le niveau de détails et d'explications des troubles ressentis, la sensibilité personnelle du patient et du médecin, le degré de conformisme ou d'extravagance du médecin, etc, etc, etc). Ensuite les "données scientifiques" sur les "maladies du cerveau" n'ont rien de scientifique : on remet facilement en cause aujourd'hui le précepte du déséquilibre chimique du cerveau (sérotonine, dopamine, etc). La médication, que peu de médecins "oseront" remettre en cause, a montré d'importantes limites de son efficacité (peu d'efficacité, effets secondaires graves et potentiellement irréversibles, etc). Je m'étale beaucoup et m'en excuse mais si tu es intéressée par tout ce système j'ai quelques reportages d'intéressants à visionner si ça te dit bien sûr... ;)
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Tout à fait,surtout que le syndrome d'asperger n'a aucune raison de suciter un jugement négatif.C'est une différence certes mais être asperger,c'est aussi pleins de richesses et de bons côtés.Alors c'est sûr qu'ils peuvent mal passer socialement et dans les relations pour ceux qui ne connaissent pas ce syndrome,le fait que beaucoup manquent d'empathie par exemple ou ne comprennent pas les émotions sur les visages ou ont un manque de tact,tout cela peut énerver,choquer,blesser les dits"neuritypiques"même si il n'y a aucune volonté de suciter ça.D'ailleurs je sais même pas si on peut parler d'un manque d'empathie,ils réfllechissent différemment ,pour eux c'est difficile de se mettre à la place de quelqu un d'autre,ca revient un peu comme si on nous demandait de nous mettre dans la peau d'un insecte ,j'exagère peut être un peu mais pour dire que je pense pas qu'un asperger contrairement à quelqu un avec une personnalité psycopathe par exemple,manque vraiment d'empathie,d'ailleurs un asperger n'a pas cette volonté de faire mal,si il sait que quelque chose va blesser l'autre il ne le fera pas contrairement à un pervers narcissique par exemple.
Bref je m'égare un peu...le syndrome d'asperger possède de nombreux bons côtés :l'intelligence normale ou supérieure,l'honnêteté et la franchise,les capacités dans certains domaines
Et donc,je ne comprends pas pourquoi ce syndrome est aussi "mal vu",finalement ils ont des qualités que tout le monde devrait apprécier.Après tout ,pourquoi un manipulateur va mieux passer qu'eux?Entre fréquenter un asperger et un manipulateur ,le choix devrait être vite fait!D'ailleurs comme tu l'as dit,le Canada et la Suede sont en avance et là bas le syndrome d'asperger ne fait pas partie de l'autisme et c'est même considéré comme un+
Finalement si on prenait plus de temps pour essayer de les comprendre,ça n'irait que mieux,il faut cesser de voir ce syndrome comme une différence négative.En plus je trouve ça complètement débile de l'avoir placé dans l'autisme,je pense que ca accentue encore plus la différence et le rattache finalement à un trouble plutôt négatif de base,je n'ai absolumment rien contre les autistes,mais il faut bien reconnaître que c'est comme la trisomie,un lourd handicap tandis que le syndrome d'asperger à la base c'est une différence mais qui n'handicape pas vraiment l'individu,il peut très bien mener sa vie,être autonome,si les gens étaient plus compréhensifs,il aurait moins de difficultés avec les autres,certains réussisent même à mener une vie normale avec des amis,un mari ou une femme des enfants etc,d'ailleurs certains ignorent qu'ils le sont jusqu à l'âge adulte ;)

Je suis d'accord mais je ne peux pas non plus dire que je le suis,je me retrouve autant dans asperger que dans la schizophrénie par exemple c'est à dire presque pas,après je le suis peut être,j'ai aucune preuve,mais j'ai juste été une fois confrontée à un psy de la MDA persuadé que je l'étais mais sinon personne...mon comportement a pu choqué,enfant par exemple mais on pensait plus à des problèmes type affectifs(besoin de fusion,difficultés à controler mes emotions,besoin de se faire remarquer)Toute façon c'est assez dur de poser un diagnostique sur quoi que ce soit....

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mouchette353
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  2. Posté le 12/01/2018 à 23:53:51  
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Agxthe_26 a écrit :

Tout à fait,surtout que le syndrome d'asperger n'a aucune raison de suciter un jugement négatif.C'est une différence certes mais être asperger,c'est aussi pleins de richesses et de bons côtés.Alors c'est sûr qu'ils peuvent mal passer socialement et dans les relations pour ceux qui ne connaissent pas ce syndrome,le fait que beaucoup manquent d'empathie par exemple ou ne comprennent pas les émotions sur les visages ou ont un manque de tact,tout cela peut énerver,choquer,blesser les dits"neuritypiques"même si il n'y a aucune volonté de suciter ça.D'ailleurs je sais même pas si on peut parler d'un manque d'empathie,ils réfllechissent différemment ,pour eux c'est difficile de se mettre à la place de quelqu un d'autre,ca revient un peu comme si on nous demandait de nous mettre dans la peau d'un insecte ,j'exagère peut être un peu mais pour dire que je pense pas qu'un asperger contrairement à quelqu un avec une personnalité psycopathe par exemple,manque vraiment d'empathie,d'ailleurs un asperger n'a pas cette volonté de faire mal,si il sait que quelque chose va blesser l'autre il ne le fera pas contrairement à un pervers narcissique par exemple.
Bref je m'égare un peu...le syndrome d'asperger possède de nombreux bons côtés :l'intelligence normale ou supérieure,l'honnêteté et la franchise,les capacités dans certains domaines
Et donc,je ne comprends pas pourquoi ce syndrome est aussi "mal vu",finalement ils ont des qualités que tout le monde devrait apprécier.Après tout ,pourquoi un manipulateur va mieux passer qu'eux?Entre fréquenter un asperger et un manipulateur ,le choix devrait être vite fait!D'ailleurs comme tu l'as dit,le Canada et la Suede sont en avance et là bas le syndrome d'asperger ne fait pas partie de l'autisme et c'est même considéré comme un+
Finalement si on prenait plus de temps pour essayer de les comprendre,ça n'irait que mieux,il faut cesser de voir ce syndrome comme une différence négative.En plus je trouve ça complètement débile de l'avoir placé dans l'autisme,je pense que ca accentue encore plus la différence et le rattache finalement à un trouble plutôt négatif de base,je n'ai absolumment rien contre les autistes,mais il faut bien reconnaître que c'est comme la trisomie,un lourd handicap tandis que le syndrome d'asperger à la base c'est une différence mais qui n'handicape pas vraiment l'individu,il peut très bien mener sa vie,être autonome,si les gens étaient plus compréhensifs,il aurait moins de difficultés avec les autres,certains réussisent même à mener une vie normale avec des amis,un mari ou une femme des enfants etc,d'ailleurs certains ignorent qu'ils le sont jusqu à l'âge adulte ;)

Je suis d'accord mais je ne peux pas non plus dire que je le suis,je me retrouve autant dans asperger que dans la schizophrénie par exemple c'est à dire presque pas,après je le suis peut être,j'ai aucune preuve,mais j'ai juste été une fois confrontée à un psy de la MDA persuadé que je l'étais mais sinon personne...mon comportement a pu choqué,enfant par exemple mais on pensait plus à des problèmes type affectifs(besoin de fusion,difficultés à controler mes emotions,besoin de se faire remarquer)Toute façon c'est assez dur de poser un diagnostique sur quoi que ce soit....
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En tout cas tu ne sembles pas du tout schizophrène, je te rassure, car tout ce que tu dis est lucide, très sensé et très intéressant :)
J'te trouve même mature pour une jeune fille de 17 ans, sincèrement. En effet si le monde était un peu plus "comme les aspergers" il serait sûrement meilleur, avec les valeurs que tu as cité.
Une phrase m'a marqué dans ce que tu as dit, car je suis exactement sur la même réflexion depuis peu : les manipulateurs.
En effet, après introspection de ma personne, j'ai remarqué que je suis quelqu'un de franche (tout en respectant l'autre) et surtout de très sincère dans ma démarche (je culpabiliserais énormément de manipuler, voler ou tromper autrui et j'aurais très honte), donc j'ai beaucoup de mal à mentir pour diverses raisons qui me rendraient mal. Je suis par ailleurs souvent maladroite. Et je déteste l'injustice au plus haut point (ça peut me causer des insomnies tellement ça m'insupporte).
Les gens qui mentent pour réussir, qui trichent aux contrôles pour réussir, ... je ne vois pas comment ils peuvent être fiers d'eux et comment ils peuvent contents comme s'ils avaient réussi alors qu'ils ont tout sauf réussi...
Et pareillement je remarque aussi que ce type de personnes (les manipulateurs, les menteurs, les narcissiques, les "gueulards" et charismatiques, les séducteurs, les charmeurs, etc) sont souvent mieux considérés/reconnus/admirés/en​tourés (vie sociale riche, argent, popularité, célébrité) que des personnes sincères dans leur démarche mais un peu maladroite pour dire les choses (tout l'inverse d'un séducteur pervers narcissique quoi). Et c'est vrai que c'est injuste. Et qu'on déteste l'injustice. Mais le monde est ainsi... malheureusement.
En tout cas je suis contente de notre échange, c'est constructif :)


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"Pour votre santé, ne cessez jamais les aliments gras, salés, sucrés".
"Pour votre santé, faîtes vous plaisir, parfois, en cédant à la tentation".
Ceci est un message de lutte contre l'insuffisance pondérale.
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